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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 3 janvier 2019 17:30

    Bonjour Julien,

    Courageux d’aller à contre-courant de la légende du ‘sauve-qui-peut’…

    Si j’en crois ce que me racontaient mon oncle, chef de char, et mon père, artilleur de montagne, c’était souvent duraille et ils se sont souvent plus que défendus.

    Voir ‘Infographie de la Seconde Guerre mondiale’ Ed. Perrin – 2018 ; le bilan comparé des hommes et du matériel était plutôt équilibré et les soldats français ont combattu courageusement quoiqu’en disent certains.

    Je retiens votre livre.

    Merci.



  • bob de lyon 19 décembre 2018 11:57

    Emmanuel Macron savait-il qu’il allait être le président de la France en 2014 quand il est devenu ministre de l’économie ? Ou même en 2016, lorsqu’il a lancé son parti « En marche » ?

    Selon les révélations sur les identités des généreux donateurs* qui alimentèrent la caisse du financement de sa campagne électorale, le délitement politique du moment, l’antienne favorable et ambiguë distillée par les médias et la pléthore des candidats, on peut admettre que les soutiens (tous dans la sphère de l’État sans oublier les visiteurs du soir qui le grenouillent depuis plusieurs décennies) en avaient bien mesuré les chances.

     

    Quant à l’Algérie, je ne vois pas qui**, dans le personnel politique actuel, pourrait orienter la boussole dans le bons sens.

     

     

    * - Principal donateur : la City de Londres ; curieux non ? Pour les suivants, il faut traverser l’Atlantique.

    ** - Je m’en tiens à Kamel Daoud.



  • bob de lyon 19 décembre 2018 10:33

    @Michel DROUET

    Boujour, 

    Ne perds pas ton temps à répondre à Spartacus.



  • bob de lyon 11 décembre 2018 15:19

    Gaulois ingrats, incapables de remercier vot’ bon maître quand il vous glisse une piécette ! 



  • bob de lyon 6 décembre 2018 11:53

    @vesjem

    Tiens-tiens, il est agacé… mais il ne faut pas ; refroidissons-nous tous les deux.


    Je suis né dans un service public… en 1961, au bas de l’échelle, à 17 ans. Je suis un vieux monsieur aujourd’hui.


    À cette époque nous savions tous pour quoi et pour qui nous travaillions. L’esprit de l’entreprise dans laquelle je gagnais ma vie avait une mission – attention, je pèse mes mots ! – quasi philosophique qui était celle d’équiper le pays plutôt que de vendre de l’électricité pour faire du bénéfice. La priorité c’était l’intérêt général et nous étions une majorité à y croire. Les gens que nous rencontrions étaient des abonnés et non des clients. Où va se loger la sémantique.

    Peut-être étions-nous un peu benêts !

    Cette époque s’est terminée en 1995, quand l’ultra-libéralisme blairiste envoûta Monsieur Jospin.

    Donc Enedis, pour moi, est totalement inconnu ; j’ai saisi une opportunité et je suis parti avant pour cause d’incompatibilité d’humeur… L’atmosphère sociale et son virage capitalistique devenaient irrespirables.

    Quant à mes cours, il y en eut, mais c’est surtout mon praxis professionnel et ma spécialité qui alimentèrent tout ce que je sais et me firent voyager dans quelques pays, explorer (ramper parfois) divers outils de production-distribution et fréquenter beaucoup d’ingénieurs intéressants et conscients de leur responsabilité.

    En ce qui concerne le compteur Linky, une dernière anecdote pour passer le temps.

    En 1983 j’ai rencontré les ingénieurs R&D qui planchaient sur le thème : comment supprimer la relève des compteurs longues, fastidieuses et coûteuses.

    Nous étions au début de l’informatique (encore des UNIVAC à bandes magnétiques) ; leur réflexion passait par un compteur qui correspondrait par impulsion téléphonique : un casse-tête. Ils avaient un espoir avec le minitel, l’orientation était prise, mais il a fallu plus de 35 ans pour arriver à Linky.

    Maintenant libre de penser ce que chacun veut en penser, les temps ont changé.

    Cordialement. 

     

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