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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

Tableau de bord

  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 décembre 2015 13:05

    @AnthonyDT

    Copié sur HufPost, Carlos Tinoco **** C’est que la pensée humaine possède toujours des angles morts. Réfléchir à un problème, pour un scientifique dans un laboratoire comme pour un cuisinier devant ses casseroles, c’est toujours d’abord restreindre le champ du questionnement, à l’aide d’hypothèses de départ, sous peine de se noyer (pensez à tous les usages qu’on peut faire d’un œuf, si vraiment on ne s’interdit rien). C’est ce qui permet de chercher une solution, c’est aussi en général ce qui empêche radicalement qu’on la trouve. Parce que souvent, dans ces hypothèses de départ, se loge une contradiction qui nous condamne à l’impasse.

    Une machine rationnelle, avec une immense capacité de calcul, se contenterait de faire varier les hypothèses de départ jusqu’à trouver les bonnes. Mais nous ne sommes pas des machines rationnelles. Pas seulement parce que nos capacités de calcul sont moindres ; aussi et surtout parce que nous n’avons pas toujours la liberté d’interroger les hypothèses de départ. Il est ici question d’un rapport de l’individu à son angoisse, dans cette espèce étrange que l’évolution a dotée d’une faculté d’abstraction et de tout ce qui va avec : conscience de notre mort à venir, du temps qui passe, de l’absurdité des choses. Quand une des hypothèses de départ de la réflexion est un fondement pour le sujet, un pilier qui l’empêche de s’effondrer psychologiquement, elle en devient absolue et impossible à questionner. Pour la majorité dite « normale », c’est la loi, l’ensemble des normes qui régissent telle ou telle pratique, qui leur permettent de considérer que leur vie a un sens, que leurs efforts ne sont pas vains.

    Ceux qu’on appelle « surdoués », ce sont ceux qui ne parviennent pas à s’adosser à ces normes implicites, et qui ont besoin de constamment s’y confronter. Quand face à eux tout un groupe, une institution, une société, fonde son discours sur un interdit de pensée, alors qu’ils constatent que c’est là qu’il faudrait se diriger pour avancer, ils peuvent se retrouver dans ce que je nommais l’hébétude : « Est-ce le monde qui est fou ? Est-ce moi ? »

    Les deux sans doute, et d’une folie distincte. Poser cela, ce n’est pas tout niveler, c’est seulement refuser l’idée qu’il pourrait y avoir une juste position universelle pour un être humain, une possibilité de tenir debout grâce à un discours sur soi, la vie et les autres qui échappe entièrement à la contradiction et aux tabous. Mais pour autant, toutes les folies ne s’équivalent pas, ni par rapport aux possibilités de bonheur qu’elles nous offrent, ni par rapport aux possibilités de réflexion qu’elles permettent de déployer.



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 décembre 2015 12:01

    @M de Sourcessure

    Pas moi mais le docteur Einstein a un remède contre la modestie, vous devriez l’étudier



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 décembre 2015 19:59

    @clément dousset

    La métaphysique ne doit pas craindre de quitter les bases expérimentales. Je ne suis pas le seul à l’affirmer. Voir entre autres Svozil ou d’autres physiciens en pointe. Mes idées sont accessibles avec deux livres édités et un long article sur la cosmonadologie quantique. La partie ne se joue plus sur l’expérience mais la vision des choses. Je comprends que vous ne puissiez l’admettre. C’est dans la nature humaine. Les hommes ont besoin d’un miracle pour croire. Ils ne savent pas qu’ils sont le miracle



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 décembre 2015 11:26

    @howahkan Hotah

    En effet, la science s’allie aux addictions et au burn out dans le travail qui est parfois une fuite La critique des années 1970 est bien loin. Voyez ces gens...qui finiront en poussière, chantait Martin Circus

    Juste une précision. Dans le titre, c’est plutôt un choix qu’une volonté de ne rien savoir qui se dessine. La connaissance repose non pas sur une volonté mais un choix. Après, la suite se joue comme une sorte d’onde énergétique qui peut entrer en résonance avec les théories physiques et même la biologie. Le résultat pourrait être étonnant



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 décembre 2015 20:33

    @clostra

    Vous pouvez bien dire qu’on est loin de la névrose et de la psychose mais vos propos et interprétations ne font que décrire des processus névrotiques et psychotiques.

    Mais je comprends. Il y a un principe universel qui conditionne le commentateur d’Agoravox : l’auteur d’un article se trompe nécessairement et le commentateur sait corriger l’erreur car il est de beaucoup plus savant que l’auteur.

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