Ancien sportif de haut niveau, marié à une allemande, enfants franco-allemands et une petite fille londonienne, franco-allemande par sa mère, écossaise par son père avec des ancêtres US et Russes, je m’intéresse à l’histoire de notre « mondo cane » pour essayer de le lui expliquer...
Et pendant ce temps là la Méditerranée, qui se trouve à deux pas joue avec les galets... (G.Bécaud) Presque 900 commentaires pour une histoire de clocher au pays du fromage et pas vingt pour ce qui aurait suffi à provoquer une révolte il y a quarante ans... Combien de temps encore avant que tout soit consommé...
Quand j’étais adolescent, début des années cinquante)je passais mers vacances d’été chez ma grand mère dans un petit village de la presqu’ile de Giens. La première chose que je faisais en arrivant était de courir à la boulangerie locale pour m’offrir un morceau de pissaladière : toutes les saveurs de la Provence sur un rectangle de pâte levée..., le chant des cigales, le bleu de la mer tout se conjuguait pour me faire oublier une longue et triste année scolaire dans les brumes des Ardennes...début des années soixante des « tubes » Citroën commencèrent à envahir les marchés (de Provence) pour vendre des « pizzas », la mode venait de Marseille ;le produit ressemblait grosso modo à la pissaladière, mais en moins onctueux, la tomate l’emportant sur l’oignon fondu. Le coté pratique provenait du fait que la pâte, plus fine pouvait se rouler en cornet et se déguster plus facilement ; par contre, coté gustatif, ça allait du correct à l’immangeable ! Ca n’a pas empêché la « pizza » à la française de connaître un succès grandissant ... quelques années plus tard, je goutais à la véritable « pizza » italienne (dans un camping à Chioggia) ; je dois dire que ça dépassais de loin toutes les pizzas essayées sur la côte...ce n’était pas le même produit. On peut raconter une histoire à peu près similaire avec la crêpe ou la galette Bretonne ; moralité, pour gouter l’authenticité d’ un produit , mieux vaut le déguster dans son pays d’origine !
Une solution : allez passer vos vacances au Tyrol autrichien, le lait y a encore le goût d’autrefois. Pareil pour le beurre, et en prime vous pourrez découvrir ce qu’est un vrai lard fumé ( sans colorant caramel comme dans tous nos Hypers !) Dommage que ça ne voyage pas....
Comparons ce qui est comparable : un des buts principaux d’Hitler était de compenser l’expansion coloniale dont l’Allemagne était privée depuis Versailles par la conquête de territoires à l’Ouest . Ce principe de l’ extension du « Lebensraum » n’était pas nouvelle en soi, les chevaliers Teutoniques l’avaient commencé sept siècles auparavant ( Drang nach Osten). Ce qui était nouveau par contre c’était l’introduction d’une hiérarchie raciste à fins d’extermination : les bons Aryens devaient supprimer les sous-races slaves et prendre, tout simplement, leur place, il n’y a -heureusement- rien de comparable actuellement...