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heliogabale

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  • Premier article le 25/08/2010
  • Modérateur depuis le 10/09/2010
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Derniers commentaires



  • heliogabale heliogabale 3 octobre 2014 14:41

    Il faut d’abord préciser : dette brute ou dette nette ? 2 000 milliards d’€, c’est la dette brute de l’Etat. En totalisant tous les budgets des administrations publiques c’est pire encore (2412 milliards en 2012). Mais la sphère publique a aussi des actifs financiers comme par exemple des actions (981 milliards en 2012) ; En conséquence la dette nette de toutes les administrations publiques était en réalité de 1428 milliards en 2012 soit autour de 70 % du P.I.B et non 100%, brandi comme un épouvantail.

    Les 2412 Md€, c’est quand vous rajoutez les délais de paiement et les intérêts courus, a notion budgétaire n’a rien à faire là-dedans.
    Les actions, ça regroupe les actions cotées (participation de l’Etat) et non cotées (participations de l’Etat mais également participations des collectivités locales par ex. dans les société d’économie mixte). On peut rajouter les OPCVM de certaines caisses de sécurité sociale.

    La dette nette de 1428 Md€ est la dette financière : pour avoir le solde patrimonial net des administrations publiques, il faut rajouter les actifs non financiers (immobiliers et terrains). Et là, les administrations publiques ont une situation patrimoniale positive avec des asymétries : les collectivités locales sont largement excédentaires mais l’Etat a un patrimoine négatif.

    Enfin négatif, c’est une façon de parler... pendant longtemps, les administrations publiques en général et l’Etat en particulier ne réfléchissaient que dans une logique budgétaire (entrée et sortie de cash). Avec l’avènement du capitalisme financier, la logique patrimoniale a pris une place de plus en plus importante.

    C’est ainsi que certains voudraient comptabiliser les engagements de l’Etat pour les pensions de fonctionnaires dans la dette et s’aligner ainsi totalement sur la comptabilité privée d’entreprises (des multinationales plus particulièrement, cf normes IFRS). Mais ceux-là oublient de comptabiliser un actif d’une valeur inestimable : la capacité que l’Etat a à lever l’impôt...

    Quant à la situation patrimoniale de la nation, elle se distingue sur plusieurs points : décorrélation sur ces quinze dernières entre le PIB (qui peut être considéré comme le total des revenus de la nation) et le patrimoine (plus de 7 fois le PIB aujourd’hui). Le patrimoine de la nation se caractérise également par le poids important de l’immobilier (de mémoire environ deux tiers du patrimoine total).

    Cette décorrélation est évidemment une mauvaise chose pour l’économie du pays et freine la croissance. Une réflexion doit être menée pour une réforme fiscale de grande ampleur : il faut mieux taxer les activités inutiles à la société (grosso modo celles qui facilitent l’accumulation d’immobilisations).



  • heliogabale heliogabale 2 octobre 2014 22:10

    C’est un peu ce qui s’est passé dans les années 1980 : suite au virage de la rigueur pris par les Socialistes en 1983, la droite avait radicalisé son propos. En 1986, le programme RPR-UDF était un pur programme néo-libéral et en certains points liberticides...

    Tout le monde sait comment ça a fini : projet Devaquet, manifestations étudiantes, les voltigeurs tabassant à tout va et la mort de Malek Oussekine.



  • heliogabale heliogabale 18 septembre 2014 21:39

    Les problèmes d’illettrisme renvoient à la gestion calamiteuse de la formation professionnelle...

    Avec l’automatisation de nombreux métiers, y compris dans les services, il est clair que les populations sans formation sont de plus en plus exclus du marché du travail. Le chômage concerne essentiellement les personnes sans formation ou diplôme... l’augmentation du chômage est essentiellement due aux 150 000 personnes entrant chaque année dans le marché du travail sans aucune formation ou diplôme...

    Les automates remplacent de plus en plus les personnes qui étaient derrière les guichets ou la caisse... le processus semble irréversible... le débat sur l’impact de la machine sur l’emploi est aussi vieux que le capitalisme... lors des révolutions industrielles, les sociétés ont su surmonter cette épreuve en réduisant le temps de travail et en créant de nouveaux métiers à partir de la mécanisation des tâches (en particulier dans le secteur des services : l’augmentation des salaires a fait croître la consommation des ménages qui a généré des emplois dans les services)... Mais là, ça semble différent...

    Je suis un partisan du collège unique et de la massification dans les études supérieures : le problème en France est qu’on n’a pas voulu adapter le système éducatif, profondément élitiste, à l’ambition de mener toujours plus loin les élèves. Les classes préparatoires scientifiques préparent davantage à l’entrée à Polytechnique (objectif chimérique pour beaucoup d’aspirants) qu’à la profession d’ingénieur. Je ne dis pas qu’il ne faut pas un contenu théorique solide dans la formation d’un élève mais cela pèse sur la pénurie (relative) d’ingénieurs en France.

    Il manque d’ingénieurs qui ont une intelligence que l’on pourra qualifier de pratique ou de manuelle... et parmi les rejetés du système éducatif, certains l’ont...

    Et parmi les polytechniciens, beaucoup optent pour des professions de gestionnaires, notamment dans les ministères : ils sont nombreux à Bercy (administrateurs de l’Insee). Alors que beaucoup ont le potentiel pour être de bons chercheurs. Au final, cette école d’élites n’a produit que très peu de prix Nobel...

    Je voudrais pointer du doigt une autre incapacité du monde politique actuel : celle de comprendre le monde d’aujourd’hui et les enjeux de demain... ces problématiques parcourent des disciplines transverses et nécessitent un savoir très important... il faut une culture et une curiosité démente et être ce qu’on appelait autrefois un érudit... cela devient de plus en plus difficile puisque le savoir n’a cessé de croître et qu’un mathématicien d’aujourd’hui ne peut prétendre à maîtriser toutes les disciplines de cette matière...

    Les hommes politiques doivent donc se référer à des « techniciens », bons en leur domaine mais pas forcément aptes à proposer une vision systémique et les interactions et interdépendances qu’elle implique... cela constitue une menace pour la démocratie : ces techniciens ne sont pas nombreux et tiennent peu ou prou le même discours, les plus « iconoclastes » étant souvent mis à la marge... les hommes politiques sont alors plus ou moins condamnés à mener indéfiniment la même politique.



  • heliogabale heliogabale 9 septembre 2014 23:12

    Bonjour,

    peut-être que ce lien va affiner la réflexion de l’auteur : http://en.wikipedia.org/wiki/Strauss%E2%80%93Howe_generational_theory

    Le cycle serait plutôt de 80 ans et si vous vous plongez dans l’histoire de France, vous verrez qu’environ tous les 80 ans il y a une grande déflagration :

    1940 : Défaite face à l’Allemagne puis occupation
    1870-1871 : Défaite face à l’Allemagne puis occupation puis perte de l’Alsace-Moselle puis Commune de Paris
    1789 : Convocation des États généraux puis prise de la Bastille, fin de la féodalité
    1715 : mort de Louis XIV, la France ruinée - banqueroute de Law en 1720
    1648-1649 : la Fronde
    1572 : massacre de la Saint-Barthélémy
    1493 : perte des comté de l’Artois, de Bourgogne et de Roussillon par Charles VIII
    1415 : défaite à Azincourt (guerre de cent ans)
    1356 : Jean Le Bon fait prisonnier à la bataille de Poitiers (guerre de cent ans), pour retrouver sa liberté il doit céder tout le Sud-Ouest aux Plantagenêt
    etc.

    Bref, vous voyez que si l’on reste fidèle à cette suite, la grande explosion est assez proche...



  • heliogabale heliogabale 9 septembre 2014 20:57

    Il y a fort à parier que nous connaîtrons l’entière vérité en 2051 et des poussières...

    C’était une question que je m’étais posé au sujet du WTC7 : qu’un incendie puisse détruire un immeuble en acier aurait dû aboutir à la vérification de tous les gratte-ciels construits à la même époque aux USA... mais tout le monde s’en foutait apparemment...

    Il faut combien de temps pour préparer la démolition contrôlée ? Est-il possible de la préparer en quelques heures seulement ?

    C’est toujours la même difficulté : pointer les failles d’une théorie n’est pas toujours suffisant pour faire émerger une autre... Il n’y a eu aucune enquête digne de ce nom : tout a été fait pour mettre un voile opaque sur cette affaire, à laisser les gens et en particulier les familles des victimes sans réponses.

    Bref, de l’eau a passé sous les ponts et cet événement a donné une tournure sinistre à ce siècle... en héritage, des dizaines de millions de sacrifiés et un Moyen-Orient totalement détruit... Il nous a volés notre espoir d’un monde meilleur...

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