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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 22 juin 2010 15:43

    morice,

    Désolé, années ’50 c’est avant mon temps.
    C’est vous qui êtes bloqué pour vouloir inlassablement ressortir les mêmes attaques contre vos compatriotes dès lors qu’ils ne communiaient pas dans la vulgate FLN.



  • armand armand 22 juin 2010 13:31

    Fergus,

    Je vous suis totalement sur ce point.
    Le suffrage universel n’était qu’un procédé permettant au président, au travers de ce critère de légitimité absolue, de s’arroger des pouvoirs démesurés.
    Effectivement, quand on est l’élu d’une Chambre - a fortiori un souverain constitutionnel - on ne peut pas prétendre à autre chose qu’un rôle de fédérateur, d’arbitre, ou simplement de symbole de la Nation.
    Or le grand problème de la Vème république c’est la concentration des pouvoirs éhontée entre les mains d’un seul homme, dont la seule légitimité vient d’une majorité généralement faible, exprimée lors d’élections intervenant tous les 5 ans.
    Ceci dit, le sarkozysme appliqué dans les faits consiste à investir tout chef, ou manager, du même mandat céleste que le grand-chef-à-eux-tous, et à lui conférer des pouvoirs exorbitants. Voyez à l’Université, où les présidents d’U. ont reçu un pouvoir quasi-dictatorial (même en matière de recrutement, autrefois régi par un concours) alors qu’ils ne sont élus que par un CA resserré.



  • armand armand 22 juin 2010 12:46

    Brieli,

    Les historiens les plus impartiaux reconnaissent qu’il y a eu véritablement bataille à Wounded Knee, qui a éclaté après que les soldats eurent tenté de désarmer les guerriers Sioux qui ne tenaient pas à remettre leurs Winchesters. Contrairement à ce que certains affirment, la trentaine de soldats tués (et bien plus encore de blessés) n’ont pas été fauchés par « friendly fire ».
    Et de nombreux Indiens blessés ont été soignés par les soldats (ce n’est pas ce que l’on fait, généralement, quand on cherche à exterminer).
    Même dans ces circonstances, le général Miles a oeuvré pendant des années pour obtenir des compensations pour les survivants, et s’en est pris à l’incompétence du colonel Forsythe.
    Voyez Robert Utley, The Last Days of the Sioux Nation, Yale U.P., 1963.



  • armand armand 22 juin 2010 10:43

    Bonjour Fergus (et les autres participants à ce débat de bonne tenue),

    Tout a été dit ? J’aimerais revenir sur le slogan de Sarko, la « rupture », incarnant à lui seul tout le « mal français ». Comme si une société humaine, organique, faite de mémoire et de transmission, pouvait se régler en rompant avec son passé, même immédiat, à faire table rase, pourquoi pas. De nos jours cela nous vaut cette menace implicite de changer de République - pourquoi pas, puisque chaque république, hormis la quatrième, issue des décombres de la guerre, a été obtenue par la destruction, souvent violente, du régime précédent.
    La rupture sarkozéenne est certes dans le style - toute la gravitas gaullienne est troquée contre les tics de langage, les grossièretés, les approximations et les rodomontades d’un arriviste bling-bling. Mais alors que reste-t-il de la légitimité à incarner la Nation ? Rien, hormis l’exhibition ad nauseam du score présidentiel, comme un mandat du ciel plébiscitaire.
    Le ver est déjà dans le fruit, il ne l’a jamais quitté depuis deux siècles - la République en France n’a jamais su s’entourer des garanties de pérennité que les Pères fondateurs aux Etats-Unis se sont données - ministres responsables devant le Parlement, équilibre des pouvoirs, modifications de fond (donc constitutionnelles) qui passent par un processus lent et pondéré afin qu’elles correspondent in fine à une tendance de fond de la société, et non à une précaire majorité parlementaire.
    Chez nous, c’est le coup d’Etat permanent, avec en référence incantatoire les désordres sanglants, tant de la première Révolution que de la Commune, et la menace de recourir à la guerre civile en cas de désaccord (voyez, des deux côtés, les réactions tant à l’égard de l’affaire saucisson-pinard, que de la fsillade de Villiers-le-Bel).

    Personne en France n’osera se dire franchement conservateur - conservateur dans le sens que l’entendaient les philosophes politiques du XVIIIe siècle, à savoir la reconnaissance que nos institutions sont le résultat d’un long cheminement historique, qu’elles ont donc leur logique et leur raison d’être, qu’elles peuvent être modifiées, amendées, perfectionnées, mais qu’il est non seulement illusoire mais potentiellement explosif et néfaste de prétendre, à la faveur d’une victoire électorale, tout mettre bas et reconstruire en fonction du « projet » d’un parti politique ou d’un autre.



  • armand armand 21 juin 2010 10:13

    Internaute,

    C’est bien plutôt le résultat explosif de la rencontre de deux phénomènes de société : la valeur fric et bling-bling et l’enrichissement spectaculaire, dans le sport (merci Darmon, copain de Sarko et grand ordonnateur du foot-business) mais aussi dans le spectacle et la banque de personnes qui ont désormais « more money than they were educated for » (désolé d’écrire en anglais, mais les joyeuses teutonneries ci-dessu m’ont oté tout complexe, et je trouve cette expression difficile à traduire).

    Cela n’a rien à voir avec les origines des joueurs - on notera d’ailleurs, dans un premier temps, que la pauvreté et l’exclusion suscitent souvent la hargne et l’énergie nécessaires pour réussir. Mais quand on se trouve en quelques trimestres adulé, gâté, pourri à coup de millions d’euros, qui pourrait bien garder la tête froide.
    Bien des gladiateurs de la Rome antique vous le diront !
    Plein d’acteurs et d’actrices développent des caprices de Diva tout aussi insupportables que les crises d’enfants gâtés des Bleus. Seulement l’attention n’est pas focalisée sur eux à ce point.

    Et si le problème fondamental était cette obsession du foot, ultime refuge du patriotisme, unique sujet de conversation ?
    Qu’on dégonfle la baudruche, que le foot redevienne un sport d’abord pour les joueurs !

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