Non, ce n’est pas en France que la santé est la plus cher au monde mais aux U S A et quand on voit l’état global de santé de la population (obésité, psychiatrie, accident de travail, drogue, maladies imaginaires, etc...) il faut reconnaître que la santé c’est d’abord et avant un bizness comme un autre. Les gens payent des assurances mais comme par hasard ils ne sont pas remboursés quand ils en ont besoin parce que ce n’est pas dans une clause de l’ assurance.
Les lobbyes de la santé (médicaments mais aussi tout ce qui tourne autour de la santé comme les appareillages, radio, analyses, ameublement spécial-lit-chaise-=) ont intérêt à ce que la santé rapporte.
Combien leur rapporte une personne qui se porte bien quelque soit son âge ? Rien. Tout est là.
J’ai entendu dire que dans le milieu des affaires, la consommation de drogue était nettement plus élevé que dans les « ghettos ». La clientèle n’est pas la même, c’est certain et l’objectif de cette consommation non plus. Quand on doit toujours améliorer les bénéfices de son entreprise pour gaver les rentiers, quel choix reste t-il aux salariés(même bien propre, bien instruit bien nourrit) ? Soit il continue à se droguer pour payer ses traites, (maison, bagnole, vacances, etc...) soit il part, il quitte son boulot. En attendant, on ne parle jamais de ces cadres supérieurs qui se « shoot » pour le plus grand bénéfice du capitalisme.
Les drogues ont toujours existé depuis que le monde est monde sauf qu’aujourd’hui, une petite minorité veut s’accaparer le monopole alors que certaines drogues pourraient être à la portée de tous comme l’alcool ou le tabac, deux produits qui rapportent pas mal de fric aux labo pharmaceutiques dans les produits de « sevrage ».
Durant les trente glorieuses, en France, il y avait une population qui n’avait pas le temps de rêver à l’ an 2000 tant le présent du quotidien était accaparant. Je veux parler de ces millions de travailleurs-travailleuses, jeunes et moins jeunes qui se tapaient des semaines de 45-50 heures alors qu’officiellement la semaine était de 40 heures.
La réduction du temps de travail pour la grande majorité des travailleurs (physique ou intellectuel) a été un pas en avant vers la « civilisation », aspect de la vie que les capitalistes et les anti républicains n’ont jamais admis et n’admettront jamais. Plutôt que de parler d’un cycle, moi je parlerai d’une revanche des puissants qui ne tolèrent pas la démocratie réelle, (en France elle n’a jamais eu lieu, lire Guillemin) encore moins la république et ses valeurs et encore beaucoup moins l’instruction et l’éducation du plus grand nombre de gens. Un rentier (ou banquier) n’a rien à foutre d’un consommateur/salarié qui sache lire et écrire pour faire le même travail qu’un analphabète peu faire, il préfère un individu heureux de travailler 50 heures par semaine pour une poignée de haricots, les délocalisations massives sont là pour nous rappeler cette réalité.
Par ailleurs, il y a une perte totale de la culture ouvrière et de la mémoire des luttes pour obtenir quelques acquis (sécu, congés payés, retraite, etc...) dans le monde du travail. La voiture, la télé et l’ordi ont pu faire croire que tout le monde appartenait à la classe moyenne mais en réalité, les ghettos pour les riches d’un coté et les ghettos pour les pauvres de l’ autre ont laissé de moins en moins de place pour cette classe moyenne qui est en train de disparaître pour le plus grand bonheur des oligarques qui nous gouvernent. Un oligarque ne connait aucun parti, il ne connait que son intérêt et celui de son groupe auquel il appartient, c’est à dire aux puissants qui n’ont pas de compte à rendre à la société puisque la société est organisée pour les servir (qui met en place les mesures qui permettent aux banquiers et aux rentiers de vivre sur le dos des travailleurs ?)
Une question toute simple : y a t-il assez d’emplois pour tous ? Non. Est-il question de réduire le temps de travail ? Non. Est-il question de réduire le coût du travail ? Oui. Est-il question de réduire les salaires ? Oui. La « Dette » la « crise » les « délocalisations », sont là pour calmer les travailleurs qui auraient quelques envies de manifester leur mécontentement.
Dans les années 50 je rêvais d’un monde moins violent, la guerre d’Algérie avait des répercussions en France, d’un monde où les petits vieux ne feraient plus les poubelles comme je le voyais aux halles à Paris, où les enfants mangeraient à leur faim (chiens et chats sont mieux nourris que les enfants pauvres de notre pays), etc...
Il serait temps de dire, les média dominants se taisent et c’est bien dommage, que le P.S n’est pas un parti de gauche, il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Ce sont les membres de ce parti qui vont enterrer définitivement tous les acquis sociaux des salariés. Comment les militants P.S. de base peuvent-ils se faire avoir à ce point sans rien dire ?
Les "ghettos ne sont pas à venir, ils sont déjà là. Il y a les ghettos des pauvres, voire des très pauvres, et les ghettos des riches dont on ne parle jamais du coté de Neuilly et des quartiers chics des grandes villes en France, en Europe et dans le monde.
Le but ultime d’une civilisation n’est-il pas de voir des gens coucher dehors devant des logements vides ? Nous y sommes.