Jeudi soir, l’ancien
président de la République,
Nicolas Sarkozy a
été mis en examen pour "abus
de faiblesse".
Le juge Gentil en
charge du dossier dans ce volet de l’affaire Bettencourt a estimé
que des indices graves et concordants, justifiaient l’évolution de
son statut de témoin assisté à mis en examen.
La procédure
longue et complexe va donc se poursuivre … mais Nicolas Sarkozy,
mis en examen, risque « gros », sur un plan politique bien
sûr mais aussi et surtout sur un plan pénal.
Selon Fabrice
Llhomme,
journaliste au Monde,
Nicolas Sarkozy
est uniquement mis en examen pour "abus
de faiblesse".
D’une part, cela signifie que le juge n’exclut pas que les fonds
qu’il aurait éventuellement perçus en 2007 des Bettencourt
auraient servi à son enrichissement personnel et non au financement
de sa campagne présidentielle. D’autre part, l’infraction de
financement politique illégal risquait de tomber
sous le coup de la prescription, qui est de trois ans. Or il s’agit
de faits qui se seraient déroulés en 2007.
Oui, vous avez bien lu : " cela signifie que le juge n’exclut pas que les fonds
qu’il aurait éventuellement perçus en 2007 des Bettencourt
auraient servi à son enrichissement personnel et non au financement
de sa campagne présidentielle.
Un enrichissement personnel !! selon les sources bien informées rapportées par menou sur Agoravox.
Je pense qu’imposer une fellation à une femme est bien plus grave,
surtout quand elle est votre obligée dans sa situation professionnelle !
Ne comparez pas ce qui n’est pas comparable. En France on est trop
laxiste sur ce sujet d’ailleurs les autres pays nous en ont fait la
remarque lors de l’affaire de DSK.
C’est une agression sexuelle tout simplement, de quel droit un
homme détenant le pouvoir de faire et de défaire une situation
professionnelle peut tout s’autoriser sexuellement. D’ailleurs il ne
risque plus rien car il n’y a plus de loi concernant ce crime.
Je vois que vous n’avez pas vécu une situation d’agression sexuelle
dans votre entourage professionnel, car vous réagiriez différemment. Ce
genre d’agression démoli pour la vie la victime.
Alors ni Mitterrand, ni Hollande n’ont imposé jusqu’à preuve du
contraire une fellation aux personnes de leur entourage que vous citez.
Alors je vous le redis comparez ce qui est comparable et ce n’est
pas un problème de gauche ou de droite, c’est un problème de personne
possédant un pouvoir quelconque qui du fait de celui-ci se permettent
d’imposer un geste que la victime ne peur refuser
Mon propos concerne aussi bien les patrons que les hommes politiques ayant du pouvoir.
En ce qui concerne Sarkozy, il pouvait très bien se soulager tout seul sans impliquer une tierce personne !
La scène se déroule dans le bureau du président de la République. Nicolas Sarkozy
attend une élue locale qui vient lui demander des subventions pour un
musée. Lors de son arrivée, elle découvre le chef de l’État très excité
sexuellement. Il lui aurait alors réclamé « une gâterie » :
"Sois gentille, tu vois bien que j’ai besoin de me détendre.
Allez… C’est pas grand-chose. Tu ne peux pas me laisser comme ça ! « a-t-il imploré. L’acte sexuel qui s’ensuit aurait été »bref « , le »monarque« , comme le surnomme l’auteur Marie-CélieGuillaume, »étant pressé", car il doit remettre la légion d’honneur à Isabelle Balkany, c’était le 30 janvier 2008, soit trois jours avant son mariage avec Carla Bruni !
Si Nicolas Sarkozy est réélu pour un nouveau quinquennat de violence,
l’état de tension qu’est celui de la France aujourd’hui n’en sera que
renforcé. Espérons que ce peuple, dont se réfère le candidat-président,
ouvre enfin les yeux et lui accorde un congé paternité et le renvoie à
son étude d’avocat d’affaires. Cela permettra à la France de retrouver
le chemin de la sérénité.
François Bayrou : avec panache a fait le choix de ses
valeurs démocrates chrétiennes qui ont prévalu sur les questions
économiques et budgétaires
Hier au soir François
Bayrou a
accompli un acte politique majeur en annonçant qu’à titre personnel
il voterait François
Hollande. Un
geste politique qui est tout sauf anodin.
On se souvient qu’en 2007, il
avait dit seulement qu’il ne voterait pas pour Nicolas
Sarkozy, plus
tard il avait avoué avoir voté blanc. Mais hier, il a expliqué son
choix, par un réquisitoire sans appel sur les outrances extrémistes
de Nicolas
Sarkozy, dans sa
campagne entre les deux tours.
Il faut, je pense, pour
comprendre pourquoi il appelait à voter contre Nicolas
Sarkozy, relire
sa déclaration. Un appel républicain, sincère et personnellement
risqué qui expliquait combien Sarkozy
avait rompu avec la conception européenne et républicaine que ce
faisait François
Bayrou de notre
avenir collectif.
François Bayrou ne
pouvait renier ses convictions jusqu’à avaler des couleuvres du
discours sur le repli , les frontières, les douanes et droitisation
outrancière vers le Front National.
Le moment qu’il a choisi pour
déclarer sa position à la toute fin de la campagne présidentielle,
indique qu’i a mûrit le risque qu’il court. Par cette déclaration,
il s’adresse à tous ceux du centre droit, héritiers de la
démocratie chrétienne et d’un humanisme républicain, qui ont été
choqué par la campagne très très à droite du candidat de l’UMP
sous influence de son conseiller préféré, Patrick
Buisson, ancien
journaliste de « Minute »
un journal d’extrême droite.
Mais François
Bayrou n’entend
pas renier son engagement politique :
"Je ne suis pas et je ne deviendrai pas un homme de gauche. Je
suis un homme du centre et j’entends le rester, et je suis certain
que le jour venu il faudra aussi qu’une partie de la droite
républicaine soit associée à ce qu’il faudra faire pour que la
France s’en sorte",
a-t-il dit dans sa déclaration.
Il a, je pense, pris acte qu’une recomposition de la droite allait
s’avérer nécessaire, les courants au sein de l’UMP allaient se
reformer, et que le centre avait une autre carte à jouer, que celle
d’être la caution humaniste d’une droite républicaine en cours de
dérive droitière.
Comme actuellement toute la
droite, François
Bayrou joue le
coup d’après. L’UMP qui avait réussi à fédérer sous sa bannière,
le centre, la droite gaulliste, le centre droit et une droite plus
radicale, va exploser suite à la dérive extrême-droitière prise
pas son leader. Avec l’instauration d’une part de proportionnelle dès
2017, le Front National va s’installer dans la vie politique
durablement. Alors le centre va pouvoir jouer à nouveau, comme sous
le IVe République, une fonction de charnière qui lui permettra
d’imposer son réalisme économique et sa dimension sociale aux
autres formations.
François Bayrou est
un homme courageux, qui a fait ce choix par conviction et de cela nul
ne peut en douter. Mais sous cette prise de position morale, on peut
déceler une obstination de constituer une force indépendante et
centrale dans la vie politique Aujourd’hui il a décidé de forcer le
destin.
Pour ma part,
j’estime que François Bayrou, a pris de la hauteur et a réagit
comme un grand républicain, il a senti que la nation était en
danger avec Nicolas Sarkozy qui prône la division et ne cesse de
monter les français les uns contre les autres, et qui se cache
derrière le drapeau bleu blanc rouge, en invectivant les
syndicalistes qui brandissent le drapeau rouge.