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  • Premier article le 18/02/2012
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Derniers commentaires



  • bigglop bigglop 3 décembre 2011 23:41

    Bonsoir @ Xray,

    Ces 1000 milliards d’euros, viennent des planches à billets des états prêteurs en utilisant un mécanisme qui a fait ses preuves : l’argent-dette, la debtocracy
    http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-br/131111/debtocracy-soustitre-en-francais-le-documentaire-sur-laudit-de-la-dett



  • bigglop bigglop 3 décembre 2011 22:58

    Bonsoir @ Latitude 0,
    Vous avez bien résumé la situation.
    Nous vivons, en ce moment, la dérégulation de la « dérégulation », cad la destruction des derniers « verrous » de sécurité mis en place par les accords de Bâle 1,2 et 3.
    Ensuite, ce sera la curée.
    En paraphrasant la réplique « Barnes, il n’y a que Barnes pour tuer Barnes » du film Platoon, d’Oliver Stone, je dirai « les marchés, il n’y a que les marchés pour tuer les marchés » car ils sont tellement voraces, prédateurs, qu’ils s’entretueront en entre eux, y compris le dernier survivant blessé à mort.
    Ce sera la fin de l’Apocalypse et un monde meilleur en sortira.....peut-être 



  • bigglop bigglop 3 décembre 2011 22:33

    Bonsoir @ PM BATY,

    Tout cela vient de loin, de l’abrogation du Glass-Steagall Act, des accords de Bretton-Woods qui ont permis la mise en place de « special purpose vehicle », de la tritrisations des créances, de supports qui ont conduit à la crise des subprimes. Mais aussi, à la dérégulation, la dérèglementation des activités bancaires et financières mondiales avec les « black pools » et le « shadow banking » (marché financier parallèle, organisé dans les paradis fiscaux concurrençant les marchés réglementés, tout en dissimulant les actifs pourris, toxiques en « hors bilan ».
    En ce moment, nous assistons, en Europe, à une dérégulation de la « dérégulation », cad que vont sauter les derniers « verrous » de sécurité mis en place par les accords de Bâle 1, 2 et 3.
    Enfin ce sera la curée.
    Désolé pour ce constat catastrophique, mais nous en sommes en partie responsables collectivement et individuellement par notre silence, notre confiance aveugle dans les « experts » politiques et autres.

    « Pour triompher, le Mal n’a besoin que l’inaction des gens de bien » Edmund Burke



  • bigglop bigglop 3 décembre 2011 22:10

    Bonsoir à tous,

    @ Viktor, sur ce coup je ne vous suis pas en vous le disant amicalement et en vous copiant un de mes précédents commentaires.
    Ne nous laissons pas distraire pas des pétards comme cette « germanophobie », le « MOX », le « capitaine de pédalo » et tutti quanti car il s’agit de manoeuvres politiques pour occulter le débat de fond qui est autrement plus important et occuper l’espace médiatique.

    Lisez au plus vite "La fabrique du consentement" de Noam Chomsky

    Même avant Maastricht, les dirigeants de l’Union Economique Européenne, avaient déjà décidé de la construction d’une Europe fédérale, entre eux.
    Lors de la préparation, du vote du Traité de Maastricht, ensuite de ceux d’Amsterdam, Nice, Lisbonne, cette volonté est demeurée présente et toujours non affirmée, non revendiquée notamment par Jacques Delors, Pascal Lamy, Giscard d’Estaing,....
    Dans les voeus pieux de cette construction européenne figuraient des convergences économiques, financières, sociales et fiscales mais ces deux dernières n’ont jamais été discutées et pas conséquent pas mises oeuvre.
    Au contraire, tout s’est construit sur des moins-disant fiscaux et sociaux entre tous les partenaires, notamment Irlande, Portugal, après la chute du Mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, avec les pays de l’Est.

    Merkel a réussi son coup avec les Monti, Draghi, Papedemos et un Sarkozy qui a baissé son froc, à savoir lancer la Grande Braderie de l’Europe au seul bénéfice de cette oligarchie, avec une BCE qui rachète de la dette souveraine plus ou moins pourrie sur les marchés primaire et secondaire devenant une Bad Bank (en contradiction avec tous les traités) en attendant de la transférer au FESF, ce qui limitera dès maintenant les possibilités d’intervention du Fonds.


    En effet, elle a obtenu ce qu’elle exigeait depuis toujours :
    Une modification radicale, profonde du Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) donc du Traité de Lisbonne en intégrant des sanctions automatiques, une pseudo intégration fiscale, etc..

    Mais cette modification du traité se fera en dehors de tout cadre référendaire européen, en utilisant l’article 48 du TFUE (Traité de Fonctionnement de l’Union Europe Européenne).
    Ce procédé avait déjà été utilisé le 16/12/2010 par le président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy pour l’accord du 11/03/2011, par amendement de l’article 136 du TFUE et de l’instauration d’un mécanisme permanent, le FESF et le MES, le 11 juin 2011.
    Des sanctions automatiques ou décidées par la Commission sur plainte d’un état pour non respect des engagements budgétaires.

    Créer un mécanisme permanent de sauvetage.

    Une règle d’or des 3% et de 60% du PIB, tout en sachant que cette règle définie lors du traité du Maastricht n’a jamais été respectée (même par l’Allemagne, qui prévoit d’augmenter son déficit en 2012) reposait sur les éléments suivants :

    Les taux de 3% du déficit, et de 60% pour la dette sont le résultat d’un calcul représentant une situation d’équilibre : si un État a une dette de 60% du PIB, un déficit de 3% du PIB et une croissance du PIB de 5% (en € courants) alors la dette de cet État reste stable à 60% du PIB (même si cette dette augmente en valeur absolue).

    "En juin 1981 qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)".

    En l’espèce, il n’y a pas de crise de l’Euro en tant que tel, quitte à faire hurler beaucoup de lecteurs, il s’agit d’une crise des banques et des assurances, du « shadow banking » qui est occultée, dissimulée, par des imprécations « religieuses », « mystiques » de défense de l’Euro seul « sauveur » de L’Union.

    Pour l’expliciter, je vous copie l’analyse très fine d’un professionnel de la finance :

    22 octobre 2011

    Il n’y a pas de crise de l’Euro, il y a la crise des banques et des assurances

    Par Thomas, le Cimbre, le 22 octobre 2011. Catégorie : Economie de bulles, crises systémiques, subprime

    L’euro se porte bien en valant 1,38 $ depuis quelques années. Les normes « prudentielles » comptables Bâle II, mais aussi Bâle III, IASB et FASB autorisent les banques à « interpréter les signaux du marché » (<<< Sources : Mazars, page N°8, Bank News Octobre 2010), à donner à leurs dettes l’aspect de bénéfice, c’est à dire à tricher réellement ou à tricher virtuellement pour réduire leurs dettes. Dans la première voie les banques émettent des obligations, appelées « obligation corporate ». Par exemple elles émettent sur les marchés financiers 1000 obligations et reçoivent 1000 en cash. Puis les investisseurs doutent de la solvabilité de ces banques et les obligations chutent à une valeur de 400. La banque rachète ses propres obligations décotées à 400 et son bénéfice net est de 600. Les normes prudentielles comptables ont pensé à la pénibilité du travail des banquiers, et leurs recommandent de simplement déclarer une augmentation de bénéfice de 600, un « gain contre intuitif », sans réaliser la moindre des opérations quand elles doivent se recapitaliser. Les banques procèdent massivement à ce jeu depuis 2008, mais les trillions d’actifs pourris et en pourrissement sont toujours cachés dans les banques. En réalité, la banque n’a même plus les moyens de sortir 400 pour se recapitaliser et couvrir sa dette. Ici aussi l’effet de levier entre en jeu, et plus une banque perd, plus elle annonce des bénéfices. Mais le day of reckoning arrivera avant même que de réels et très graves plans de rigueur ne prennent effet. Il n’y a pas de crise de l’euro, mais la crise des banques.

    Lire la suite...

    Une rapide analyse du dispositif du FESF mis en place le 28/10/2011 pour démontrer qu’il est catastrophique :

    • l’abandon de créance de 50% par les banques européennes sera limité par l’obligation de recapitalisation des banques grecques aura une efficacité réelle de 19 à 27%. A l’issue de ce G20 inénarrable, il est passé à 60% alors que la provision devrait être de 100%.
      - la garantie de 20% de la première perte sur des obligations souveraines est insuffisante pour rassurer les marchés et les banques, à terme.
      - le renforcement du fond par un effet de levier est dangereux car il mènera à la création d’une pyramide de Ponzi.
      -la création dans le FESF d’un « special purpose vehicle » ou Fonds Commun de Créances est un clone des supports à l’origine des ’subprimes"
      Après la mise en place du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) qui devrait se faire très rapidement, certainement avant les présidentielles de 2012 (et non en juin 2013, comme prévu), nous serons livrés pieds et poings liés à une organisation supranationale européenne qui gèrera directement les budgets de tous les états européens.

    Description de la Banque-MES :
    1°) Organisation Internationale, siège social au Luxembourg, d’une durée illimitée
    2°) détient la personnalité et la capacité juridique et peut donc contractualiser, transiger en son nom
    3°) les dirigeants, collaborateurs, la personne morale bénéficient d’une immunité juridique et d’un secret total sur tous leurs actes, missions. Par conséquent, aucune institution européenne, état, association, ne peut l’attaquer en justice sur ses actes, décisions même s’ils sont avérés avoir porté préjudice.
    4°) Montant de départ de garantie de 700 mds d’euros qui seront complétés par des apports complémentaires décidés et imposés par la Banque-MES suivant ses analyses.
    Ceci signifie qu’elle pourra réquisitionner automatiquement les capitaux qu’elle estime nécessaires et par conséquent avoir la mainmise sur les budgets des états.

    5°) les états européens seront contraints de garantir de manière irrévocable et inconditionnelle la dette créée par le MES et sa Banque

    Et maintenant le tabou du découplage de la zone euro entre pays forts et faibles est levé et cette option est clairement envisagée, en cours d’évaluation.

    In fine, la création d’une Europe Fédérale gérée par une techno-structure ultra-libérale, totalement anti-démocratique qui organisera, contrôlera les budgets de tous les états européens avec un pouvoir de sanction exorbitant.

    Ce même Sarkozy veut nous vendre une Europe « plus démocratique, solidaire », qui exigera le renoncement aux acquis du Conseil National de la Résistance, du Front Populaire pour prétenduement pour « conserver notre niveau de vie ». Il y a là une contradiction fondamentale.

    Souvenez-vous de son discours de 2002, où il invoquait avec haine la destruction de l’esprit de Mai 1968, source de tous les maux de notre société. Ce jour là j’ai eu peur, une peur qui tordait le ventre, qui me rappelait cette Peste Noire et Brune qui a dévasté l’Europe et le monde.

    Aujourd’hui, nous vivons un dangereux « parallélisme », car si l’histoire ne se répète pas, elle bégaie, balbutie en produisant des avatars.

    Sachant que les textes votés par nos parlementaires sont à 70, 80% la mise en conformité de directives européennes, rajoutez le vote d’une Loi de Finances, d’une révision de la Loi de Finances N-1, imposée de l’extérieur et vous aurez le solde de ce qui restera notre souveraineté.

    Dans ce discours, il a parlé de la peur des citoyens tout en omettant qu’il est le responsable, le pompier pyromane, de cette peur, de cette insécurité, des stigmatisations, du racisme, qu’il a su entretenir en soufflant sur les braises, aidé par des Hortefeux, Guéant, Besson.

    Il a parfaitement assimilé « Le Prince » de Machiavel

    En 2006/2007, Paul Jorion, Nouriel Roubini avaient lancé l’alerte sur les risques « subprime », ils ont été traités de fous et ceux qui ont relayé l’information, de « conspirationnistes »
    Au-delà des personnages (Sarko, Merkel, Dragui, Van Rompuy....), d’institutions (Conseil Européen, Commission, FESF, MES, BCE), il s’agit de l’aboutissement d’une stratégie lente mais continue du contrôle de l’économie mondiale par une oligarchie financière qui se dévoile à l’aube de son succès.

    Un entretien de Noam Chomsky :

    http://chomsky.fr/entretiens/20070805.html

    Je vous propose de consulter le blog d’un professionnel de la finance (peut-être actuaire bancaire ou trader) qui donne de très bonnes analyses et informations fiables :
    http://www.renovezmaintenant67.eu/

    Mais aussi, le blog d’un actuaire bancaire Olivier Berruyer, avec ses analyses extrêmement pertinentes et son livre "Stop ! Tirons les leçons de la crise’ ( très accessible) :
    http://www.les-crises.fr/

    Dans leur grande majorité, les citoyens ne croient plus aux « politiques », à la « cuisine », aux programmes « soupes » électoralistes mais continuent à voter pour le moins pire.

    NE NOUS TROMPONS PAS D’ENNEMI

    .



  • bigglop bigglop 3 décembre 2011 21:47

    Bonsoir à tous,

    Merci @ Michel de cette bonne synthèse sur ce « hold-up » des institutions et j’attends de vous un article sur le « recyclage » des élus ayant perdu leur mandat, dans certaines institutions comme le Conseil Economique et Social et tutti quanti. Il y a du grain à moudre.

    Dans leur grande majorité, les citoyens ne croient plus aux « politiques », à la « cuisine », aux programmes « soupes » électoralistes mais continuent à voter pour le moins pire.

    Une mesure de salubrité publique et citoyenne : interdire les partis politiques, leur idéologie et appeler à un Comité de Salut Public.

    Quelques pistes :
    Constitution :
    une nouvelle Constitution issue d’une Assemblée Constituante et d’un référendum
    Pour les grandes décisions économiques, sociales, financières, juridiques, vote référendaire,
    le parlement n’ayant qu’un rôle technique de conseil et de mise oeuvre des décisions.
    Mise en pratique des référendums régionaux et locaux

    Elections :
    Casier judiciaire vierge
    Publication de l’ensemble des revenus élargie, du patrimoine et % détention de capital d’entreprises, SCI
    Absence de conflit d’intérêt
    Un mandat unique non renouvelable et sans cumul Proportionnelle intégrale Référendum à mi-mandat de l’action du Président de la République et de son gouvernement

    Finances Publiques :
    Renégocier les Traités Européens pour « casser la dictature des marchés » et la création d’une Banque centrale citoyenne avec la capacité de créer la monnaie et dirigée par des organisations syndicales, de consommateurs, des collectifs. Les « experts » financiers n’auront qu’un rôle de conseil technique.
    Contrôle des mouvements de capitaux (spéculation)
    Renégocier la dette publique par un audit sur la dette « indûe » ou l’effacer, purement et simplement en accord, si possible, avec les autres états européens.
    Réformer la fiscalité, notamment l’IR, CSG, CRDS (cf Thomas Piketty Pour une révolution fiscale)

    Justice :
    Indépendance des Procureurs de l’exécutif
    Renforcement du rôle des Juges d’Instruction
    Réformer les différents codes, notamment sur les infractions politico-économiques et financières qualifiées de crime relevant de la Cour d’Assises.
    Suppression des juridictions d’exception comme la Cour de Justice de la République.
    Responsabilité pénale du Président de la République, de son gouvernement, des conseillers pendant la mandature
    Modifier les critères de l’immunité parlementaire, des élus sinon la supprimer

    Création d’une Université de la République donnant une formation pour exercer les mandats, à tous les citoyens de toute origine et condition

    Et il reste bien d’autres champs à explorer

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