Je crois que la finalité de cette guerre contre les salariés de la zone euro et des acquis sociaux des travailleurs est, comme vous le dites, de maintenir éternellement les peuples sous le boisseau des puissants.
Les partis politiques qui se disent de gauche le savent bien puisqu’ils acceptent les exigences des banquiers.
Qui peut croire qu’un travailleur qui a acheté une maison et ne peut la rembourser parce qu’il a perdu son emploi réduit la « Dette » du pays ? Personne peut le croire. Par contre que les banquiers récupèrent les maisons et les appartements pour une poignée de haricots afin de les revendre à de riches acquéreurs des pays « émergeant », c’est tout bénef pour eux. Ils ont aucun intérêt à ré-industrialisé les pays de la zone euro puisque la main d’œuvre pas cher est ailleurs.
Il faut que les français comprennent bien que le modèle sociale que veut imposer le MEDEF est celui des années 1850 ? Ce n’est pas une régression d’un siècle mais plutôt de deux siècles. Que peuvent les travailleurs français (salariés et autres) quand une entreprise polonaise, ou espagnole casse les prix en France parce que leurs salariés sont payés avec des lance-pierres ? Crier dans la rue ? Cela ne dérange les places boursières, les spéculateurs, les milliardaires qui voguent sur un bâteau de luxe.
C’est à ce genre de remarque que l’on peut dire sans se tromper que nous ne sommes pas en Démocratie.
Amiante, Médiator, vaccins, sang contaminé, maladie de la vache folle, huile de palme, O G M, sucre et sel cachés dans les produits transformés, la liste est longue, j’arrête là. D’un coté l’énorme trou de la sécu, de l’autre des rentiers qui s’en mettent plein les poches. Entre les deux, des élus qui vivent bien sur le dos de la bête (les contribuables).
Qu’est-ce que nous apprend cet article ? Rien, il nous parle simplement
de l’état d’esprit de son auteur et de ce qu’il pense de Michel Onfray.
Michel Onfray me fait penser à ces hommes et à ces femmes qui étaient forts méprisés par la classe dominante aux 19 ème et début du 20ème car ils-elles osaient prétendre que les gens de peu, les travailleurs avaient la capacité de comprendre, d’assimiler des sujets très théoriques bien que leur niveau scolaire soit modeste (philosophie, histoire, sociologie, etc...) et en plus ils apprenaient à être capables d’exprimer par eux mêmes et de produire des textes très compréhensibles par tous. Sans cela la lutte des classes sociales n’aurait jamais eu lieu.
Qui parmi les « zélites auto proclamés » aujourd’hui s’intéresse à instruire les travailleurs, les chômeurs, les jeunes en désespérance ?
L’émancipation du prolétariat n’a jamais été une idée bien acceptée par la société d’un pays qui se dit « Républicain » mais qui dans l’épaisseur de la réalité du quotidien est un régime bien monarchique avec sa hiérarchie des catégories sociales, des valeurs (qui changent selon les époques), sa classe dominante très en phase avec l’oligarchie qui gouverne et qui impose sa culture.
Aujourd’hui même un balayeur (car il peut avoir fait des études mais pas trouver un autre emploi) peut être capable de lire et de comprendre un article tel que celui-ci.
Le rapport de force entre une institution telle que Pôle emploi et les personnes sans emploi est inégale. A Pôle emploi, on s’emploie à faire comme si le chômage de masse était du aux individus et non du à un choix politique depuis 30 ans.
Etonnant que les syndicats ne s’occupent pas plus d’associations pour les chômeurs ? 3 millions d’adultes traités comme des irresponsables pour maintenir la paix sociale car dans une économie de marché, un chômeur c’est d’abord un coupable, coupable de ne pas savoir se vendre (le capitalisme sans la servitude volontaire ne pourrait pas fonctionner).
Imaginer un instant que les 3 millions chômeurs, plus les bénéficiaires du R S A, défilent tous les jours sous les fenêtres des préfectures, des syndicats, des chambres de commerces et de l’artisanat, défilent sous les fenêtres des sénateurs et députés, etc... cela provoquerait peut-être un autre regard sur les « victimes » de la guerre économique qui bat son plein actuellement pour le plus grand bénéfice des rentiers dans le monde.
Qui croit encore un instant que le P.S est de gauche ?
Le P.S est peut-être à gauche de la droite très à droite mais pour l’instant sa politique n’a rien de gauche bien au contraire, les riches sont rassurés, ils continueront à être riches et les pauvres encore plus pauvres pour la simple et bonne raison que l’ Europe décide et Hollande exécute, point. Il serait urgent de passer à la semaine de 28 heures payée correctement afin que les salariés puissent vivre avec leur salaire. Nous en sommes loin.
Les média pour occuper l’espace médiatique font un carton sur des petits mots du premier ministre, sur des dérapages mais rien sur les malversations de Sarko et de son équipe, ou d’autres hommes politiques français, silence sur les paradis fiscaux, silence sur les privilèges des fonctionnaires « politiques », rien sur les « estrangers » qui sont dispensés d’impôts, etc..., etc...