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Rédac-chef du fanzine hebdo anarchiste "Au Trou !?"

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  • Bardamor Bardamor 20 septembre 2011 19:44

    - Cet article est une plaisanterie. La « sexualité libre » a toujours dans l’histoire été le fait exclusif des castes privilégiées. Le kamasutra, sorte de catéchisme sexuel indien, n’est pas caractéristique d’une « société libre », mais d’une société de castes. La sexualité fut beaucoup plus libre en France à la fin du XVIIIe siècle (beaucoup plus qu’aujourd’hui) DANS L’ARISTOCRATIE ET LA GRANDE BOURGEOISIE.

    - On est bien placé pour le savoir en France, puisqu’un des rares promoteurs d’une utopie sexuelle visant à éradiquer la prostitution est français, Charles Fourier, et que cette utopie n’a, aussi bien intentionnée soit-elle, jamais permis d’éradiquer la prostitution... en vain ; ses ravages sont plus terribles que jamais dans les pays du Tiers-Monde, qui représentent aujourd’hui les castes défavorisées.
    - En ce qui me concerne, le procédé qui consiste à traiter de fachiste quiconque n’a pas le goût d’un abonné aux petites annonces libertines du « Nouvel Obs » ou de « Libé » me paraît particulièrement abject. Pour tout dire, du même niveau d’hypocrisie que les magazines féminins qui transforment les femmes en objets de consommation au nom du féminisme.
    Le libéralisme est la promotion sournoise de l’esclavagisme dans tous les domaines.


  • Bardamor Bardamor 30 août 2011 20:16

    Plus exactement c’est la prétention à une description TOTALE des modèles mathématiques qui est absurde. Entre une description totale et la réalité physique étudiée, il ne devrait pas y avoir de différence (ou de vide). Cette idée s’est d’ailleurs parfois insinuée dans la cervelle de mathématiciens un peu dérangés, comme l’abbé Berkeley, qui ont fini parfois par croire leurs mises en perspective SUBJECTIVES de la réalité plus réelles que la matière ou le cosmos lui-même (le mot « objectif » est piégé).

    Une telle dérive est notamment observable quand les caractéristiques de l’outil mathématique commencent à déteindre sur l’idée qu’on se fait de la réalité : infini, zéro, point, signes abstraits étrangers au domaine de l’expérience (Je cite exprès Berkeley, étant donné qu’on lui voue un culte aux Etats-Unis, sur des campus qui fournissent des modèles mathématiques et des nuages d’équation à ne plus savoir qu’en faire, sauf peut-être trouver des martingales au poker ou au black-jack.)

    - D’ailleurs le processus d’excroissance et de développement des mathématiques, quasiment végétal, est le suivant : une fois un modèle mathématique paradoxal posé, dont le paradoxe vient de ce que le langage mathématique est paradoxal, un nouveau modèle mathématique est proposé pour tenter de résoudre le paradoxe du précédent, et ainsi de suite. La perte de contact avec la réalité est nette dès la fin du XIXe siècle, quand des mathématiciens admirés pour leur capacité à additionner des petits pois avec des carottes sans que personne ne s’en aperçoive, s’avouent incapables d’expliquer le sens de leurs théories. Je pense qu’un magicien professionnel peut assez bien comprendre le rôle de la prestidigitation dans les mathématiques modernes.

    - Les théories oiseuses d’Einstein sur la relativité, relative, absolue, triplement infinie ou tout ce qu’on voudra, sont décrites par leurs fans comme des « théories statistiques » : est-ce qu’une seule crise ne suffit pas pour admettre définitivement les statistiques comme la forme du mensonge moderne ? (mensonge d’ordre moral et politique)


  • Bardamor Bardamor 30 août 2011 19:29

    Cet article occulte que :

    - La spéculation est faite pour compenser les gains de productivité d’économies tournées vers le secteur tertiaire, c’est-à-dire la mise en valeur de biens de moins en moins souvent fabriqués en Europe ou aux Etats-Unis. La spéculation se tourne naturellement -ou elle n’a pas de raison- vers les continents ou les industries qui sont les plus profitables, donc de moins en moins vers les pays occidentaux. Le pire dans les banqueroutes espagnole, grecque ou irlandaise, c’est qu’elles sont très dissuasives pour les investisseurs de s’y risquer de nouveau.

    - Le président allemand est un tartuffe. La tendance de l’Etat à gaspiller ne fait que refléter celle des ménages eux-mêmes. Ceux-ci gaspillent exactement comme l’Etat : sans se rendre compte qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens. Cela revient à prôner la sobriété une fois la choppe de bière vidée.

    - Les investisseurs sont les plus méfiants quant au redémarrage de l’économie, car les mieux informés ; mais ils sont contraints de faire bonne figure, afin de permettre une restauration de la confiance, minimum pour relancer la croissance.

    - Le mécanisme impersonnel de l’économie est celui de l’Etat lui-même, personnalité morale qui n’est personne mais implique tout le monde.
    On se doute bien que le gouvernement ne peut dépendre d’un mandat impératif des électeurs. Question de délais ; aussi parce que l’électeur n’a pas le plus souvent de volonté que ses intérêts soient le mieux défendus par tel ou tel.
    Le gouvernement répond donc aux exigences, notamment dans le domaine économique, des poids lourds bancaires et industriels. Sarkozy fait le trader et le représentant de commerce des dernières industries françaises, de son propre aveu parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. En revanche on voit moins bien l’intérêt d’attaquer les régimes arabes et de remplacer l’ancienne dictature par une nouvelle. 





  • Bardamor Bardamor 29 août 2011 23:14

    Les « notes » de la France ou de l’Allemagne sont du même type que celles que se décerneraient des collégiens à qui on demanderait de s’estimer eux-mêmes. La mauvaise note de la Grèce ne l’a pas empêchée de lever des fonds à taux préférentiels auprès d’autres cancres qui font encore illusion. Un escroc dont il serait prouvé que les comptes sont négatifs, continuerait de jurer ses grands dieux qu’il paiera tout rubis sur l’ongle demain ou après-demain, pourvu qu’on veuille bien lui en prêter encore un peu.

    C’est tromper les Français que de leur faire croire que l’économie est une question de bilans comptables froids et neutres, quand elle est d’abord une question de concurrence et de coups tordus. Cela en dissuaderait peut-être plus de se salir les mains dans ces engrenages sordides. 


  • Bardamor Bardamor 29 août 2011 22:57

    La dette est le problème des pays pauvres créanciers, dits « en voie de développement », sachant à quel point ce chemin est semé d’embûches, de guerre et de révolutions. La dette devient le problème des pays riches dès lors que les pays en voie de développement sont assez puissants et compétitifs pour investir ailleurs que dans des économies tertiaires à bout de souffle, dont la confiance en elles-mêmes relève de la foi ou de la méthode Coué.

    (C’est incroyable la passion que peut déclencher chez les juristes cette croissance à l’agonie.)


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