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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 18 février 2018 16:58

    @ZenZoe

    Exact et je partage.

    C’est un coup tordu à quatre ou cinq bandes.

    Ce type est un arriviste de droite extrême sans scrupule mais certainement pas un naïf et un imbécile…

    Faire du bruit, il y est arrivé et si Darmanin se fait crocheter c’est lui qui aura la raison pour lui…

    Attendons.



  • bob de lyon 18 février 2018 10:25

    Ces réflexions sur la langue française me rappellent une anecdote que racontait Manu Dibango.

    Fils d’un père modeste fonctionnaire camerounais et d’une mère couturière, il fit ses études primaires chez les petits blancs dans une école administrée par des religieux.

    Il apprit le français jusqu’à utiliser dans la conversation courante, avec ses camarades, le subjonctif dans toutes ses formes mais sans forfanterie, régulièrement et tout à fait naturellement.

    La concordance des temps était devenue un réflexe mécanique. C’est dire la qualité de l’enseignement dispensé et l’intelligence de l’élève.

    Quant à moi, lorsque arriva la loi de la concordance des temps (pour notre prof c’était mieux quela règle  !) j’eus des doutes sur mes capacités intellectuelles.

    Certificat d’études obtenu, son père l’envoya en France pour compléter son éducation.

    Pris en charge par une association protestante, il s’insère parfaitement et surprend ses hôtes par son vocabulaire et sa dextérité à naviguer dans la conjugaison ; mais ils s’étonnent mutuellement lorsque le subjonctif arrive dans les conversations.

    Il faut l’écouter raconter, avec son bon rire, les yeux exorbités de ses auditeurs quand ils l’entendaient développer ses jolies phrases ; il parlait effectivement comme un livre mais d’une époque proche de Diderot et de Voltaire.

    Dibango a dû réapprendre à éviter d’utiliser le subjonctif à tout propos. Aujourd’hui il ne s’en sert, taquin, que comme une coquetterie pour faire comprendre qu’il n’a rien oublié.

    Petite remarque sur les phrases sans verbe : c’est le Graal des bons écrivains désireux d’un siège à l’Académie française.



  • bob de lyon 17 février 2018 19:12

    Belles photos.

    Si vous êtes allé en Écosse, pourrions-nous voir vos images… Parce qu’une semaine de pluie nous a très handicapé… Rien vu, sauf des rafales d’ondées vertigineuses et quelques scottish-cowes blotties entre elles.



  • bob de lyon 17 février 2018 09:52

    Qui lit encore Proust ? Ben moi, quoique découvert très tard.

    Et je me souviens de l’épilogue d’un de ses romans, l’épanadiplose parfaite (j’ose), puisque le récit commence dans sa chambre et, quelques deux cents pages plus tard, se termine dans le même lieu.

    Une étincelle de lumière sur la barre des rideaux cuivrée entraîne un zoom arrière au fil des lueurs de l’aube envahissant lentement la pièce.

    Vingt Dieux, fallait l’écrire !



  • bob de lyon 17 février 2018 08:40

    Nous subissons sans interruption Attali, Minc, Cohen depuis Mitterrand…

    Ce sont ces fameux visiteurs du soir qui circulent par portes dérobées tel le Père Joseph – le capucin François du Tremblay – qui s’occupait des basse œuvres de Richelieu et ne s’entretenait avec lui qu’en grec ou en latin.

    Que faire ?

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