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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 22 décembre 2010 19:07

    Bonsoir Siegfried,

    C’est à mon sens un des plus gros scandales en catimini - l’occupation de pratiquement tout l’espace disponible en centre ville par les boutiques de fringues. Mais les femmes sont si frivoles (je ne fais que citer les propos de ma marchande de sandwichs, qui justifie l’envahissement de la France par les nippes chinoises par le besoin des femmes de changer de toilette aussi souvent que possible, et à bas prix...)
    On fustige, à Paris, la monoactivité des grossistes de tissus, celle des restos grecs de la Huchette, mais pas touche au prêt à porter !
    Personnellement je serais favorable au retour de l’agrément préalable en cas de changement de commerce, ainsi qu’à un « zoning » qui prescrirait le maintien obligatoire des commerces de proximité.



  • armand armand 22 décembre 2010 12:37

    samir,
    C’est une affaire complexe, que la révolte des Cipayes (1857).
    D’accord il y a l’affaire des cartouches graissées, mais le mal-être était plus général.

    Mais pas uniquement pour des raisons religieuses...
    Les troupes du royaume (chiite) d’Awadh reprochaient aux Anglais d’avoir annexé leur Etat ; plus généralement, on s’inquiétait de la disparition programmée de l’empereur moghol, qui symbolisait encore l’autorité légitime en Inde.
    En fait Hindous et Musulmans se sont soulevés pour défendre les institutions anciennes, menacées par les réformistes britanniques, dont de nombreux « évangéliques ». C’est même un cas de coopération hindoue-musulmane exemplaire.

    En revanche, que ce sont les musulmans qui ont le plus trinqué - les villes de Lucknow et de Delhi ont été dévastés, la population musulmane de Delhi expulsée (après massacre) et réadmise seulement quelques années plus tard.
    Cette catastrophe a encouragé le grand réformateur musulman Sayyed Ahmed Khan à fonder l’université d’Aligarh.



  • armand armand 22 décembre 2010 12:08

    pissefroid,

    Non, islam et chrétienté n’ont pas coexisté en Espagne. Dans les régions contrôlées par l’Islam les religions du livre étaient tolérées, mais avec un statut de sujétion, de dhimmi.
    Même si, dans les faits, cela se traduisait souvent par une plus grande tolérance que celle dont les chrétiens faisaient preuve à la même période.
    Le premier souverain islamique a avoir supprimé toute distinction de religion, c’est l’empereur moghol Akbar (XVIe siècle). Les musulmans wahhabites voient en lui un hérétique...



  • armand armand 22 décembre 2010 12:00

    CECI dit...
    Je ne nie pas la mise en scène toute victorienne (première époque), avec lyre et bible.
    NKM en jeune Victoria, celle que les graveurs de la monnaie représentaient de profile, ses cheveux nattés à la manière médiévale, sur la couronne « gothique » des années 1850. Ou mieux encore, en Una, accompagnée de son lion.
    Reste à savoir si son chanceux mari a l’allure romantique du prince Albert....



  • armand armand 22 décembre 2010 11:56

    J’aime bien cette analyse qui emprunte à l’iconographie et à la mythocritique.
    Mais j’ai peur que l’assimilation de la blanche Nathalie (à ne pas confondre avec la blanche Ophélie) ne soit que façade, « attitude ». On lui fait prendre la pose, en valorisant sa pâleur toute aristocratique, aux accents celto-slaves comme quelque déesse païenne des bois, Mélusine de l’Ultima Thulè, déesse-mère, aussi, puisqu’on met en scène sa grossesse. Je ne nie pas non plus que le titre, assimilant bébé et politique ne soit pas une assimilation entre son rôle de mère et ses aptitudes à veiller sur cet immense enfant collectif qu’est la France.
    Qu’on lui fasse prendre des attitudes à la Loreena McKennitt, inspirée de l’esthétique préraphaëlite, pourquoi pas ?

    Mais l’une et l’autre (la chanteuse et la politique) ne sont pas la Lady of Shallott... car la signification de ce personnage-clé dans la Matière de Bretagne est tout autre, et infiniment tragique.

    Pour résumer, la Lady of Shallott (chantée dans sa version tennysonienne par Loreena) s’appelle, en français, la Demoiselle d’Escalot.
    C’est une toute jeune fille, de petite noblesse, qui tombe amoureuse du chevalier Lancelot, spécialiste des amours non sollicités, lequel accepte imprudemment de porter les couleurs de la jeune fille au cours d’un tournoi.
    C’est Gauvain, grand dragueur devant l’éternel, qui révèle à la demoiselle la véritable identité de ce beau chevalier, dont elle a soigné les blessures, et son amour ne fait que croître.
    Cependant, quand elle lui déclare son amour, Lancelot la repousse, rappelant qu’il est lié par serment à la reine Guenièvre.
    Alors la jeune fille se laisse mourir, et donne des instructions pour qu’on la dépose, vêtue de ses plus beaux atours, au fond d’une barque, une lettre à la main incriminant Lancelot, et que l’on fasse dériver cette barque jusque sous les remparts de Camaalot afin que tous la voient et blâment le responsable.
    D’où cette association aquatique avec la plus célèbre noyée de la littérature, Ophélie.

    Mais le rôle de la Demoiselle d’Escalot est essentielle - elle marque la dernière chance offerte à Lancelot de rompre avec cette adultère qui finira par détruire l’unité de la Table Ronde et entraîner, in fine, la chute du roi Arthur.
    Aussi, selon les lectures, cette Lady of Shallott peut être vue comme un avatar de plus de la belle noyée (dans une lignée qui va des ondines jusqu’aux belles noyées de Hollywood, comme Pandora dans le film de Lewin). Ou bien comme la dernière chance d’un amour possible, au grand jour, unissant deux êtres, au lieu de s’entêter dans l’adoration toute cathare de la Dame inaccessible, au risque de détruire le monde d’ici-bas.

    Sur un ton plus léger, j’ai déjà au l’occasion de présenter la Demoiselle d’Escalot comme la « sainte patronne de celles qui, à tort ou à raison, s’estiment victimes d’un ménage à trois. »
    J’espère de tout coeur que notre belle Nathalie n’est pas dans ce cas !!!

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