L’affaire des quotas : ils n’ont pas tiré au sort sur les listes électorales, comme ils auraient du le faire, mais ils ont d’abord fait des quotas selon des critères d’âge et de catégorie socio-professionnelle, notamment. Donc d’accord ce n’est pas très clair, mais cela me parait défendable, dans la mesure où certaines catégories sont plus enclines à être volontaires pour ce genre d’exercice. Par contre ensuite on reconnaît l’arbre à son fruit. Et à partir du moment où la convention a émis une proposition de ne pas ratifier le CETA, on ne peut pas l’accuser d’être de mèche avec le gouvernement. En effet pour rappel, Macron était le seul candidat à la présidentielle ouvertement favorable à la ratification de ce traité trans-atlantique. Donc dans l’affaire l’armée de playmobils c’est sa majorité à l’assemblée nationale qui a dit oui, c’est pas les citoyens tirés au sort qui eux disent carrément non.
Comme d’habitude le berger Bellon y va de son dénigrement du tirage au sort en politique. Et pourtant cette convention citoyenne pour le climat est vraiment une bonne idée.
Cela rappelle la Boulé, constituée de 500 citoyens tirés au sort tous les ans pendant la démocratie athénienne, du Vème au IVème siècle avant JC. Cette chambre avait pour principale fonction de préparer l’ordre du jour pour l’organe législatif.
Je ne comprends pas ce que l’on peut reprocher à un tel dispositif. Que les politiques aient le dernier mot, pourquoi pas. Mais les problématiques à résoudre doivent être celles soulevées par les citoyens ! Sinon on est dans une sorte d’autocratie sans queue ni tête !
Le pouvoir oligarchique financier est puéril dans le sens où il n’a pas de contre-pouvoir. Donc tel un adolescent il repousse toujours ses limites, et rien ne l’arrête dans sa connerie. À l’heure actuelle parait-il que les considérations environnementales le feraient douter, mais ça ne change pas grand chose pour les prolétaires.