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Bella Ciao

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Tableau de bord

  • Premier article le 18/07/2017
  • Modérateur depuis le 30/03/2018
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Derniers commentaires



  • Bella Ciao 10 novembre 2017 15:38
    @Self con troll

    Vous avez raison. C’est d’ailleurs une des faiblesses d’AVox de faire qu’on ne peut ni retoucher ni compléter un article. Sur celui-ci, j’ai d’entrée de texte écrit FAO au lieu d’OMS : j’aurais aimé corriger sans avoir à resoumettre l’article à modération

    Par ailleurs, écrire sur le même sujet me pose problème : sachant ce que je sais... je prendrais le risque de passer pour un soutien, donc pour un élément de lobbyisme, du glyphosate (produit de plus en plus chinois) et -francofrançais- pour un soutien de Monsanto... ce qui n’est pas le cas.


  • Bella Ciao 10 novembre 2017 10:45
    Science, scientisme, liens de causalité, biais analytiques, biais statistiques, catastrophisme, lobbyisme anti et lobbyisme pro...






  • Bella Ciao 23 octobre 2017 20:22
    Bien que cet article n’ait vraiment concerné que l’aspect agroécologique de l’utilisation du glyphosate et ait plutôt évacué la discussion sur les aspects toxicologiques,il est intéressant de mentionner cette information de publication récente, mais tout de même connue depuis déjà quelques semaines, de l’arrangement du rapport du CIRC (OMS) tel que ce qui s’opposait à cette conclusion de « cancérogène probable » a été passé sous silence :



  • Bella Ciao 18 octobre 2017 16:04
    suite :

    « L’agriculture dans l’impasse »

    Ces mesures préventives ne dispensent pas d’un travail régulier du sol. L’agriculteur dispose de toute une panoplie d’outils de désherbage mécanique ainsi que d’une charrue pour labourer chaque parcelle une fois par an. « La bio implique d’avoir trois fois plus de main-d’œuvre en moyenne que le conventionnel. » Son exploitation emploie trois personnes, autant que le GAEC des -Greffin dont la taille est plus de trois fois supérieure.

    Si Olivier Chaloche s’en sort si bien, c’est aussi que ses produits sont vendus plus chers. Sa coopérative lui achète son blé 400 euros la tonne, grâce à des consommateurs prêts à investir 30 % de plus dans le bio, et il bénéficie de subventions de l’Etat – même si les aides au maintien seront supprimées en 2018. Une différence de taille avec l’agriculture conventionnelle, elle aussi soutenue dans le cadre de la politique agricole commune, mais rudoyée par un marché mondial toujours plus concurrentiel. Le cours du blé stagne actuellement autour de 160 euros la tonne (soit 120 euros payés au producteur).

    De quoi faire craindre à la FNSEA « une distorsion de concurrence » en cas d’interdiction du glyphosate en France. Selon un sondage Ipsos pour la Plateforme Glyphosate (groupement d’industriels qui vendent cet her-bicide) paru le 6 septembre, le -surcoût et la baisse des rendements auront un impact de 2 milliards d’euros pour l’agriculture française. « Si on n’arrête pas cet herbicide, on ne trouvera jamais d’alternative, rétorque Olivier Chaloche. L’agriculture conventionnelle est dans l’impasse. »

    Une position que partage Yves Chantereau, 60 ans, qui gère deux exploitations sur près de 200 hectares à Saint-Léonard-en-Beauce (Loir-et-Cher), pourtant en agriculture conventionnelle. Le céréalier « se serait bien lancé dans le bio s’il avait dix ou quinze ans de moins », un marché qu’il juge « plus porteur ». Il a plutôt choisi la voie médiane : il s’est engagé en 2010 dans le réseau national Dephy, qui rassemble 1 900 exploitations engagées à réduire l’utilisation des pesticides.

    Sept ans plus tard, ses résultats sont mitigés. S’il a limité l’usage des insecticides et des fongicides, il butte sur les herbicides, en hausse. Pourtant, il pratique aussi la rotation des cultures et laboure une partie de ses parcelles. « On n’arrive plus à désherber les adventices : elles poussent plus vite à cause des engrais et sont devenues plus résistantes du fait des herbicides, reconnaît-il. Il n’y a que le glyphosate qui permette de s’en sortir. » Il l’assure : « Les pesticides, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. » Olivier Chaloche, lui, prescrirait plutôt une « prévention de la maladie ».

    Audrey Garric

    © Le Monde


  • Bella Ciao 18 octobre 2017 16:03
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    19 octobre 2017 Le dossier Logan
    « Après avoir épandu, c’est un peu Tchernobyl, c’est pas très beau »
    Dans la Beauce, des agriculteurs tentent de se passer d’un produit efficace et bon marché




    La terre meuble est tachetée de touches vertes. C’est ce que Damien Greffin considère comme des « mauvaises herbes », des plantes adventices qui concurrencent ses cultures. L’agriculteur, céréalier depuis près de vingt ans à Etampes (Essonne), aux confins de la Beauce, va devoir « éliminer tout ça ». Il le sait déjà, il utilisera du glyphosate, un herbicide controversé, au cœur d’une intense polémique en France et en Europe.

    « Les champs doivent être propres, car nous allons semer dans quelques jours du blé et de l’orge d’hiver, justifie-t-il en arrachant les plants envahissants. Mais avec des mois d’août et de septembre très pluvieux, qui ont constamment fait repousser les mauvaises graines, le désherbage mécanique ne va sans doute pas suffire. Il faut passer aux produits chimiques, et seul le glyphosate peut tout tuer d’un coup. »

    Ce n’est pas pour rien que cette substance – principe actif du Roundup de Monsanto mais également de 750 produits commercialisés par 90 fabricants – est le pesticide le plus utilisé dans le monde. En France, il s’en vend environ 8 000 tonnes par an, épandues essentiellement sur les céréales et les vignes. Le gouvernement a pourtant tranché : il votera à Bruxelles contre le renouvellement de l’autorisation de la substance pour dix ans. La molécule est classée « cancérogène probable » parl’Organisation mondiale de la santé, un avis remis en cause par deux agences européennes. En parallèle, Paris souhaite s’engager dans un plan de sortie du glyphosate sur son territoire « compte tenu des alternatives disponibles ».

    « On s’attaque à un produit à la fois indispensable et incontour-nable en agriculture. C’est incompréhensible », s’insurge Damien Greffin. Quand il n’est pas dans ses champs, il officie comme président de la délégation Ile-de-France de la FNSEA. Associé avec son frère Luc dans un Grou-pement agricole d’exploitation en commun (GAEC) de 400 hectares, il l’assure : il préfère « ne pas y avoir recours ». « Après avoir épandu, c’est un peu Tchernobyl, c’est pas très beau », -reconnaît Luc Greffin. Mais pour les deux hommes, âgés de 41 et 38 ans, « le glyphosate, c’est une -assurance si on n’arrive plus à maîtriser la -situation ».

    Un produit sans aucun équivalent, tant il est efficace et bon marché. Il suffit d’épandre 2,5 litres de glyphosate par hectare pour tuer l’ensemble des plantes, moyennant 12 euros par hectare, contre 40 à 60 euros pour d’autres herbicides sélectifs. Damien Greffin le considère même meilleur pour la planète. « Il nous évite de labourer, ce qui consomme beaucoup de gazole et aggrave l’effet de serre », détaille-t-il. Mais c’est surtout le gain de temps qui emporte leur adhésion. Les deux frères se souviennent de leur grand-père, qui « s’éreintait dix heures par jour sur son tracteur ». « Avec le glyphosate, on peut faire nos 200 hectares en une journée, contre 20 hectares par jour avec un outil mécanique. »

    « Menaces pour la santé »

    Leur pulvérisateur trône dans un immense hangar : une cuve de 3 500 litres accrochée à un tracteur dont émergent deux rampes d’épandage d’une envergure totale de 36 mètres. Les bidons de glyphosate, eux, sont entreposés dans un petit établi fermé à clé. « Aujourd’hui, on se protège, mais avant, mon père prenait le produit à pleines mains », raconte Damien Greffin, en montrant du doigt la combinaison intégrale, le masque et les gants, désormais obligatoires.

    « Si on nous prouvait vraiment que c’est dangereux, je serais le premier à l’arrêter », assure-t-il.L’agriculteur se dit lassé de la « stigmatisation » dont fait l’objet sa profession. « On nous fait passer pour les pollueurs de service alors qu’on nourrit les gens, déplore-t-il. Si on continue ainsi, il n’y aura plus de paysans en France. »

    A 100 kilomètres de là, dans le Loiret, c’est un tout autre discours que tient Olivier Chaloche. Lui aussi céréalier dans la Beauce, il dirige depuis 1992 une exploitation de 120 hectares intégralement en agriculture biologique. Il n’utilise pas une goutte de glyphosate ni aucun autre pesticide chimique : « Desmenaces pour la santé, l’eau et l’air. » Pourtant, il se targue d’atteindre 80 % des rendements de l’agriculture conventionnelle.

    « Il faut changer de logiciel, explique-t-il. Cela passe d’abord par recommencer à aller tous les jours dans ses champs pour développer des savoirs et des observations qui se sont perdus avec l’essor de la chimie. » L’hommea d’abord mis en place une rotation des cultures très variées, tous les huit ou neuf ans. Au programme de cette année : du blé, de l’orge de printemps, du maïs, du sarrasin, de l’épeautre, de la luzerne, des petits pois, des pommes de terre et des oignons.

    « Avoir des cultures à toutes les saisons permet de concurrencer constamment les adventices », confie le céréalier, par ailleurs président du groupement des agriculteurs biologiques du Loiret. « Là, j’ai semé de la luzerne parce qu’elle prend le dessus sur le chardon », montre-t-il. A la frontière du semis, la démarcation est nette : les plants réguliers de la légumineuse laissent place à toutes sortes d’herbes, qu’Olivier Chaloche n’aime pas qualifier de « mauvaises ». « Il faut sortir d’une vision hygiéniste, sans aucune plante qui dépasse. »

    D’autant que les adventices lui servent aussi à fabriquer de l’engrais vert. Sur une autre parcelle, des fleurs violettes et jaunes ondulent au gré du vent. Le paysan de 49 ans égrène les avantages : « Elles permettent aux champs de rester couverts pendant l’inter-culture, leur pivot racinaire nourrit et restructure le sol et une fois broyées, elles fourniront de la matière organique. » Ses terres, Olivier Chaloche les a vues évoluer. « Elles ont retrouvé une vie microbienne riche, un bon cycle de l’azote, et elles accueillent de nombreux insectes », assure-t-il, en montrant coccinelles et abeilles.

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