Un, la résistance des tribus afghanes commence contre l’invasion russe. Evidemment, des groupes américains de pression s’enflamment pour ces « combattants de la Liberté ». Les autorités américaines, en particulier la CIA, sont concentrés sur leur lutte contre le communisme en Amérique du Sud, en particulier au Nicaragua. Il se fichent de l’Afghanistan et de ses résistants armés de vieux fusils Enfield anglais. Ils ne croient pas un instant qu’ils peuvent faire quelque chose contre les Russes.
Le Pakistan, solidarité oblige, doit soutenir les tribus afghanes à sa frontières, mais les Pakistannais sont terrorisées à l’idée que l’URSS, alliée de l’Inde, leur grand ennemi, profite du prétexte pour les envahir.
Les Pakistanais demandent l’aide des USA et un programme de la CIA est mis en place. Ca pose un problème : les USA sont en froid officiel« avec le Président pakistannais Zia parce qu’il a pris le pouvoir (c’est un général) en renversant et en assassinant le Président élu, le père de Benazir Butto. On voit qu’on reste en famille...
A la fin, le programme coûtera un milliard de dollars, la plus grande opération jamais montée par la CIA. La CIA obtient la chose suivante : grâce à leurs contacts en Arabie Saoudite où la résistance afghane est aussi populaire... les Saoudiens s’engageront pendant toute la période à mettre un dollar sur la table chaque fois que la CIA mettra un dollar. On notera que pendant ce temps, les opérations de la CIA en Amérique du Sud finiront en échec complet... Je le cite pour l’anecdote parce que le responsable de l’opération de la CIA en Afghanistan se battra pour empêcher que le compte en Suisse qui permet de financer la résistance afghane serve aussi pour certaines opérations en Amérique du Sud, tant il savait que de ce côté là, ça allait se terminer devant une Commission d’enquête du Congrès... genre Commission du 11 septembre... ce qui s’est passé, avec le scandale North...
Les Pakistannais dès le départ, plus précisémment les services secrets pakistannais, exigent que ce soient eux et uniquement eux qui acheminent armes et financement... Même quand les armes plus sophistiqués seront introduites dans la guerre, les instructeurs de la CIA seront étroitement contrôlés par les services secrets pakistanais.
Ce qui explique d’ailleurs aujourd’hui la situation en Afghnistan où les Américains ont toujours gardé le contact avec l’autre partie de la résistance afghanne, en particulier Massoud, qui résulte dans l’lliance des Américains avec l’Alliance du Nord qu’ils se décident à soutenir à fond pour les aider à chasser les Talibans après le 11 septembre. Alors que la CIA n’a jamais eu de vrais contact avec la résistance à la frontière avec la Pakistan où se cache Ben Laden. ce qui explique qu’ils sont incapable depuis des années d’avoir la moindre piste de ce côté là.
On peut noter au passage que cette succession d’événements fait que l’idée d’une »victoire« en Afghanistan est complètement étrangère aux USA et surtout à la CIA.
Evidemment, les Américains sont bien placé pour savoir qu’une »victoire« est impossible en Afghanistan. Victoire contre qui ? Les Afghans ? Les Afghans, c’est juste un mot, ça veut rien dire, entre les Tadjiks, les Patchouns, les Azeris... Et même entre les Patchouns. Un des premières choses qu’a appris le type qui dirigeait le programme de la CIA d’aide à la résistance afghane, c’est que les Afghans ont le même mot pour dire »cousin« et »ennemi"... On notera aussi au passage, pour l’anecdote, que le type en charge du programme afghan, évidemment, comme le programme n’intéressait personne au début, était un agent complètement tricard qui avait été mis là parce qu’il était à deux doigts de se faire foutre à la porte de la CIA, et qu’à la place, il avait demandé le poste parce que c’était un placard et qu’il comptait s’y faire oublier...
Tout ça, pour résumer, parce que c’est encore plus foireux que tout ça si on tient compte de tous les détails d’une histoire véritablement ébouriffante... dont on n’a pas fini d’entendre parler...
Merci, on connait le procédé qui consiste à dire : prouvez que le 11 septembre n’est pas un complot. Procédé inquisitorial moyen-âgeux bien connu : vous êtes coupable, prouvez que vous êtes innocent.
Quand aux relations de la CIA avec la « résistance afghane », il est bien connu depuis longtemps que les services secrets pakistannais interdisait à la CIA d’avoir un contact direct avec les résistants que les Pakistanais contrôlaient et que la CIA et l’Arabie Saoudite finançaient. Pour des raisons évidentes. On sait quel prix les USA ont payé pour l’avoir accepté. On ne peut pas savoir comment ils auraient pû faire autrement.
S’il est exact de dire que la CIA a financé, entre autres, Ben Laden, il est outrageusement faux de dire que la CIA employait Ben Laden, qui était, comme aujourd’hui d’ailleurs, sous contrôle des services secrets pakistanais, avec l’impossibilité de savoir exactement ce qui se passe. Situation dans laquelles les USA sont toujours coincés...
Privilège un : la moyenne des salaires du public est supérieure à la moyenne des salaires du privé.
Privilège deux : mieux : la moyenne de TOUTES les retraites du public et supérieure à la moyenne DES SEULES retraites des cadres du privé !
Ces privilèges véritablement extraordinaires, si on pense au sort commun de la très grande majorité des gens en France et en Europe, sont le garant de quelque chose d’encore mieux : Les extraordinaires privilèges des hauts fonctionnaires.
Et ces extraordinaires prvilèges des hauts fonctionnaires vont très loins : il suffit de lire depuis le début de « la crise de 29 » toutes les diatribes contre « les banquiers ». Alors qu’en France, pour citer les deux cas les plus connus, la BNP et la Société génarale, il est totalement impossible que ces deux banques soient dirigées par des « banquiers ».
En effet, ces deux banques, mais c’est aussi le cas de 90% de la Finance, en France, sont OBLIGATOIREMENT dirigées par des hauts fonctionnaires, énarques en général, polytechnicien sinon. Il est IMPOSSIBLE que la BNP ou la Société Génarle ne soient pas dirigées par des hauts fonctionnaires, par exemple.
Ce qui a une consquence évidente : évidemment, toutes les entreprises nationales, sont OBLIGATOIREMENT dirigées par des hauts fonctionnaires, mais en plus, 50% des grandes entreprises, en particulier 50% des entreprises du CAC 40 sont dirigées par des hauts fonctionnaires...
Donc il faut bien comprendre que hauts fonctionnaires et fonctionnaires sont intimement liés, puisque les privilèges extraordinaires des uns garantissent les privilèges encore plus extraordinaires des autres.
On pourrait également noter au passage un « non dit », pour ne pas dire un « déni flagrant » de ce qui constitue en France, le fond du problème.
Regardons par le petit bout de la lorgnette : De quoi s’agit-il ici dans cet article : défendre les fonctionnaires et leur statut. Soit.
Mais allons plus loin : L’auteur, un fonctionnaire, à l’évidence, se sert de sa casquette « MRAP » pour assimiler toute attaque du statut de fonctionnaire à du racisme. Faut oser... Il faudrait relire les livres d’Histoire et se rendre compte que l’attaque contre les statuts privilégiés de la Noblesse et de l’Ordre du Clergé (ou l’Ordre des Clercs, comme on veut), c’était du racisme.
Maintenant, observons la chose suivante ; L’auteur appartient, c’est une évidence, à ce ui constitue aujourd’hui l’héritage de l’Ordre des Clercs.
Mais allons plus loin :
Qui prétendent défendre, aujourd’hui, les salariés, et, en particulier, les fonctionnaires ? Réponse : la gauche en général, et ses forces principales en particulier. Soit : les trois plus populaires « leaders » de la gauche en france : Ségolène Royal, Martine Aubry, Olivier Besancenot. A ces trois là, il faut, évidemment, ajouter les quatres dirigeants syndicaux de la CGT, CFDT, FO et Sud.
Or, de quoi on s’aperçoit ? On s’aperçoit de la chose suivante : alors que les salariés de la Fonction Publique et les salariés bénéficiant d’un statut équivalent ne représentent qu’à peine 25% de la population, les défenseurs de la Fonction Publique et de tous les salariés représentent.... 100% des « dirigeants » de la gauche !
C’est à dire que la gauche, aujourd’hui, est à 100% contrôlée par des salariés bénéficiant des privilèges du Statut de la Fonction Publique !!!
A partir de là, on peut vraiment se demander à quoi correspond la défense du Statut de la Fonction Publique, comment il est défendu.
Et surtout, on peut se demander à la lumière de ces faits, parce que ce sont vraiment des faits, on peut se demander, donc, qui est chargé de payer le prix du statut de la Fonction Publique !!!