« Et cet article est d’autant plus infamant qu’il ne se contente pas de désinformer, mais qu’il s’en prend à la dignité et à la probité de personnes qui ont toujours été de bonne foi. »
JL : "Pourquoi les petits patrons ne font-ils pas de même vis-à-vis des crimes
commis par les multinationales au nom du même principe que celui qu’ils
adorent eux-mêmes : le profit ?"
Pas sûr d’avoir bien compris mais les choses me semblent un peu plus compliquées que cela. Tout d’abord je rappelle que le but ultime de l’entrepreneur individuel est souvent tout simplement de se libérer de son patron pour obtenir le bien le plus précieux qui existe sur terre, la liberté, mais il est difficile de comprendre cette posture si on y a jamais gouté, ça c’est sûr.
D’autre part, et cela reste vrai aussi pour les petits patrons motivés surtout par le profit, nous sommes souvent dépendants de nos clients qui ne sont pas si nombreux donc on évite d’émettre des critiques que nous ne pourrions pas assumer.
Et puis d’ailleurs comment les faire entendre ? Un syndicat ? Pourquoi pas mais les jeunes ont pas hyper envie. Un parti, le boulangisme ? Bof.
A mon avis rien ne changera tant que le capital fera la loi en achetant l’élection des députés.
Oui enfin bon de nos jours il n’y a pas que des exploiteurs qui veulent une simplification administrative. Par exemple si j’ai fait l’effort de m’extraire du salariat mais sans salarier personne c’est tout simplement pour ne dominer personne sans être moi-même dominé.
Et pour être clair, les grosses entreprises ont tous les salariés qu’elles veulent pour gérer les tracasseries administratives, mais nous, les travailleurs indépendants, les freelance on est là pour créer de la richesse, pas pour perdre du temps à remplir des papelars à la con, renseigner des informations que nos interlocuteurs étatiques connaissent souvent mieux que nous (comme le RSI qui veut savoir combien combien de cotisations sociales obligatoires on lui a payé l’an dernier).
Je pense que, fondamentalement, cette guerre de tranchées qu’est
devenue la politique nous est imposée par la procédure de désignation de
nos représentants : l’élection de maîtres (le prétendu « suffrage
universel ») ne peut-être gagnée, par la force des choses, qu’en se
regroupant en partis, en armées, et en écrasant littéralement les autres
partis. C’est cette procédure qui nous condamne mécaniquement à une
discorde aggravée, en envenimant nos conflits (certes inévitables, mais
souvent conciliables) et en nous jetant les uns contre les autres, en
bloc, disciplinés mais aveuglés.