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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
  • Modérateur depuis le 25/08/2012
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 15:28

    juluch :
    « L’euro nous a foutu dans la mouise, personne ne peux le nier. »

    Moi, je le peux. Mieux encore, je vais même vous expliquer ce qui est irrecevable dans votre hypothèse, et par là même, pourquoi celle-ci est fallacieuse.

    Votre déclaration est partielle parce qu’il y a une erreur dans l’énoncé. Vous parlez d’un phénomène que vous appelez « euro » et dont vous dites qu’il nous a « foutu dans la mouise ». Et pourtant, si on y est bel et bien (et c’est précisément pourquoi je n’ai pas rejeté votre déclaration en bloc), ce n’est pas l’euro, c’est à dire, le passage à une monnaie unique, qui nous y a mis.

    C’est qu’en réalité, sous ce vocable d’euro, très pratique et très générique, il y a trois phénomènes bien distincts. Il y a en effet le passage à la monnaie unique (qui a eu lieu, en fait, au tout début des années 90 et peut-être même avant).

    Mais le moment où cette monnaie unique s’est concrétisée sous forme de pièces et de billets et de matraquage médiatique, a été celui où on a eu droit à une dévaluation, de l’ordre de 20%. C’était au cours de l’année 1999, et probablement avec l’intention de donner un petit coup de pouce aux exportations du tout nouveau tout beau Euroland. Bien évidemment, nos salaires n’ont pas bougé. On a donc perdu d’un coup d’un seul 20% de pouvoir d’achat. Les rares trouble-fête à s’en être aperçu dans l’europhorie ambiante ont mis ça sur le dos des méchants commerçants, puis on oublia peu à peu le franc et les prix d’avant.

    Et, en même temps, kar il faut bien komsommer parce qu’il est bien connu que la konsommation, ça fait marcher l’industrie et que ça krée des emplois, les revenus les plus élevés ont konnu une très sensible et très régulière progression depuis cette période. Probablement pour rékompenser komme il se devait d’avoir fait du si bon boulot ceux qui les percevaient. On est donk très logiquement arrivés à un très net kreusement des inégalités de revenus, car les riches ont beau être riches, ils ne sont pas assez nombreux pour absorber la produktion effrénée d’une société de konsommation désormais (presque) komplètement globalisée lancée à plein régime, dans une konkurrence saine et institutionnalisée, dopée à grands koups de... Kredit.

    Arriva alors, quelque part au cours de l’année 2007, ce qui devait logiquement arriver : un krach dont nous ne sommes qu’au début. Simultanément, encore une fois, s’est produite une deuxième dévaluation, cette fois plus violente, de l’ordre de 30 à 40%. C’est à dire qu’en moins d’une décennie, on a dévalué l’eurodollar d’environ 50 à 60% (je dis « eurodollar » parce qu’aussi bien le dollar que l’euro ont suivi une évolution parallèle, ce qui porte à croire que c’est en fait la même monnaie...). Sans toucher aux revenus des classes moyennes ni pauvres. Ce qui fait que les classes moyennes sont devenues pauvres, et les pauvres sont devenus des quasi-misérables. Pour les salaires des riches... mais faut-il vraiment que j’en parle ?

    Rassurez-vous, nous n’en sommes pas encore au niveau des Chinois. Mais on s’y achemine tout droit, parce qu’il semble bien qu’on est rentre dans ce que M. Friedman tenait pour son pire Kauchemar : l’Hyperinflation. Pour vous en rendre compte, regardez le cours de l’or, sur 10, 15, 20 ou 40 ans (si vous arrivez à trouver ces données quelque part...). Vous allez prendre une claque.

    Il n’est pas encore garanti ni clairement démontré que l’euro en soi, en tant que monnaie unique, soit réellement un problème. J’aurais tendance à voir la monnaie unique et les dévaluations (logiques, tout compte fait) comme des données neutres en soi. Les problèmes réels sont ailleurs, et il n’ont pas de rapport direct avec l’euro. En ce qui concerne l’euro proprement dit, l’inconvénient manifeste est qu’on n’a aucun contrôle dessus, mais cela peut être arrangé avec une réforme adéquate de la BCE (et donc du fonctionnement des plus importantes institutions européennes). J’aurais tendance à dire qu’en cas d’échec de cette réforme, oui, la sortie de l’euro devrait être envisagée.

    Mais il n’est jamais bon de réagir à chaud sur un sujet aussi délicat, parce qu’une telle décision n’a pas que des conséquences économiques, et toutes ne sont pas prévisibles.



  • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 11:50

    Monsieur,

    Ce qui est particulièrement odieux dans votre article, c’est que vous vous servez de la faillite grecque pour tenter, assez maladroitement, de discréditer une proposition phare du FN. Le style que vous adoptez est, de plus, détestable, parce qu’il se veut hautain et méprisant. C’est ce qu’on vous apprend dans tous ces Instituts et toutes ces Grandes Écoles dont vous exhibez les diplômes ? D’ailleurs, pourquoi les exhibez-vous ? Pour renforcer votre crédibilité ? C’est peine perdue, remballez. Au mieux, vous ne réussissez, par votre prose, qu’à discréditer toutes ces glorieuses institutions.

    Je n’ai aucune sympathie pour le FN. Mais j’en ai encore moins pour les bonimenteurs de votre espèce, même si, sans doute par culture et éducation chrétienne, j’en ai dans une certaine mesure pitié.

    Je pourrais tenter de vous expliquer qu’il est indécent et vulgaire de mélanger théorie économique et populisme politique, à plus forte raison quand on se sert de la détresse d’un peuple comme épouvantail ; je pourrais vous mettre face à bon nombre de contre-exemples de pays en difficulté, qui ont réussi à très bien s’en sortir simplement en rejetant les postulats foireux du catéchisme de Milton Friedman que vous semblez vénérer ; je pourrais aussi démonter intégralement le catéchisme de Friedman et ses consorts. À quoi bon ? Avec des gens comme vous, discuter est peine perdue.

    Maurice Allais, dont je ne vous ferai pas l’injure supplémentaire de vous rappeler qui il était, avait écrit dans ce qu’on a appelé son « testament », paru dans Marianne il y a un ou deux ans, qu’en matière d’économie, la plupart des intervenants sont soit des charlatans, soit des menteurs. Force est de reconnaître qu’il avait raison. Il est même possible que vous réussissiez à cumuler ces deux tares en même temps. Peut-être devriez-vous envisager le recours à l’abstinence, la prochaine fois qu’une démangeaison écrivassière se fera sentir ?



  • Bovinus Bovinus 5 mai 2011 11:52

    Excellente analyse, limpide de clarté. En tant qu’économiste politique, je ne peux que soutenir, et inviter fortement tous ceux qui lisent ce commentaire à y réfléchir sérieusement.

    Un tel système ne peut fonctionner que dans le cadre d’un État extrêmement social, transparent et vigilant, et d’ailleurs, il ne fonctionne généralement que dans les pays nordiques (Danemark, Suède, Norvège). Partout ailleurs, il mène droit à la catastrophe, et, en premier lieu aux États-Unis, où il est poussé à l’extrême et pratiquement hors de tout contrôle démocratique. C’est l’évolution qu’on peut observer chez nous.



  • Bovinus Bovinus 4 mai 2011 12:15

    Taverne :
    Ben Laden est depuis longtemps décédé, peut-être des suites d’une maladie des reins. Il a été maintenu en vie par les USA pour justifier leur occupation de l’Afghanistan. Aujourd’hui les USA se servent de sa mort pour justifier la préparation de la sortie du bourbier afghan et pour soulager les Américains, relancer la croissance de leur pays et faire monter la Bourse.

    Faire monter la bourse, je pense que c’est mal barré, mais pour l’Afghanistan, je suis d’accord avec vous. Ils ne pouvaient tout de même pas s’en aller comme ça la queue entre les pattes, alors ils ont subitement « trouvé » et « abattu » Ben Laden pour justifier le désengagement. Cette occupation ne menait à rien et commençait à coûter cher. Dommage pour les plans grandioses des US pour l’Asie Centrale.

    Ce qui est effarant, c’est la stupidité de ceux qui sont aux commandes des États-Unis. L’Union Soviétique avait pourtant déjà tenté d’occuper l’Afghanistan, elle s’était mieux préparée, n’avait pas l’inconvénient logistique de l’éloignement et avait même un meilleur prétexte (soutenir un régime communiste authentique qui suppliait Brejnev depuis au moins 3 ans de lui apporter un soutien militaire). Rien n’y fit, L’Afghanistan fut le tombeau de l’URSS. Sera-t-il aussi celui du bloc occidental ?



  • Bovinus Bovinus 4 mai 2011 11:46

    Cet article est un déchet du début à la fin. Il ne contient que des vociférations martiales et des formules convenues, cela doit être la novlangue des lobotomisés de la pensée unique. Si je voulais lire une prose de cette sorte, je n’aurais qu’à ouvrir Le Monde ou Le Figaro ou quelque autre poubelle à très large diffusion, mais non, il faut qu’il y ait un de ces demeurés pour venir ici déballer sa came !

    epapel :
    En panne d’argument ?

    Avec des gens de votre espèce, argumenter ne sert à rien, puisque vous êtes incapable de raisonner et de discuter. Ce qui vous intéresse, ce sont les Certitudes et les Vérités Absolues. Allez voir sur Fox News ou CNN, ça correspond davantage à votre profil.

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