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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 2 décembre 2010 13:51

    "Parce que si demain, ceux qui achètent les disques de Booba, ne les achètent plus, il devient quoi le jeune homme ? un rien ! Il pourra plus payer l’entretien du bolide rouge, et la blondasse siliconée sera partie vite fait vers un autre pigeaon à plumer !

    Idem pour le « milliardaire en short », si des tas de crétins cessent de saigner aux quatre veines pour contribuer aux salaires indécents de ce genre d’individus, il deviendra quoi le sieur Anelka ? Un rien aussi !"

    Vous n’y êtes pas, Hunter, l’autre versant de l’oligarchie - celui que vous conspuez - se débrouillera toujours pour que des clowns décérébrés tiennent le haut de l’affiche - et que les masses déculturées par un système éducatif en panne et un système des valeurs inversé continue d’acheter, acheter, acheter et applaudir, applaudir, applaudir... car ce sont les seuls modèles qu’on leur propose.

    Je propose plutôt une réflexion sur le fait que le système néo-libéral propose à l’adoration des masses des contre-exemples, faits de provoc, de mauvais goût, et de vacuité existentielle.

    Et quand je vois Besancenot aux côtés de son copain, le millionnaire rappeur tabasseur de femmes, je me dis que questions neurones, il ne vaut guère mieux.



  • armand armand 2 décembre 2010 13:45

    Alors Sisyphe, comme ça on sympathise avec des riches pleins-aux-as à faire pâlir un patron de Hedge-Fund ?

    Tu ne vois pas plutôt un problème dans le fait qu’une activité de l’ordre du divertissement soit devenu le miroir absolu de notre société, dont on ne parle qu’avec des trémolos dans la voix ?

    Et je me serais attendu à ce que tu conspues ce culte du corps, de la performance, de la brutalité, et de l’insolence qui rappellent si bien l’esthétique fasciste.



  • armand armand 2 décembre 2010 13:39

    Désolé, Chris, même si j’approuve à 100 pour cent votre article, je ne souscris pas à votre analyse des débuts de la Marseillaise. Que celle-ci soit devenue l’hymne national, consacré par le sacrifice au cours de nombreux conflits, certes. Et c’est pourquoi je dis que ceux qui crachent sur notre pays et ses symboles n’ont qu’à prendre la porte.
    Mais à l’origine les « Marseillais » en question étaient les émeutiers saouls, remontés de Marseille, qui se sont distingués uniquement en massacrant les Suisses (quand ils avaient déposé les armes... c’est plus facile) ainsi que tout le personnel du palais des Tuileries un certain 10 aout 1792, aidés en cela par la lie de la population. Sans les agissements des terroristes de la commune de Paris, Danton, Robespierre et autres il n’yaurait pas eu de guerre aux frontières... ni la Terreur, ni le génocide vendéen, préfiguration des horreurs analogues au XXe siècle. Et il n’y aurait pas eu deux siècles de coups d’Etat successifs, de « ruptures » et d’une politique fondée sur l’affrontement en permanence.
    Alors ce qui est fait est fait... mais sur les origines de la Marseillaise je préfère rétablir la vérité.



  • armand armand 27 novembre 2010 12:33

    Stephanemot,

    Plus mesuré que vous. Mishima avait ses côtés diva, ses perversités, et ses idées pouvaient être contestables, mais il n’a ni violé, ni collaboré à une entreprise d’extermination (sauf de sa propre personne !)
    Ce qui dérange chez lui c’est que plusieurs décennies avant que l’idée n’ait fait son chemin, il dénonçait la perte d’identité culturelle du Japon, sans pour autant se claquemurer dans le particularisme (quand on lui faisait remarquer que sa propre maison était un monument de kitsch occidental, il avait pour coutume de répondre qu’était japonais tout ce qu’on ne voyait pas...)
    Il s’en prenait au traité qui confortait la domination américaine alors qu’il était loin d’être anti-américain.
    De même, ses prises de positions traditionalistes faisaient bon ménage avec sa vie privée - je ne parle pas de son homosexualité, qui ne posait pas problème dans le Japon ancien, mais du véritable partenariat qu’était sa vie conjugale. Yoko participait même aux pots tardifs entre copains et collègues, sirotant son whisky comme son époux, chose assez rare au Japon même moderne. Il a simplement tiqué quand elle a exprimé le souhait d’être pilote de course-automobile !!!!
    Curiosité sans doute psychologique - après la mort de son époux, Yoko se mit à lui ressembler - maniérismes, façon de parler, allure...



  • armand armand 26 novembre 2010 22:27

    Merci Annie,

    L’essai de Yourcenar est magnifique. Elle rend justice au talent et à la sensibilité de l’écrivain tout en ne dissimulant rien de l’horreur dérisoire de la fin - au moins telle qu’elle a pu apparaître. En cela elle met le doigt sur la condition humaine, si on la réduit à la simple matérialité. Mishima était obsédé par le « rapetissement » de la mort à l’époque moderne (il cite Rilke sur ce point) et ajoute : « Un homme qui meurt n’est guère plus qu’un individu s’éteignant sur un dur lit d’hopital, qu’un objet à évacuer le plus vite possible ».
    De toute évidence, il a voulu échapper à ce cas de figure...

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