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Bill

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Je suis agé de 32 ans, curieux de tout, intéressé par la Vie et tout ce qui la concerne, notament l’Histoire, très attiré par la littérature.

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  • Premier article le 29/01/2007
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  • Bill Bill 27 avril 2007 14:03

    "Bronislaw Geremek est le seul des 51 députés polonais au Parlement européen qui n’ait pas déposé sa déclaration sur son éventuelle collaboration avec la police secrète communiste. La date limite était le 15 avril. Geremek, menacé d’être déchu de son mandat, dénonce avec vigueur la loi de décommunisation, et appelle à la rescousse tous les « démocrates » européens, qui défendent comme un seul homme ce personnage que l’AFP n’hésite pas à qualifier de « figure légendaire de l’ancienne opposition anticommuniste ».

    Le président du Parlement européen, Hans Gerd Pöttering, déclare : « Bronislaw Geremek est une personnalité politique hautement estimée qui s’est toujours engagée pour la démocratie dans son pays et l’unification de l’Europe. Nous examinerons tous les moyens juridiques pour qu’il puisse continuer son travail. »

    Naturellement la France s’en mêle. Catherine Colonna fait savoir qu’elle a téléphoné à cette « grande figure de la démocratie polonaise » pour « l’assurer de son amical soutien et de sa solidarité », et qu’elle a saisi le Parlement européen. Elle ajoute : « Pays fondateur de l’Union européenne et lieu du siège du Parlement européen, la France est particulièrement vigilante sur le respect des valeurs fondamentales sur lesquelles repose la construction européenne ».

    Quant à François Bayrou, il défend bec et ongle son « ami » Geremek et s’en prend avec une violence ahurissante au gouvernement polonais...

    En réalité, Bronislaw Geremek est le type même du personnage qui devrait déclarer ce qu’ont été exactement ses relations avec le parti communiste polonais.

    Il le doit déjà en tant qu’historien. Car voilà un curieux historien qui refuse de témoigner de sa propre histoire...

    Mais surtout, avant d’être un européiste libéral, Bronislaw Geremek a été un militant communiste. Ayant été convaincu de la vérité du marxisme au cours de ses études, il a adhéré en 1950 au parti communiste polonais, dont il a été un militant actif pendant 18 ans. C’est ainsi qu’il était engagé pour la démocratie dans son pays, comme dit Pöttering. Il a quitté le parti en 1968, quand les chars soviétiques sont entrés à Prague.

    En 1956-57, il a étudié à Paris, à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, ayant donc signé des papiers de collaboration avec la police secrète de l’Etat dirigé par le parti dont il était un membre actif. Fin 1962, il prend la direction du Centre de civilisation polonaise qui vient d’être créé à la Sorbonne. Dans ces années-là il rejoint le courant dit révisionniste du Parti communiste français. Entre 1965 et 1980, il est enseignant à l’université de Varsovie. Il va ensuite faire partie des intellectuels communistes antistaliniens autogestionnaires (qu’on dit souvent « trotskistes »), qui vont participer à la création de Solidarité, et il va devenir « conseiller personnel » de Walesa.

    Si l’on va au-delà de la mythologie de Solidarité (dont les effets ont été bien réels) pour se reporter aux textes de revendications du syndicat, on constatera qu’ils sont empreints de l’idéologie socialiste révolutionnaire que leur insufflaient ces intellectuels. Geremek n’était certainement pas une figure anti-communiste, il était alors un dissident du communisme officiel au pouvoir, après avoir été un militant de ce communisme officiel. En 1989, il sera l’un des principaux médiateurs entre le gouvernement et Solidarité...

    Après la chute du communisme, il va devenir libéral et européiste, tout en restant ancré à gauche. Il est membre du comité d’orientation scientifique de l’association À gauche en Europe, []fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, et depuis l’an dernier il préside la Fondation Jean-Monnet pour l’Europe.

    On remarquera que face à l’agitation vertueusement « démocratique » de ceux qui cherchent tous les prétextes pour s’en prendre à la Pologne, la Commission européenne fait savoir qu’elle n’a pas à se prononcer sur une loi polonaise.

    Selon cette loi, Geremek doit être déchu de son mandat de député européen. Ce qui serait tout simplement normal. Non seulement la notoriété internationale du personnage ne le met pas au-dessus de la loi, mais cette notoriété, et ses qualités universellement reconnues d’historien, devraient au contraire l’inciter à donner l’exemple.

    Cela dit, la loi en question n’est pas encore définitive. Elle sera examinée entre le 9 et le 11 mai par la Cour constitutionnelle polonaise, qui a été saisie par l’opposition et par le médiateur. La décision de déchoir Geremek de son mandat appartient au président de la Diète , qui pour l’heure est toujours Marek Jurek. Celui-ci a indiqué qu’il demanderait des « expertises juridiques complémentaires »..."

    Voici je crois qui permet de se faire une idée plus complète.

    Il faut dire que l’Union a la Pologne dans le collimateur, pensez donc ! Un pays qui est resté catholique, et qui se déclare plutôt contre l’avortement ! Si même les droits de l’Homme s’en mèlent...

    Bill



  • Bill Bill 27 avril 2007 13:54

    Tout à fait l"enfoiré ! D’autant que le personnage est controversé !!! Tous les députés ont répondu, sauf lui !!!

    Désolé de toujours remettre Daoudal, mais il est particulièrement instructif de le lire sur ce sujet :

    L’affaire Geremek (suite) L’ectoplasme des Affaires étrangères prend position à son tour dans l’affaire Geremek, au nom de la France. Hélas. Douste-Blazy propose que le Parlement européen vote une résolution pour demander aux autorités polonaises de laisser à Geremek son mandat de député européen, et que le Conseil européen demande officiellement aux autorités polonaises qu’elles « retirent leur plainte (sic) vis-à-vis de M. Geremek ».

    Quant à Nicolas Sarkozy, il apporte son soutien à l’historien polonais en ces termes : « Je connais M. Geremek pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Soupçonner M. Geremek, ça ne manque pas de sel, lorsqu’on sait le rôle qu’il a joué à Gdansk avec Lech Walesa. C’est particulièrement inadmissible de soumettre M. Geremek à cette nouvelle législation. » Et d’ajouter : « C’est très préoccupant ce qui se passe en Pologne aujourd’hui. »

    On croyait que Sarkozy était pour le respect de la loi. Car il s’agit d’une loi démocratiquement votée par le Parlement polonais et signée par le président de la République.

    D’autre part, ou bien Sarkozy ne sait rien du passé de militant communiste stalinien de Geremek (y compris en France), ou bien il fait l’imbécile (comme le président du PE Pöttering affirmant que Geremek « s’est toujours engagé pour la démocratie dans son pays »...)

    Le « débat » qui a eu lieu hier au Parlement européen fut proprement, et sans surprise, totalitaire. Il s’agissait de montrer que les députés soutenaient unanimement Geremek, d’une seule voix avec Cohn-Bendit dénonçant les « méthodes staliniennes ou fascistes » du gouvernement polonais. Les députés du parti au pouvoir en Pologne n’ont pas eu le droit à la parole...

    Face à la désinformation, là aussi totalitaire, qui règne dans cette affaire, il convient de rappeler ce qu’est la fameuse loi de « lustration ».

    Il ne s’agit en aucune manière d’une « chasse aux sorcières », mais d’une opération de vérité. De la vérité qui rend libre. Les personnages publics doivent faire une déclaration sur leurs éventuelles relations avec les services de la police politique communiste. Ces déclarations sont confrontées avec les éléments dont dispose l’Institut de la mémoire polonaise. Si la déclaration concorde avec ces éléments, il n’y a pas de problème. Quoi qu’ait fait le personnage en question. S’il a collaboré activement avec la police secrète, et s’il le reconnaît dans sa déclaration, il garde son statut actuel, et cette reconnaissance lui garantit même l’immunité : il ne peut pas être inquiété sur le plan pénal. C’est seulement s’il s’avère qu’il a menti, ou s’il refuse de faire la déclaration, qu’il perd, de façon automatique, son emploi public.

    Il s’agit donc exclusivement de savoir la vérité sur ce qu’ont fait ou n’ont pas fait, du temps de la Pologne communiste, ceux qui aujourd’hui ont des postes publics. Cela fait partie de ce que l’on appelle aujourd’hui le « devoir de mémoire ». Mais ceux qui ont cette expression plein la bouche en refusent la mise en œuvre quand il s’agit de connaître la vérité sur le communisme.

    Cela dit, en ce qui concerne Geremek, il a surtout trouvé ce prétexte pour monter une opération politicienne, au niveau européen, contre le gouvernement de son pays, tout en faisant un clin d’œil aux camarades de sa jeunesse, et à la gauche européiste...

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/

    Par Bill



  • Bill Bill 27 avril 2007 13:37

    Je suis très touché de votre message, mais n’en ai pourtant aucun mérite. Ces différents textes sont issus du blog d’Yves Daoudal, qui est très spirituel, un blog qui est particulièrement politisé pourtant mais aussi du site zenit.org est particulièrement intéressant sur tous ces sujets, et sur ce qui touche le christianisme dans le monde. Marcel Van est aussi un sujet fort intéressant.

    Merci encore, et mes salutations cordiales à votre père, dont je serai ravi de lire la prose, s’il lui vient l’envie de nous enseigner un peu du message ou de la vie de Saint-Paul.

    Bien cordialement

    Bill



  • Bill Bill 27 avril 2007 13:26

    Alors cher Zen, je constate que nos deux cas sont réciproque...

    Il y a une dimension qui est toujours oubliée et dans le christianisme, et dans les autres religions, c’est l’aspect « magique » de toutes ces spiritualités.

    Cher Zen, je n’ai en effet que 32 ans, je suis un petit jeunot, et j’ai encore beaucoup à apprendre, je suppose qu’il en sera de même dans mon age le plus avancé, si j’ai la chance d’y parvenir. Il me sera donc toujours utile de m’instruire, mais j’espère surtout échapper à un travers détestable, de la jeunesse comme de la vieillesse : se croire plus savant que les autres, et avoir des idées prédéfinies. Je crois que sur le christianisme, vous n’échappez pas à ce travers, pour la simple raison que vous ne cherchez pas ce qui motive les hommes d’église et les croyants en général.

    Concernant les limbes, ou quelqu’autres sujets sur l’église, il vous échappe totalement qu’elle a une mission précise, et même un devoir.

    Concernant le pape par exemple, il se dit bien surement que lorsqu’il se présentera à Dieu, il aura une responsabilité plus grande que les autres hommes, et devra rendre compte de ce qu’il aura accompli pour l’humanité entière.

    Vous ne voyez en ce qui vous concerne que l’aspect politique de l’église, qui est loin d’être le premier de ses devoirs. Ainsi la prière pour le chrétien est un acte bénéfique, mais non pas seulement pour lui-même, dans le noster pater, la prière dit bien « délivre NOUS », (et non pas délivre moi) du mal, ou du malin selon les traditions. On rejoint ici mon aspect magique dont je parlais au commencement, si l’ésothérisme vous a parfois intéressé, vous devez connaitre le terme d’égrégore ? C’est ainsi que dans le christianisme, comme dans toutes les religions du monde, le positif, le bien, et le négatif, le mal, s’affrontent aussi dans le domaine spirituel.

    On soupçonne parfois le pape de faire du prosélytisme à tort, non pas que ce ne soit pas son but non plus, mais il a aussi le devoir de porter la vérité, et de la faire connaitre. Mais sa personne ne lui appartient plus dès lors qu’il est engagé, tout comme il en était jadis de nos rois, et de leur sacerdoce.

    On retrouve dans certaines religions les mêmes pratiques, agrémentées différement. C’est ainsi qu’il me semble que dans chaque spiritualité réside une certaine vérité. Mais il est pour le moins réducteur d’aller toujours sooupçonner l’église de vouloir accenbtuer son emprise sur ses fidèles et tout y contrôler.

    C’est mon opinion...

    Bill



  • Bill Bill 27 avril 2007 12:05

    @ La Mouche du coche

    C’est pourquoi dans mon commentaire je reprends ce qu’un docteur, anciennement bouddhiste, en disait smiley sans ofrcément indiquer mes sources smiley

    Mais bien essayé...

    Bill

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