Mouche, vous n’êtes pas attentive. On vous dit 100, 1000 fois internationale, et vous vous comprenez à chaque fois mondiale.
Un phénomène international est un phénomène marginal par escence car il ne concerne que des gens qui sont à la marge entre leur nation et la nation du voisin, ce qui n’est pas une mauvaise chose par ailleurs, le point de vue de l’étranger est un point de vue extérieur et il aide parfois à contempler la situation nationale d’une manière plus objective.
Mais pas besoin d’un pouvoir mondial fort, de toute façon les esprits tournés vers le totalitarisme sont toujours opposés à l’espéranto : Hitler a manipulé les espérantistes allemands, Staline a purement et simplement interdit l’espéranto sur son territoire.
Les progrès dans la diffusion de l’espéranto viendront je pense d’une prise se conscience des nouvelles génération, eh oui, il faudrait peut-être leur demander ce qu’ils en pensent les enfants du troisième millénaire, ils sont les premiers concernés...
C’est fameux Agoravox, on se retrouve à discuter avec une mouche. M’enfin, c’est mieux que de s’abrutir devant la télé, non ?
Alors allons-y. L’espéranto est une langue internationale, pas une langue mondiale. Je vais détailler la différence, car il semble que vous n’ayez pas compris. Pour ce faire on va reprendre votre exemple du Coca-Cola.
Les capitalistes de Coca-Cola, les actionnaires de cette entreprise dirons nous, souhaitent que chaque humain consomme du Coca-Cola, au lever, à la pause de 10 heures, au déjeuner, au goûter où cela existe, au souper etc. et ce pour engranger le plus de bénéfice.
Bon déjà première différence, on ne peut pas dire que l’espéranto soit un centre d’accumulation monétaire. Il est dix fois plus facile à apprendre que l’anglais, et vous trouverez rapidement des cours gratuits sur Internet, qui vous permettront d’apprendre cet idiome de manière autodidacte tout en restant dans une perspective réaliste.
Mais la principale différence est que le marché cible du Coca-cola est réputé mondial, alors que l’espéranto n’est à utiliser qu’entre locuteurs d’horizons linguistiques différents, cela restreint l’utilisation, non ? Cette restriction est importante pour garantir que l’espéranto ne remplacera pas les langues nationales ou régionales dans leur rôle d’échange d’idées et de valeurs propres à une ethnie.
Par contre ce qui se passe lorsque l’on utilise les langues oligarchiques (anglais, français, allemand) dans un contexte européen, les locuteurs de ces langues ont moins d’effort à fournir que ceux qui ne les connaissent pas de naissance, je pense en particulier aux citoyens des pays de l’est. C’est la diversité comme vous dites, mais une diversité à l’avantage de certains et pas d’autres dont la langue se retrouve en danger.
Orwell avait une mauvaise image de l’espéranto car il a séjourné chez des espérantistes hostiles à l’idée de nation. Mais il ne faut pas amalgamer, généraliser abusivement. La plupart des espérantistes considèrent que l’espéranto est une langue internationale, donc réservée à un espace entre les nations, qui suppose l’existance des nations, car un espace entre rien, ça n’existe pas.
Par contre, au sein de cet espace entre les nations, l’usage de langues nationales ou même multinationales comporte de nombreux inconvénients, dont le principal est de créer une situation d’inégalité linguistique entre locuteurs de grandes langues et de petites langues. En effet, les langues nationales servent à refléter la psychologies des peuples dont elles véhiculent la culture, mais pour cette raison elles ne peuvent exprimer la gamme des émotions propre à tout autre peuple.
C’est pourquoi seul l’espéranto, du fait de sa plastique incroyable, est l’outil idéal pour la communication entre locuteurs d’horizons linguistiques différents, et il n’est offensant pour aucun patriotisme, si vous n’y croyez pas apprenez, et vous verrez.