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J'aime la bonne compagnie, la bretagne entre deux marées, J. Bach et Charles Trenet, le thé earl grey et la bonne bière, Bob Dylan mister Tambourine man, le sport sans ses égarements, me perdre et me retrouver. J'aime aussi ma tendre amie, la solitude, l'écriture et la lecture, l'art du zen et de la bicyclette. 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/01/2012
  • Modérateur depuis le 20/02/2012
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Derniers commentaires



  • bakerstreet bakerstreet 27 avril 2016 19:32

    @pissefroid
    Sans compter que même sans même avoir besoin de faire le moindre accident, et même au contraire, en vertu que la cause est liée au mouvement, le diesel cause 30000 morts par an ( source OMS)


    Mais ça ne fait pas de bruit, ça ne fait pas hurler les sirènes d’ambulance et de police !


  • bakerstreet bakerstreet 27 avril 2016 13:20

    @Le Gaïagénaire
    La fabrique de l’horreur ne date pas d’hier. Elle passe par le déterminisme le plus simple qui consiste d’une part, à justifier l’acte par sa rationalité, sa nécessité, et son urgence : Exterminer le « vil ». Dans ce sens le priver de caractère humain, en faire un sous-homme, un animal. 

    Ce que les nazis feront des juifs, des tziganes. Mais la même dynamique est à l’oeuvre chez les Turcs lors du génocide arménien. Les photos prises par l’armée se complaisent comme pour les allemands a montré une image de celui qu’on doit tuer, volontairement dégradée, animale...Pas une première évidemment, puisque l’esclavage entre autre se justifiait par l’animalité des noirs, à qui on pouvait refuser ainsi toute compassion. 
    C’est donc un travail intellectuel et non son absence qui peut vous faire entrer dans cette dynamique ; elle retranchera cette valeur fondamentale de l’homme, qui font que les justes n’ont pas besoin d’évoquer l’héroïsme pour expliquer leur attitude d’aide aux exclus : La compassion, l’empathie, qui travaillent faire de nous des humains, en dehors de toute culture. 
    Plusieurs mécanismes sont à l’oeuvre dans un lynchage, et l’on voit dans les carnavals le roi carnaval brûlé de dernier jour en exutoire, par la foule transposant sur ce corps qu’on brûle, la volonté de se débarrasser des affres de l’hiver, dans un rituel orgiaque....
    La foule donne le sens, il suffit de suivre, de se laisser étourdir, et jouir...On peut parvenir aisément au viol, légitimé par le fait des forts sur les faibles, comme dans « orange mécanique ». Là dedans l’éducation est un bien léger vernis, pour résister à ces exutoires. Elle peut même potentialisé l’acte, sur fond de musique wagnérienne. Les criminels nazis sont parfois des docteurs en philosophie, comme Goebels, ou de grands pianistes. Ils ont bien une vie intérieure, mais ils ont choisi de se cliver, de mettre des barrières de protection en eux, comme un mur, rejetant la moitié de l’humanité de l’autre coté, condition suffisante pour se situer dans le camp des « élus ». La race....Les seigneurs....Banalité, vraiment ?


  • bakerstreet bakerstreet 27 avril 2016 12:34

    Quand aux sources du nazisme, il me semble qu’elles tiennent évidemment aux conséquences désastreuses de la guerre de 14 d’une part, et de la montée du bolchevisme d’autre part. Pas une révélation. Mais l’exemple d’Hitler est parlant, puisque ce peintre, qui avait raté son concours d’entrée aux beaux arts, et qui fut même SDF, s’il prit part à la guerre de 14 en temps que caporal, eut vraiment la révélation de son pouvoir sur les foules, et la qualité de charisme, le jour où on lui proposa au sein de l’armée d’être un propagandiste anti-communiste, afin de prévenir l’adhésion des jeunes recrues aux idées nouvelles venant de l’est. Voilà la genèse d’un mauvais génie, qui n’aurait pas fait de mal en peignant des monstruosités....Je ne sais pas donc si l’on peut imputer véritablement le nazisme à l’éducation prussienne, car de façon générale, elle n’était pas tendre à cette époque en général, et particulièrement en Angleterre, où plus d’un écrivain a évoqué ce régime totalitaire, cette fabrique des chefs, sur fond d’humiliation, de perversion et de clivage. Connely, bien sûr, et Orwell, qui dut s’inspirer de ses années de collèges, plus que de son expérience à Eton où il était boursier, pour écrire 1984 plus tard. 



  • bakerstreet bakerstreet 27 avril 2016 01:18

    Je vous rejoint sur votre billet. Cracher sur quelqu’un de toute façon m’a toujours débecté, encore plus venant de ceux qui voudraient changer le monde....Finalement je hais les foules, nuits blanches, nuits debout, histoires à dormir debout quand les nuits sont aussi cons que les jours....Rien ne vaut la solitude du vélo, les fleuves impassibles, à regarder les nuages, les beaux nuages blancs. 

    A la limite le tandem, les sirus à la place des cumulus. . Frinkelkraut m’emmerde parfois, m’irrite, surtout quand il se lance dans ces grandes considérations sur la décadence, tournant en boucle son petit commerce philosophique ; avec les grands pans de la civilisation de la culture qui s’écroulent. Mais voilà, il n’est pas mort, il s’oppose, il éructe, comme on le faisait dans les années 70, et je constate qu’il me stimule.
     Alors que plein de gens aux vues philosophiques bien pensantes, sanitaires et politiquement correctes m’emmerdent. Il m’est même sympathique, pour une raison inexplicable. La surprise est au coin de la rue ! Et dernièrement j’ai lu un interview dans Marianne où il confessait son amours pour les vaches, où j’ ai reconnu comme un double de ce que je pensais, philosophiquement et mamairement parlant sur ces magnifiques animaux. 
    Il faut tenter de trouver cette part d’humanité commune dans les autres, plutôt que ce qui nous diffère : c’est cela à mon avis qui nous grandit, et qui nous débarrasse de la haine misérable, dont on fait les champs de bataille, et les vies de comptables, et d’afficionados, vivant dans la mouvance, disant ce jour qui vous devez porter au panthéon, et qui est le bouc émissaire sur lequel vous pouvez cracher. 
    C’est ainsi que ce pauvre Vincent Van Gogh fut ostracisé à cause de ses colères brouillonnent et du peu de considération qu’on lui tenait, le prenant pour un fou, de même que ses toiles, dont à Arles, les gens bien pensant refusait le don, et que seuls quelques uns acceptèrent, souvent de mauvaise grâce.
    Tenter de parler de ce type en n’appelant pas au meurtre est donc un acte de mesure et de courage. Soyez sûre que vous en ne serez pas remerciée. Qu’importe, nous roulons pour nous, pour nous sauver, pas pour défiler devant les miroirs, en aboyant avec la foule. 


  • bakerstreet bakerstreet 26 avril 2016 19:58

    @Rincevent
    Il y a bien une banalité du mal, liée à l’exécution kafkaienne des serviteurs zélés et dociles, mais même là je me permettrai d’opposer ceux qui se sont rebellés, et qui n’étaient pas forcément des intellos ( comme drieu la rochelle, car la culture peut aussi vous mettre sur un piédestal, vous transforme en élu, en surhomme...) Quantité de « petites gens », comme on les appelle un peu dédaigneusement on fait le choix de s’opposer à la barbarie. Face à la banalité du mal, il y a la banalité du bien pour nous réconcilier avec la vie. 

    Mais Eichman fait partie des maîtres, pas des petites mains. Il a planifié la solution finale. Ce type n’est absolument pas banal, et n’a rien d’un petit fonctionnaire. C’est un de ces types infatué d’eux mêmes et plein de morgue, n’ayant aucune empathie pour leurs semblables, ne pensant qu’à leur carrière. Il est le « pour autrui » de sartre, dont la vanité et l’image qu’il a dépend de son rang social. Une crapule, pour tout dire, tentant de tromper son monde, roulant Arendt dans la farine. Mais ce n’est pas la première fois qu’une séduction trouble se passe entre criminel et soi disant expert, les premiers étant mettre dans la manipulation. ( voir le docteur Mabuse de Fritz Lang)
     C’est Eichman qui a planifié la solution finale, excusez du peu...... Voilà pourquoi cette théorie si elle est pertinente ne s’adapte pas à lui. Annah Arendt arrivera à Tel aviv en voulant plaqué collé sa théorie, sachant déjà avant le procès ce qu’elle allait objecter, et n’assistant d’ailleurs que de façon embryonnaire à celui-ci, tout le contraire d’une pensée impartiale, claire et indépendante. 
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