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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 31 mai 2011 14:04

    Et les accointances peu recommandables de Pascal Boniface, dénoncées par Sifaoui :
    http://www.mohamed-sifaoui.com/article-25132569.html

    Frida,

    L’omniprésence de certains intellectuels n’est que le pendant de la starisation qui affecte le monde du spectacle. On a du BHL à la louche comme il ne saurait y avoir la moindre production cinématographique française sans les trois ou quatre acteurs et actrices en vue. Les autres étant condamnés au silence ou à la paupérisation.

    Quant à vos indignations devant Netanyahu, donnez-moi une bonne raison pour qu’il fasse confiance aux Palestiniens, quel que soit le groupe auquel ils appartiennent ? Et pourquoi les USA devraient-ils être tendres avec des mouvances qui s’indignaient, il y a peu, de l’exécution de Ben Laden. Quand on est en guerre, on est en guerre. Et celle-ci dessine de nouvelles réalités.



  • armand armand 28 mai 2011 10:38

    Je conseille à l’auteur de doubler son cursus en électricité de quelques cours de littérature, notamment en analyse narratologique.

    Il n’y a aucun oxymore dans ma phrase : les garanties constitutionnelles sont suspendues quand le gouvernement fédéral estime qu’il y a état d’urgence. Tout comme une société légaliste à l’extrême comme les USA comprend aussi, sous-jacente, la croyance en un « droit supérieur » non écrit, qui justifie parfois le recours à des procédés techniquement illégaux.

    Le rappel historique est fondamental - le gouvernement U.S. ne bricole pas en fonction de précédents récents, il s’inscrit dans une tradition de plus de 150 ans.

    Quant à la présentation de Pearl Harbor comme manipulation, ou l’affirmation selon laquelle BL serait une simple marionnette, je laisse cela à ceux qui voient de la conspiration partout.



  • armand armand 28 mai 2011 10:28

    Convertissez en euros, et on trouverait bien des Parisiens propriétaires de pieds-à-terre à 20 000E le m2 qui font quotidiennement des dépenses semblables dans les bistrots à la mode...

    Pour revenir au fond de l’affaire, et quand DSK serait le plus doux des hommes en pays échangiste, a-t-on vraiment envie que préside aux destinées de la France (car assurément, le Président n’est pas simplement une sorte de chef de gouvernement amélioré, mais une manière d’incarnation de la nation) un coutumier de ce type de débordement entouré d’une officine de « communiquants » digne des Sopranos ? Et banquier de surcroît... ?
    Finalement l’incident du Sofitel nous épargne une descente aux enfers grotesque.



  • armand armand 27 mai 2011 10:43

    Personne n’a jamais prétendu que les Etats-Unis étaient « égalitaires ». La France rêve d’une réelle égalité sociale au lieu que les Etats-Unis se contentent d’une égale possibilité sociale.
    Je rappelle aussi que DSK peut jouir de sa fortune tant qu’il n’est qu’en résidence surveillée, le jour où il retourne en prison il aura la même combinaison orange que les autres prisonniers, même si sa fortune lui permettra sans doute de cantiner plus confortablement.

    Pour répondre à l’un des posteurs ci-dessus, certes, les Etats-Unis enferment plein de monde, mais en France on les remet en liberté pour qu’il récidivent. Ou alors on condamne des célébrités comme Naceri et on les autorise à rester en liberté. Je ne suis pas sûr que cela soit un progrès.

    Pour finir, un détail intéressant sur les profondes différences entre les USA et la France.
    En France le propriétaire a le droit de vendre et de louer à qui bon lui semble, et même celui de laisser pourrir son bien immobilier au grand dam de la communauté (droit invoqué récemment par le ministre Apparu : un propriétaire fait ce qu’il veut de son bien, il s’en sert, il ne s’en sert pas). Aux Etats-Unis ce droit est borné par le droit à la tranquillité du voisinage. Dans une copropriété on peu refuser de louer à DSK (ou à Madonna) par crainte de nuisances.



  • armand armand 27 mai 2011 10:27

    Arrêtez de chercher midi à quatorze heures.
    Un minimum de connaissances en histoire américaine permettrait de placer le « Patriot Act » en perspective, sans recourir à des références fumeuses à Pearl Harbor.

    Malgré toutes les garanties constitutionnelles, le gouvernement fédéral U.S. peut prendre des mesures liberticides s’il estime qu’une situation d’urgence les rend nécessaires.
    L’antécédent le plus éloquent est la Guerre de Sécession (1861-1865) au cours de laquelle l’administration Lincoln a suspendu les libertés, notamment l’habeas corpus, autorisé la détention sans jugement, invoquant même des prétextes étonnants comme l’impossibilité de réunir un jury car ceux qui devaient siéger étaient plus utiles sur le front que dans la salle (ce qui a permis de garder en prison le général Stone, tête de turc des abolitionnistes militants, pendant toute la guerre). De plus, par son Ordre Numéro 1, Lincoln autorisait l’exécution de tout combattant ennemi non revêtu de l’uniforme des forces conventionnelles de la Confédération. En somme, faisant du guerillero sudiste le lointain ancêtre du « combattant ennemi » qui n’a pas droit à l’état de prisonnier de guerre. On peut citer aussi le droit d’arraisonner tout navire sur les mers sans égard envers le pavillon pour monter à bord et arrêter tout émissaire confédéré. Cette mesure faillit provoquer un conflit avec la Grande Bretagne, pourtain au sommet de sa puissance. Pour finir, Liconln institua le papier-monnaie à cours forcé.
    CERTES, il s’agissait de mesures présentées comme temporaires, et elles ont été dûment révoquées à la fin de la guerre. Le Patriot Act aussi s’inscrit dans cette tradition - seulement le terme de ’guerre contre le terrorisme’ ne laisse présager aucune limite dans le temps.

    Mais la notion de mesures dictatoriales rendues nécessaires, pendant un temps donné, par un danger exceptionnel était présente dès les origines des USA, et explique l’hommage rendu à la figure de Cincinnatus, ce vertueux Romain qui assuma deux fois la charge de dictateur avant de retourner à sa charrue.

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