Qu’est ce qu’il peut être c.. ce Bayrou... Il parait qu’il était allé raconter ça à tous les journalistes qu’il rencontrait en leur demandant de se taire ( ), mais cela avait si peu d’intéret, qu’aucun ne le reprenait... Il cherche encore à se relancer, qu’on ne l’oublie pas le Béarnais fallot, genre j’suis honnête j’vous dit, le Sarko y m’a fait un pont en or, qu’j’vous dit, tiens, ne le répétez pas, mais il complotait avec moi le nain, commej’vous le dit ! Même qu’y a trois ans... mais chut, c’est un secret, ne le répétez pas hein ?
Ben oui... Dur de se maintenir maintenant au top... La star ac, c’est une fois tous les 5 ans... Faut bien trouver quelque chose à dire.
Merci pour ce témoignage, très émouvant. Cela ne doit pas être facile, et pourtant c’est magnifique ce temps que vous passez avec votre enfant, appréciant chaque jour de la vie avec elle.
Je suis parfaitement d’accord avec votre conclusion !
"Comment être à Rouen et ne pas penser à Jeanne sur son bûcher, criant le nom de Jésus au milieu des flammes tandis que, selon les témoins du temps, « dix mille hommes pleuraient »...
Comment être à Rouen et ne pas penser à Jeanne d’Arc qui prit les armes pour sauver la France lorsqu’elle sût « la pitié qu’il y avait au royaume de France » ? [...]
Comment être à Rouen et ne pas penser à ce que Barrès disait de Jeanne : « Etes-vous catholique ? C’est une martyre et une sainte que l’Eglise met sur les autels. Etes-vous royaliste ? C’est l’héroïne qui a fait consacrer le fils de Saint Louis par le sacrement de Reims. Pour les républicains, c’est l’enfant du peuple. Enfin, pour les socialistes, ils ne peuvent oublier qu’elle disait : « J’ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux. » [...]
Si l’on [n’] en parlait plus de Jeanne d’Arc c’est parce qu’il était devenu presque impossible de parler de la France. Ou peut-être parce que l’on avait pris tellement l’habitude de la dénigrer qu’il était devenu impossible d’évoquer celle qui lui avait donné son plus beau visage, qui était un visage de pureté et d’innocence. [...]
La France, c’est un art, c’est une culture, c’est une manière d’être et de penser.
La France, c’est la pensée claire, c’est la raison, c’est l’esprit des Lumières.
C’est aussi 2000 ans de christianisme, 2000 ans de civilisation chrétienne. Je n’ai pas l’intention de renier cet héritage chrétien dans l’histoire de France. Je sais, cela ne se fait pas. Trop tard, c’est fait.
La France, c’est Saint Denis, c’est Reims, c’est Domrémy, c’est le Mont Saint-Michel.
La France, c’est Dieu sorti de la pénombre du sanctuaire où l’art roman l’avait enfermé pour être offert à la lumière des cathédrales. Cathédrales qui font la fierté des villes.
La France, c’est la morale laïque qui incorpore 2000 ans de valeurs chrétiennes.
La France, c’est le respect de toutes les religions. C’est l’universalisme et c’est l’humanisme.
Pour seul commentaire, rappelons ce paradoxe : aucun candidat de « droite » à la présidentielle (pas M. Giscard, pas M. Chirac) n’était jamais allé aussi loin que M. Sarkozy dans le soutien explicite à l’avortement légal et aux unions « gays ». Tout le dilemme des catholiques entre ces deux tours est résumé par la juxtaposition de ces faits avec ces paroles."
Cher Icks Pey, voici qui ne s’adresse qu’à vous, afn de vous faire comprendre mes réticences. Je sais par avance que vous les concevrez fort bien...
"Le discours de Nicolas Sarkozy à Rouen, mardi soir, était stupéfiant. Le candidat de la droite libérale euromondialiste n’était jamais allé aussi loin dans le racolage nationaliste. On aurait dit un discours de Jean-Marie Le Pen rédigé par un récent transfuge de l’UMP.
Il y eut un long couplet sur Jeanne d’Arc, et sur ce que Michelet et Barrès disaient d’elle. En résumé, « Jeanne, c’est la France. »
Mais là, comme dans tout le reste du discours, il y a le détail qui cloche et qui ramène au vrai Sarkozy. Reprochant à la droite et au centre d’avoir « laissé Jeanne d’Arc confisquée par l’extrême droite », il ajoute : « Comment pendant si longtemps avons-nous pu laisser confondre le patriotisme qui est l’amour de la patrie avec le nationalisme qui est la haine des autres ? »
Et ça cloche doublement. D’une part, ce distinguo est absurde. « La haine des autres », ce n’est pas une description du nationalisme, c’est une diabolisation du mouvement national. Le nationalisme à la française n’a jamais été caractérisé par la haine des autres. Il est résumé dans la formule de Le Pen : « Nous ne sommes pas xénophobes, nous sommes francophiles. » D’autre part, Sarkozy fait semblant d’exalter le patriotisme, mais dans tout son discours il évoque à jet continu la nation, très rarement la patrie... Et cela pour une raison simple, c’est que s’il peut facilement relier la nation à la République (et il le fait abondamment), il ne sait pas trop ce qu’est la patrie, la terre des pères, l’héritage des ancêtres.
Ensuite il y avait le grand couplet sur la France, laïque et religieuse, humaniste et chrétienne, avec une insistance particulière sur les « 2.000 ans de christianisme, 2.000 ans de civilisation chrétienne »... Car « la France c’est Saint-Denis, c’est Reims, c’est Domrémy, c’est le Mont Saint-Michel », etc.
Il s’agit bien du même Sarkozy qui rejette absolument toute idée de reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans un traité européen.
Puis il y a eu le couplet sur l’autorité, la morale, l’effort, le mérite, l’ordre, etc.
Et la phrase superbe : « Je n’accepte pas cette mode de la repentance. » Car la France « n’a pas à rougir de son histoire. » Et il va « plus loin » encore. Plus loin, c’est carrément une exaltation de la colonisation : « Tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, il y avait parmi eux beaucoup de gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers sur un sole aride, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil. »
Il s’agit bien du même Sarkozy qui s’incline en Algérie devant le « Monument aux martyrs », à savoir aux égorgeurs du FLN, lors d’une visite « amicale » à Bouteflika qui exige la repentance de la France...
C’est ensuite la longue litanie « J’ai voulu remettre la France au cœur de la politique parce que... », suivie d’un discours sur la nation qui est « de retour », la nation qui « protège ». Et il faut protéger notre industrie, notre artisanat, notre agriculture... « Le mot protection ne me fait pas peur ».
Et il dit aussi qu’il veut moraliser le capitalisme financier, qu’il veut favoriser le capitalisme familial...
Et l’on termine sur une nouvelle exaltation de la France.. .
Dès le début du discours, le ton était donné, et le mensonge était énorme : « Le peuple français est un grand peuple qui veut continuer à écrire lui-même son histoire. »
Nicolas Sarkozy est l’homme qui veut faire voter par le Parlement, sans demander l’avis du peuple français, une mini-Constitution européenne qui reprenne la première partie de la défunte Constitution, à savoir les articles qui nient la souveraineté nationale, qui interdisent par conséquent au peuple français de continuer à écrire lui-même son histoire.
Mais Nicolas Sarkozy n’a pas parlé de son mini-traité.
Et l’on peut constater que dans son tableau des destructions économiques et sociales dont souffre la France, il n’a pas mis en cause une seule seconde la politique européenne, sinon pour dire seulement que l’euro ne jouait pas le rôle qu’il devrait jouer...
Lui qui est si disert sur l’identité nationale et sur la protection de la France, il n’a pas parlé non plus de l’immigration. Il n’a pas rappelé ses discours sur l’immigration choisie, repris mot pour mot du Livre vert de la Commission européenne appelant les Etats à accueillir une immigration massive. Il n’a pas rappelé non plus qu’il était favorable au droit de vote des immigrés. Il n’a pas rappelé non plus, lui qui se pique d’être contre les communautarismes, qu’il est le créateur du CFCM, et qu’il a donc fait de l’islam une religion d’Etat.
Enfin, en entendant ce discours, on ne pouvait s’empêcher d’entendre en contrepoint ce qu’il avait dit à Philippe de Villiers : « Toi, Philippe, tu as de la chance, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid, je ne m’intéresse qu’à l’avenir. »
Et l’on ne pouvait manquer de se souvenir de Sarkozy, qui représentait officiellement notre pays, dénonçant aux Etats-Unis « l’arrogance » de la France..."
Cher Icks Pey, encore un article clair, bien écrit et tout à fait juste ! J’apprécie votre esprit non partisan au fond, mais simplement pertinent et réfléchi.
Peut-être auriez vous pu souligner que l’Etat lui-même démolit ce qu’il construit, sur la sécurité sociale par exemple, avec la CMU ou l’AME par exemple, en chargeant trop la barque ! Voila un outil intéressant sur la peau duquel je ne parierai pas la moitié de ma fortune !
Et que dire des petits copains énarques qui une fois nommés font quasiment couler des boites entières par des investissements hasardeux, pensant que l’argent des Français sera toujours derrière eux, dans les entreprises semi-publiques ?
Et le dogmatisme économique de notre pays, qui nous a couté ELF, dont les activités n’étaient surement pas si éloignées des autres groupes pétroliers du monde... Précisons que Le Floch-Prigen n’a qu’un CAP je crois en poche, et qu’il était en train de faire d’ELF le premier groupe du monde...
Il manque à notre pays une vraie culture de l’économie, je le dis sans m’exclure de ce fait...
Bien cordialement cher Icks Pey, vous me donnez l’envie de revenir sur agora et d’y réécrire.