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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 20 septembre 2021 10:20

    @Jonas
    Il existe des différences. 
    Si on résume à très gros traits, dans les pays que vous mentionnez, les Chiites sont des oppresseurs ou des agresseurs. Alors qu’au Pakistan-Afghanistan, ils sont les victimes.
    Ensuite, ni l’Afghanistan, ni le Pakistan ne sont des pays arabes. Il y a donc un complexe d’infériorité musulmane à l’égard des pays précités. Ce qui pousse à la surenchère extrémiste. D’autant qu’Imran Khan, incapable de satisfaire les besoins de sa population, revendique un leadership mondial de l’Islam. Ses stances, contre la France notamment, sont très populaires dans un pays où elles sont reçues avec extase. Elle lui donne l’impression de compter.
    La même population se réjouira de sa capacité de nuisance lui donnant voix au chapitre. C’est pourquoi un discours moral ou droit de l’hommiste, de type occidental, n’a aucune prise sur eux, sauf à être perçu comme un encouragement à poursuivre son hyper malveillance.
    Enfin, il y a au Pakistan, surtout chez les Pendjabis, un autre élément à prendre en compte, c’est le« gora » complexe, le complexe à l’égard des Blancs. Il est assez significatif que des thème « modernes » tels que #BLM (Black Live Matter) et #POC (People of Color) aient pu fusionner avec un islamo-nationalisme ultra régressif. 



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 septembre 2021 21:37

    Il me semble que cet article a été le premier à parler d’un risque de famine en Afghanistan. Voici ce que dis aujourd’hui un article du Monde.

    « On n’a plus à manger, on va finir par mourir de faim » : à Kaboul, le désespoir et la misère

    Par Jacques Follorou

    Publié aujourd’hui à 11h48, mis à jour à 16h14

    REPORTAGE

    Banques à court de liquidités, familles contraintes de vendre leurs biens, système de santé au bord de l’implosion... En Afghanistan, le nouveau gouvernement taliban est confronté à une crise économique et humanitaire.

    Au cœur de Kaboul, mardi 14 septembre à la mi-journée, dans le quartier de Shahr-e Naw, les gardes de la principale succursale de la New Kabul Bank tentent, en vain, de déloger du trottoir les centaines d’hommes venus retirer de l’argent sur leurs comptes. « La banque n’ouvrira pas aujourd’hui, partez ! », hurle l’un d’eux à la foule, dont une partie reste assise, de dépit et de colère. La plupart ont dormi sur place. Voilà trois jours qu’ils attendent que la banque centrale livre des fonds à cette banque publique, l’une des rares à encore donner accès aux comptes bancaires, dans des limites très contraintes. Mais les caisses de l’Etat afghan sont désespérément vides.

    Des hommes attendent depuis le matin, certains depuis plusieurs jours, devant la New Kabul Bank, le 14 septembre 2021, à Kaboul. WILLIAM DANIELS POUR « LE MONDE »

    L’arrivée des talibans au pouvoir, le 15 août, a fait fuir les capitaux et les fonds de la banque centrale déposés à l’étranger ont été gelés, notamment aux Etats-Unis. Certaines banques privées qui avaient rouvert ont vite refermé, faute de liquidités. La conférence des donateurs, organisée par l’ONU, lundi, à Genève, a promis 1 milliard de dollars (840 millions d’euros) d’aide, mais elle reste conditionnée à des considérations politiques, notamment en matière de respect des droits humains. Un premier défi majeur se dresse aujourd’hui devant le régime taliban : juguler une grave crise économique et humanitaire qui risque d’entacher une victoire acquise après vingt ans de combats.

    La population commence, en effet, à gronder. La New Kabul Bank héberge surtout les comptes des fonctionnaires et des forces armées. Mais on y trouve aussi des commerçants. « On a le droit à 10 000 afghanis [92 euros] en cash ou 20 000 afghanis en chèque, j’ai de l’argent sur mon compte et j’ai une famille de dix personnes à faire vivre », explique Zabi, qui gère une épicerie à Kaboul. Shams Haq, qui est âgé de 28 ans mais en paraît deux fois plus, est, lui, venu de la lointaine province du Badakhshan (nord). « Je suis venu il y a cinq jours, avec 200 afghanis. Juste de quoi acheter du pain. »

    La New Kabul Bank ne délivre plus de billets depuis trois jours. Malgré les annonces des gardes, de nombreux hommes refusent de quitter les lieux, le 14 septembre 2021, à Kaboul. WILLIAM DANIELS POUR « LE MONDE »

    Habibullah est fonctionnaire. Son gilet cintré bien posé sur son shalwar kameez (longue chemise sur un pantalon bouffant), il affiche la mine de l’homme qui a des droits. Travaillant pour l’administration provinciale du Nouristan (nord), il doit pourtant, depuis un mois, emprunter de l’argent à des proches et dans les épiceries de sa ville, à Parun. Mais ces dernières « ne veulent plus [lui] faire crédit ». Venant, quant à lui, de Jalalabad, capitale du Nangarhar (nord-est), Ala Gul a le verbe haut et dénonce l’agressivité des gardes de la banque et des talibans qui veillent en retrait. « Ils nous battent. Je n’ai plus d’argent depuis le 15 août, quand Kaboul est tombé. » L’un des gardes, Saifullah, justifie ces moyens expéditifs : « Les gens ont commencé à attaquer la banque. »...



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 septembre 2021 16:14

    @Jelena

    Ceux qui se sont enrichis grâce à la corruption, cela fait quelques semaines qu’ils ont fait leurs valises... Tandis que ceux qui manifestent aujourd’hui, ce sont des afghans plus ou moins occidentalisés, mais pas « bourgeois » pour autant.

    Oui, il y a une vidéo sur la résidence de Dostom qui est un exemple de l’enrichissement de ces personnes corrompues ayant fait leur valise. Par contre, effectivement, cela n’a pas de sens de parler de « bourgeois » pour les autres. Sinon, un Français au RSA serait, alors, un « hyper capitaliste » pour les Afghans. 


  • Bernard Grua Bernard Grua 15 septembre 2021 12:08

    @uleskiserge
    Merci pour votre commentaire :

    Les talibans sont les plus proches de la population, hors la capitale occupée par la bourgeoisie corrompue des milliards US ;

    Ce que vous dites est effectivement la petite musique que l’on entend en ce moement. C’est la raison d’être de ce petit témoignage, qui pourra peut-être contribuer à éclairer ceux qui veulent l’être. 
     


  • Bernard Grua Bernard Grua 15 septembre 2021 12:05

    @Olivier Perriet

    Entre avoir des sympathies pour un régime particulier et « être en service commandé » il y a une différence significative. Nous avons tous des sensibilités différentes mais il me semble qu’il est possible de débattre de façon contradictoire et documentée sans attaque « ad hominem » ou, pire, « ad personam ». En tout cas, pour la personne que vous visez directement, je n’ai pas lu, dans ses commentaires, sous mes papiers, une propagande sioniste particulière ni des développements qui relèveraient du « whataboutisme ». Au contraire, je suis heureux que Dach s’exprime ici.

    Patrice Bravo, je ne le lis pas. Le peu que j’en ai vu ne m’a pas donné envie de poursuivre. Roman Garev, a peut-être encore moins d’intérêt. Quant à Christelle Néant, il s’agit bien de quelqu’un « en service commandé ». Elle « travaille » à Donetsk, directement pour les séparatistes de Donetsk, et se construit une réalité virtuelle délirante. Là, il n’y a plus de contradiction possible, car c’est aussi indigent qu’halluciné. Ensuite, le registre de ses admirateurs ou de ses contradicteurs est celui de la haine, de l’invective et des injures. On s’avilit à patauger dans ce lisier.

    Il n’y a rien chez Christelle Néant qui soit exploitable. Les faits qu’elle rapporte, voire ses prédictions, sont tellement déformés, si ce n’est inventés, que l’on ne peut rien en tirer. La citer comme « source » serait se couvrir de ridicule. Reste peut-être le « cas Néant » qui, en lui-même, pourrait être intéressant comme fait de société. Mais cette paumée est trop marginale et pas assez significative pour justifier d’y consacrer du temps.

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