Oyez ! Oyez ! elles sont de retour les FANFARES pour le plaisir de nos oreilles.
Spectacle gratuit et généreux : tranches de cuivre, baguettes bien
cuites, souffles sucrés et coups de bonne humeur garantis.
Connue comme « vin Mariani », la préparation est commercialisée à
l’époque sous le nom de « vin tonique Mariani (à la Coca du Pérou) »1. La boisson est un énorme succès qui lui vaut la célébrité dans toute l’Europe. Le pape Léon XIII,
en signe de son approbation officielle, lui décernera une médaille
« spéciale » : le pape avait toujours une fiole avec lui en cas de
nécessité2. Du moins la publicité rédactionnelle l’affirme.
Certaines célébrités, notamment littéraires ou artistiques, vanteront
le vin Mariani, mais il s’agit de textes issus d’un démarchage
systématique.
« J’ai à vous adresser mille remerciements, cher Monsieur Mariani,
pour ce vin de jeunesse qui fait de la vie, conserve la force à ceux qui
la dépensent et la rend à ceux qui ne l’ont plus. »
« Cher Monsieur, J’ai reçu un tel secours de votre vin au moment de
mes dernières couches que je vous conjure de m’en faire envoyer
d’urgence une nouvelle caisse. »
« Le témoignage des hommes serait bien trompeur si le vin Mariani ne
faisait pas des merveilles. Je crois qu’il en fera en ma faveur s’il
m’arrive jamais d’en avoir besoin. »