Votre raisonnement est celui des esclaves qui ne pouvaient pas s’imaginer autrement qu’esclave. Alors ils se battaient non pas contre leur bon Maître mais contre les esclaves qui imaginaient pouvoir avoir une autre vie qu’une chaine au pied et une autre dans leur tête.
La force de la droite est l’ignorance de la culture ouvrière par 90% de la classe prolétarienne. Le jour où les salariés vont se rendre compte que la droite c’est d’abord et avant tout des gens qui font travailler les autres en estimant que le salaire qu’ils donnent ce n’est pas un « du » mais une « dépense », (savent-ils seulement la différence ?), peut-être que nous pourrons respirer à nouveau. Pour le moment tout est fait pour que les salariés, même ceux qui sont pas trop touchés par cette soit disant crise baisse la tête avec la peur au ventre.
Entendez un peu les discours des patrons qui faisaient travailler les gosses de 7-8 ans au moment où la loi a interdit le travail des enfants de moins de 13 ans. A les écouter, cette loi allait faire fermer toutes les mines et les usines. Avez-vous oublié ce discours ? Moi, je ne l’ai pas oublié car je l’entends depuis des années par la droite et le P.S. plus au sujet des enfants mais au sujet des jeunes, des contrats CDI, etc... .
Je ne sais pas si le fait de dire que le travail doit permettre de vivre dignement sans crever de faim ou de froid relève d’ « un dogme ». Aujourd’hui pour des millions de français qui ne font pas de bruit se laissent écraser par la classe dominante en pointant des boucs émissaires qui sont aussi pauvres qu’eux.
Un petit détail : Mélenchon n’a pas la fortune de Le Pen et l’intérêt de Le Pen est de pouvoir la garder en toute quiétude, bref faire exactement comme Sarko et compagnie.
Non, ce ne sont pas les français qui se « droitisent » mais la classe dominante et possédante qui l’affirme tous les jours pour conditionner les électeurs et faire croire qu’un salarié de Florange, de P S A , de la fonction publique ou d’un enseignant précaire pense comme la bourgeoisie de Neuilly ou un patron du CAC40.
Naïf ou stupide pour croire ce que les journalistes des média dominants racontent ?
Depardieu fait ce que la mondialisation lui permet de faire. Quelque part il est plus honnête qu’un Cahuzac ou un Sarko qui se servent de leur position de pouvoir en France pour optimiser leurs impôts ou planquer leur fric ou se faire du fric.
Je n’ai jamais aimé ces gens qui se font du fric grâce à la pub pour leurs chansons ou leur film, leur musique ou la dernière pièce de théâtre à la mode. Une « vedette » (spectacle ou sport) gagne plus que tous ces « salariés » qui se crèvent dans les hôpitaux, dans les établissements scolaires, dans les palais de justice, dans les incendies ou les inondations. Après une catastrophe naturelle, ce sont les pompiers que l’on appelle et les salariés d’EDF pour réparer les dégâts.
Quand je vois un Depardieu, je n’ai pas juger sa conduite, , c’est à eux, à tous ces anonymes, à qui je pense car si j’ai un problème grave qui met ma vie en danger, Depardieu est parfaitement inutile.
C’est vrai les illuminations de Noël peuvent paraître indécentes quand on connait la pauvreté et la misère totale de millions de français.
Ce que je trouve beaucoup plus indécent c’est le comportement de nos élites politiques.
Qu’importe qu’un ministre ne respecte pas la loi, la majorité des média regardent ailleurs et nous servent durant 15 mn à la tété le massacre d’enfants dans une école made in U S A . Silence radio d’ Ayrault, et des autres comme pour les amis proches de Sarko quand ils ont été mis en examen !
Nous ne sommes pas dans une dictature « politique » mais nous le sommes quand même avec la « Dette », cette petite chose qui permet aux banquiers de dicter leur volonté. Avant l’intérêt général nous devons nous soumettre aux intérêts particuliers des banquiers. D’abord avec Sarko puis avec Hollande, ils ont choisit de plaire à ceux qui leur garantissent leur carrière politique. Combien d’euros tombent sur le compte de Sarko chaque mois grâce aux contribuables ?
A Florange (comme ailleurs), les salariés ont le droit de s’exprimer mais ils ont aussi le droit de crever de faim. Le nombres de repas distribué aux resto du cœur augmente chaque année. Les possédants qui sont riches et ne craignent pas des lendemains douloureux veulent toujours plus au nom de la compétitivité, du rendement, de la concurrence.