Justement les règles sont faites pour éviter que les moins scrupuleux prennent des libertés avec l’éthique et que les autres soient obligés d’en faire autant, concurrence oblige. Votre raisonnement peut-être décliné à l’infini. Il y a des gens qui volent des banques, alors pourquoi empêcher tout un chacun de le faire avec des lois ?
Vous parlez de prendre en compte le caractère humain, mais vous ne prenez en compte le caractère humain que du parti qui vous intéresse. Si vous vouliez réfléchir à l’idée d’une relation gagnant/gagnant entre employeur et salarié, peut-être vous comprendriez que l’entreprise, et donc l’économie et la société ont tout à y gagner, sur le long terme. Mais aujourd’hui les raisonnements économiques ne se font qu’à (très) court terme, par des gens qui ne pensent qu’à protéger leurs intérêts personnels.
On n’arrête pas de nous dire aussi que ce sont les chefs d’entreprise qui créent l’emploi. Si justement le chef d’entreprise n’a parfois pas le temps de s’occuper de l’humain, il a plutôt intérêt en amont d’avoir créé un climat de confiance dans son entreprise, s’il veut qu’elle tourne pendant ce temps-là.
En ce qui concerne le motif du licenciement, encore une fois, comme souvent (tout le temps ?) au sujet du CPE, le fond de votre explication est que finalement rien ne va changer puisque les motifs qu’on donnait avant étaient de faux motifs. Mais alors, si c’est pareil, pourquoi s’accrocher avec autant de virulence à quelque chose d’inutile, et qui par ailleurs nous est présenté comme l’argument massue pour inciter les chefs d’entreprise à embaucher ?
C’est une insulte à l’intelligence des gens, qui me rappelle fortement le « il faut voter oui à la constitution parcequ’on ne peut pas voter non ». Ayant moi-même voté oui par ailleurs, je ne m’étonne pas que le non l’ait emporté avec une présentation pareille.
Gio, je pense qu’il est inutile d’essayer de discuter avec une personne tellement enfermée dans son idéologie. Vous devez regretter le bon vieux temps de l’esclavagisme.