Bonsoir à tous, @ Aldous, encore un tout bon article globalement très bien argumenté. Aujourd’hui retraité, ex-cadre de cabinets d’expertise-comptable, conseil en gestion, je dirai comme beaucoup, cette organisation est totalement « absurde ». Cependant, ce système est organisé en « cavalerie » qui à l’origine était basé sur une chaîne de lettres de change, les unes servant à rembourser les autres et le système s’écroule quand le dernier ne peut avoir de crédit. La création de monnaie ex-nihilo pour financer les différentes dettes mondiales relève de la cavalerie. De la monnaie est créée pour payer les intérêts d’une dette antérieure et refinancer, rembourser partiellement ou en totalité le capital de l’emprunt précédent avec des taux d’intérêts généralement supérieurs. Cela s’appelle faire « rouler » de la dette et en théorie il s’agit d’un mécanisme sans fin. Mais il s’écroulera sur lui-même, le jour où l’un des acteurs dira « je ne banque plus !. » On assistera à une gigantesque destruction de monnaie par une sorte de compensation.
En l’état, cette création d’argent-dette est irremboursable compte tenu des masses en jeu, lesquelles sont totalement déconnectées des réalités économiques, même des théories du capitalisme, mais détruisent l’économie réelle.
Il s’agit d’un hold-up, d’un gigantesque transfert de pertes, de dettes privées vers les états au nom d’une certaine solidarité, tandis que les profits sont privatisés.
Bonsoir à tous, Merci @ Olivier pour ce tout bon article. Le problème essentiel, pas seulement pour le nucléaire, mais aussi pour tous les biens manufacturés est double : - les techniques de recyclage, mises en place après la fabrication des biens, sont insuffisantes d’un point de vue écologique : batteries, ordinateurs, téléviseurs, etc, et sans parler du nucléaire et activités annexes (centrale de Brennilis), les taux de récupération d’éléments à haute valeur ajoutée très faibles. - la valorisation des produits manufacturés, construction d’installations, est insuffisante car elle ne tient pas suffisamment compte d’un bilan CO2/ consommation équivalent KWH, de toute la chaîne de production, consommation, recyclage, démantèlement donc sur toute leur vie
Le bilan du sommet européen de
Bruxelles des 8 et 9 décembre 2011, ou comment une fois de plus
repousser la solution aux calendes grecques.
Il s’agit d’un accord
intergouvernemental (sans la Grande-Bretagne), dont le cadre
juridique n’a pas été précisé, mais qui permet de contourner les
contraintes législatives et juridiques des institutions européennes.
En l’occurrence, cela permettra de ne
pas recourir à un référendum européen ou des référendums
nationaux.
Les décisions et moyens retenus sont
insuffisants, même pour « rassurer » les institutions
financières (opérateurs des marchés, banques, fonds de pensions,
fonds de placement,...)
Tout le monde glosse sur l’Euro en
terme de monnaie, ce dernier était surévalué par rapport au dollar
et sa baisse au niveau actuel est un réajustement. Il n’y a pas de
crise de l’Euro-monnaie.
Une décision utile et efficace aurait
été de créer une Dette Commune ou Unique comme il existe une
Monnaie Commune ou Unique, ce qui aurait permis de supprimer la
spéculation sur les différences de taux (spread) entre les états
européens.
Pour les banques, groupes d’assurances
européens, il est prévu de les recapitaliser, au niveau européen
de 90 à 100 mds €, montant, à mon avis insuffisant, cependant les
normes comptables bancaires européennes et certaines opérations
financières permettent de dissimuler la réalité du besoin de
recapitalisation.
Il y a aussi le projet de restructurer
leur exposition aux dettes souveraines, ce dont elles ne veulent pas
entendre parler.
Moody’s maintient, à priori, ses
prévisions de notation dégradée pour BNP-Paribas, SOCGEN, Crédit
Agricole et de Groupama en attendant celles de S&P et Fitch
Des thèmes n’ont pas été abordés :
la régulation des marchés financiers, de leurs produits, du shadow
banking (paradis fiscaux), dark pools, la séparation des activités
bancaires et d’assurance.
Pour le reste, la règle d’or est
acquise, ainsi qu’un contrôle budgétaire européen à travers le
FESF et le MES (après absorption du FESF) avec un abandon majeur des
souverainetés nationales.
Un renforcement de l’intégration
fiscale et sociale qui devrait se traduire par une aggravation de la
pression fiscale et une diminution des droits sociaux.
Ces décisions, ne règlent pas les
problèmes de concurrence fiscale et sociale intra-européenne, ni
des avantages fiscaux du Luxembourg ou des Pays-Bas.
Je vous propose un triple critère pour sélectionner les
candidats à la Présidentielle de 2012 : - ferez-vous mettre
en place en France et en Europe une régulation efficace des marchés
financiers et de leurs produits actuels ou nouveaux ? -
ferez-vous mettre en place en France et en Europe une séparation
entre les banques d’affaires, banques de détail et les assurances
en unifiant, modifiant les normes, règles comptables bancaires
nationales, européennes et à terme mondiales (notamment sur les
« hors bilan » des filiales, comptes « trusts »
situés dans les paradis fiscaux (shadow banking)) ? -
mettrez-vous « hors-la-loi », tous les lobbies, think tank,
« experts », cercles de réflexion en France et en Europe ?
Je vous copie un de mes derniers commentaires précédant le
sommet de Bruxelles de ce jour :
Nous voyons, au-dessus de nos têtes, s’amonceler avec un
vent mauvais les nuages noirs d’une prochaine tempête pour les
prochains mois.
Avant le 31/12/2011, notre Parlement va devoir ratifier par son
vote une modification importante du Traité de Lisbonne (souvenir,
souvenir) votée, en catimini, au niveau européen, transformant le
FESF et le MES en structures non plus provisoires, mais
permanentes. Normalement, cette transformation aurait dû être
soumise à un référendum européen. Une magouille
juridique a été mise en place, en utilisant l’article 48 du TFUE,
procédure de révision simplifiée (Traité de fonctionnement de
l’UE), avec un amendement à l’article 136 du TFUE (supprimant le
recours au référendum) et le tour était joué.
D’ici
trois mois, sera adoptée cette merveilleuse « règle d’or »
par le même processus démocratique que celui du
Traité de Lisbonne en 2008, donc un vote en Congrès car il s’agit
d’une modification constitutionnelle (et le PS s’abstiendra
majoritairement). Pourquoi un référendum ?, c’est urgent
pour « rassurer » les marchés et trop compliqué pour les
citoyens !!!
Certainement, avant les présidentielles, un accord européen sera
trouvé sur la renégociation des traités réclamée à corps et à
cris par le couple infernal Merkel-Sarkozy. Mais ils ne sont que
leurs commis venant encaisser leur créances qui augmentent après
chacun de leur passage : déficits et dettes publiques, crise
des banques, des assurances et du shadow banking, dark pools.
Je pense que vous êtes au courant, il paraît que nous sommes en
guerre. Elle a commencé il y a très longtemps, dans les années
vingt.
Aujourd’hui, à l’aube de leur victoire, il commencent à
montrer certains de leurs pions comme Van Rompuy, Draghi, Monti,
Papedemos, etc...Merkel et Sarko amusent la galerie, détournent
l’attention en nous faisant croire qu’il viennent de sauver
l’Euro, l’Europe pour la quatrième ou cinquième fois, que les
« marché » sont rassurés. Mais ils ne sont que leurs commis
venant encaisser leur créances qui augmentent après chacun de leur
passage : déficits et dettes publiques, crise des banques, des
assurances et du shadow banking, dark pools.
Ils n’ont pas besoin d’être rassurés car ce sont eux qui
mènent le bal, donnent la mesure, les agences de notation envoient
des messages qui sont autant de prédictions auto-réalisatrices pour
que le pillage se poursuive par les institutions financières
mondiales.
En ce moment, sans le dire, il s’agit de recapitaliser les
banques, les assurances, ces trous noirs de la finance, avec le
shadow banking qui a permis la crise des subprimes.
N’étant pas spécialiste en la matière, je
vous propose cette analyse très fiable :
Cette annonce de S&P’s a pour but de mettre la pression sur
le sommet européen de Bruxelles des 8 et 9 décembre 2011 afin
qu’ils prennent, dans l’urgence, les décisions qu’ils
souhaitent, et plusieurs options sont possibles : -
relancer le FESF (SA de droit luxembourgeois), mal en point, donc
cracher au bassinet, avant de l’intégrer au MES - mettre en
place le MES au 1er semestre 2012 (avant les présidentielles), notre
Parlement doit voter la décision européenne de transformer le FESF
et MES en structures permanentes. Surveillez les travaux du
Parlement. - renforcer l’intégration européenne par d’une
modification des traités, dont celui de Lisbonne, sans passer par un
un référendum européen et l’appliquer sur les 17 états de
l’Eurozone ou entre l’Allemagne, la France (et quelques autres) -
la création d’une structure de défaisance européenne pour une
durée de 20, 25 ans pour racheter de la dette pourrie des états
au-delà des 60% du PIB (règle d’or), mais indépendante des
institutions européennes, bien entendu, en espérant plus tard
vendre des produits type subprime sur le marché de
l’occasion. Certaines de ces options sont exclusives les
unes des autres, certaines complémentaires.
Finalement nous assistons à un gigantesque transfert de
dettes, pertes privées vers les états européens. Les profits sont
privatisées et les pertes, dettes mutualisées au nom de la
solidarité.
Bonjour @ OmegaDG, Nicole Bacharan ment sur toute la ligne. Elle est membre de la National Fellow de la Hoover Institution de l’Université de Stanford, think tank républicain. Sa bibliothèque est financée par la Fondation Rockfeller. La Hoover Inst. forme les cadres du Parti Républicain et est proche des milieux Libertariens et Néoconservateurs