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 C BARRATIER

C BARRATIER

Je travaille depuis l’âge de 18 ans auprès des enfants, successivement instituteur, professeur, permanent des Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi responsable de rencontres internationales de jeunes en Avignon et dans des chantiers bénévoles, conseiller municipal avec un suivi de crèches municipales, d’un Conseil municipal des Enfants, de chantiers internationaux dans ma commune. Je suis aussi Délégué Départemental de l’Education nationale appelé à suivre régulièrement le fonctionnement d’écoles publiques ou privées.

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  • Premier article le 28/03/2009
  • Modérateur depuis le 15/02/2010
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Derniers commentaires



  •  C BARRATIER C BARRATIER 1er mars 2024 15:23

    @njama
    Moi non plus, peuple  je ne m’intéressais pas à la loi de 1905. Je m’y suis intéressé dès que des politiques ont envisagé de la modifier
     Donc, ok djama



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 21:20

    loi de 1905 suite

    Lorsqu’en 1902, les radicaux soutenus par les socialistes menés par Jean Jaurès obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale, le concordat est toujours en vigueur. Emile Combes qui a formé le nouveau gouvernement ne fait pas avancer la séparation des églises et de l’Etat, il garde le concordat, pour conserver son pouvoir sur les évêques. Ainsi, il veut bien que l’Etat soit chez lui, mais il ne veut pas que l’Eglise soit chez elle, pour reprendre la formule de Victor Hugo

     

    Revenons aux évolutions passées en matière d’Etat laïque.

    La première constitution de la France du 3 septembre 1791 expose dans son préambule :

    «  Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, (j’en passe), ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ».

     

    La déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui suit le préambule donne les mêmes droits à chacun. C’est l’égalité qui fait partie de la laïcité, celle-ci ne reconnaissant aucune supériorité d’un prétendu noble ou d’un chef religieux.

     

    Peu après Olympe de Gouges proclame la  « Déclaration des droits de la Femme » considérée inférieure à l’homme dans les trois religions du Livre. Sa destinée était  de faire des enfants et de rester à la maison. Cela va changer.

     

    La séparation du droit civil, la loi des hommes, de la loi des religions entraînera le droit encadré à l’avortement, la gratuité de la contraception

     

    En 1792, les registres des mariages et des naissances sont remis aux communes et ne dépendent donc plus des curés. C’est la création de l’tat civil. On introduit le divorce, que l’Eglise catholique interdisait.

     

    La République est proclamée le 22 septembre 1792.

     

    C’est la première séparation déclarée de l’Eglise et de l’Etat.

     

    Et un grand pas vers l’égalité constitutionnelle, laïcité et égalité sont inséparables, et ensemble permettent la fraternité entre individus égaux.

     

     L’égalité est individuelle, seuls les individus sont titulaires de droits, pas les groupes quels qu’ils soient. Personne n’est ainsi laissé au bord du chemin.

     

    Accorder des droits particuliers à des groupes comme au Royaume Uni, romprait l’égalité entre les citoyens, qui, en France ne sont nullement obligés de s’inscrire dans des groupes. Pas de communautarisme en France.

     

    La République  laïque et sociale chère à Jean Jaurès fait du social un droit. Ce n’est pas la charité religieuse, rarement désintéressée. L’Etat, les départements, les communes, les services publics, assurent le « social »

     

    On en arrive en 1795 à un texte qui sera repris dans la loi de 1905. La constitution de l’an III dit en effet que « Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. La République n’en salarie aucun.

     

    C’était trop beau, la loi Guizot de 1833 qui institue les écoles publiques, y maintient l’instruction religieuse obligatoire.

     

    Les Français vont vivre une marche à reculons, avec des lois réactionnaires

     

    Il y a bien eu la Révolution de 1848 et la proclamation de la seconde République., Mais l’assemblée nationale élue, donne finalement une majorité pro cléricale avec Thiers.

     

     La loi Falloux de 1850 organise le monopole des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire, malgré la forte intervention de Victor Hugo à l’Assemblée nationale contre le parti clérical. Je cite Victor Hugo qui demande

     

    « l’Eglise chez elle, l’Etat chez lui »

     

    La loi de 1905 si longuement élaborée peut être abimée, trahie par d’autres messieurs Thiers, d’où notre vigilance.

     

    Qu’expose cette loi ?

     

    La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : "La République assure la liberté de conscience". Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

    Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Il est mis fin au Concordat instauré en 1801 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres de ces cultes et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

    L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus du tout de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont traités de manière égale.

    Le régime de séparation a plusieurs conséquences, prévues par la loi :

    • le budget des cultes est supprimé, à l’exception du budget relatif aux aumôneries des lycées, des hospices, des prisons, etc.
    • Les aumôneries sont ainsi autorisées pour permettre le libre exercice des cultes dans les lieux publics fermés.

    Les établissements publics du culte, jusque-là chargés de la gestion des cultes, sont remplacés par des associations cultuelles.

     Ces associations doivent avoir pour unique objet l’exercice d’un culte. Elles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques. Leurs ressources doivent provenir de l’argent des cotisations d’adhésion, des quêtes et des collectes pour l’exercice du culte.

    L’Église catholique refuse de constituer ces associations, qui ne reconnaissent pas l’autorité de l’évêque.

    Devant le refus de l’Église catholique de créer de telles associations, une loi de 1907 prévoit que tous les édifices catholiques deviennent propriété publique. Ils sont mis à la disposition des fidèles et des ministres du culte. Quant aux édifices postérieurs à la loi de 1905, ils sont la propriété des associations cultuelles ou diocésaines qui les ont construits.

    En 1923 un compromis est trouvé et des associations diocésaines, placées sous la présidence des évêques, sont constituées ;

    • les règles concernant le régime de propriété des édifices cultuels sont redéfinies. Restent propriétés de l’État, des départements ou des communes, les édifices religieux qu’ils possédaient avant la loi (notamment ceux nationalisés en 1789).
    •  
    • Les édifices religieux qui appartiennent aux établissements publics du culte sont, pour leur part, attribués aux associations cultuelles.
    •  
    • Ainsi, l’église est chez elle, elle a dans son sein tous les pouvoirs, et n’est plus assujettie au pouvoir politique, contrairement à ce qui se passait sous le Concordat qui n’en finissait plus. L’Etat est aussi chez lui, l’Eglise ne peut lui dicter ses lois. Victor Hugo est exhaussé.

     

     

      Claude Barratier

    P.S La loi de 1905 n’est pas appliquée partout. Sept territoires d’outre-mer : Guyane, Mayote, Saint-Pierre-et-Miquelon, Polynésie française, Wallis-et-Futuma, Nouvelle-Calédonie et Terres australes ne sont pas soumis à la loi du 9 décembre 1905 comme les départements du grand Est de la France ont encore leurs prêtres, évêques, pasteurs, rabbins, imams payés par l’Etat français.

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 21:14

    loi de 1905 suite

    Cette résistance fut la brèche dans laquelle s’engouffrèrent les révolutionnaires de 1789. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789, donne aux protestants et aux juifs la liberté de leur culte, les catholiques gardant bien sûr la leur.

     

    En mars 1795 la Convention proclame par décret que « la République ne salarie aucun culte. »

     

    Napoléon Bonaparte renverse la situation, en 1801 après son coup d’Etat. Par un concordat la religion catholique redevient religion d’Etat, les prêtres sont des fonctionnaires salariés de l’Etat qui n’est plus la République. Et surtout, les évêques, également salariés de l’Etat, sont choisis en fonction de leurs opinions politiques, de leur allégeance, au lieu d’être choisis par l’église catholique à partir de ses propres exigences. La religion catholique est instrumentalisée par Napoléon.

     

    Cependant, le code civil, dit code Napoléon (1804) ne contient aucune référence religieuse.

     

    Lorsqu’en 1902, les radicaux soutenus par les socialistes menés par Jean Jaurès obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale, le concordat est toujours en vigueur. Emile Combes qui a formé le nouveau gouvernement ne fait pas avancer la séparation des églises et de l’Etat, il garde le concordat, pour conserver son pouvoir sur les évêques. Ainsi, il veut bien que l’Etat soit chez lui, mais il ne veut pas que l’Eglise soit chez elle, pour reprendre la formule de Victor Hugo

     

    Revenons aux évolutions passées en matière d’Etat laïque.

    La première constitution de la France du 3 septembre 1791 expose dans son préambule :

    «  Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, (j’en passe), ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ».

     

    La déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui suit le préambule donne les mêmes droits à chacun. C’est l’égalité qui fait partie de la laïcité, celle-ci ne reconnaissant aucune supériorité d’un prétendu noble ou d’un chef religieux.

     

    Peu après Olympe de Gouges proclame la  « Déclaration des droits de la Femme » considérée inférieure à l’homme dans les trois religions du Livre. Sa destinée était  de faire des enfants et de rester à la maison. Cela va changer.

     

    La séparation du droit civil, la loi des hommes, de la loi des religions entraînera le droit encadré à l’avortement, la gratuité de la contraception

     

    En 1792, les registres des mariages et des naissances sont remis aux communes et ne dépendent donc plus des curés. C’est la création de l’tat civil. On introduit le divorce, que l’Eglise catholique interdisait.

     

    La République est proclamée le 22 septembre 1792.

     

    C’est la première séparation déclarée de l’Eglise et de l’Etat.

     

    Et un grand pas vers l’égalité constitutionnelle, laïcité et égalité sont inséparables, et ensemble permettent la fraternité entre individus égaux.

     

     L’égalité est individuelle, seuls les individus sont titulaires de droits, pas les groupes quels qu’ils soient. Personne n’est ainsi laissé au bord du chemin.

     

    Accorder des droits particuliers à des groupes comme au Royaume Uni, romprait l’égalité entre les citoyens, qui, en France ne sont nullement obligés de s’inscrire dans des groupes. Pas de communautarisme en France.

     

    La République  laïque et sociale chère à Jean Jaurès fait du social un droit. Ce n’est pas la charité religieuse, rarement désintéressée. L’Etat, les départements, les communes, les services publics, assurent le « social »

     

    On en arrive en 1795 à un texte qui sera repris dans la loi de 1905. La constitution de l’an III dit en effet que « Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. La République n’en salarie aucun.

     

    C’était trop beau, la loi Guizot de 1833 qui institue les écoles publiques, y maintient l’instruction religieuse obligatoire.

     

    Les Français vont vivre une marche à reculons, avec des lois réactionnaires

     

    Il y a bien eu la Révolution de 1848 et la proclamation de la seconde République., Mais l’assemblée nationale élue, donne finalement une majorité pro cléricale avec Thiers.

     

     La loi Falloux de 1850 organise le monopole des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire, malgré la forte intervention de Victor Hugo à l’Assemblée nationale contre le parti clérical. Je cite Victor Hugo qui demande

     

    « l’Eglise chez elle, l’Etat chez lui »

     

    La loi de 1905 si longuement élaborée peut être abimée, trahie par d’autres messieurs Thiers, d’où notre vigilance.

     

    Qu’expose cette loi ?

     

    La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : "La République assure la liberté de conscience". Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

    Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Il est mis fin au Concordat instauré en 1801 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres de ces cultes et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

    L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus du tout de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont traités de manière égale.

    Le régime de séparation a plusieurs conséquences, prévues par la loi :

    • le budget des cultes est supprimé, à l’exception du budget relatif aux aumôneries des lycées, des hospices, des prisons, etc.
    • Les aumôneries sont ainsi autorisées pour permettre le libre exercice des cultes dans les lieux publics fermés.

    Les établissements publics du culte, jusque-là chargés de la gestion des cultes, sont remplacés par des associations cultuelles.

     Ces associations doivent avoir pour unique objet l’exercice d’un culte. Elles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques. Leurs ressources doivent provenir de l’argent des cotisations d’adhésion, des quêtes et des collectes pour l’exercice du culte.

    L’Église catholique refuse de constituer ces associations, qui ne reconnaissent pas l’autorité de l’évêque.

    A suivre

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 21:05

    L’histoire de la loi de 1905 mérite d’être racontée

    Voila

    La loi de 1905

     

    La loi de 1905 fut ressentie par les catholiques comme anti religieuse, alors qu’elle n’est qu’anticléricale, le cléricalisme étant l’exigence catholique de donner tous les pouvoirs dans notre pays à des clercs, des prêtres, des évêques et de bloquer  ceux des « non clercs » laïques. Les non clercs sont parfois appelés laïcs, il y a des laïcs non laïques et même antilaïques, nous le verrons plus loin.

     Le clergé perd en 1905 son pouvoir hégémonique, sans que la République le freine dans ses actions religieuses.

     La première résistance à l’hégémonie catholique liée à la Royauté, fut le fait des protestants revendiquant leur liberté de conscience, et Louis XIII dut faire le siège de Privas, tenu par les protestants. Quand ils se rendirent, ils furent massacrés.

     Mais les rois ne vinrent jamais à bout de cette résistance, malgré les dragonnades de Louis XIV, partout dans notre Vivarais, les camisards (huguenots) vaincus continuèrent leur résistance dans leur famille, et dans des assemblées dites du désert (dans la nature, dans des grottes),

     

    Cette résistance fut la brèche dans laquelle s’engouffrèrent les révolutionnaires de 1789. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789, donne aux protestants et aux juifs la liberté de leur culte, les catholiques gardant bien sûr la leur.

     En mars 1795 la Convention proclame par décret que « la République ne salarie aucun culte. »

     Napoléon Bonaparte renverse la situation, en 1801 après son coup d’Etat. Par un concordat la religion catholique redevient religion d’Etat, les prêtres sont des fonctionnaires salariés de l’Etat qui n’est plus la République. Et surtout, les évêques, également salariés de l’Etat, sont choisis en fonction de leurs opinions politiques, de leur allégeance, au lieu d’être choisis par l’église catholique à partir de ses propres exigences. La religion catholique est instrumentalisée par Napoléon.

     Cependant, le code civil, dit code Napoléon (1804) ne contient aucune référence religieuse.

     Lorsqu’en 1902, les radicaux soutenus par les socialistes menés par Jean Jaurès obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale, le concordat est toujours en vigueur. Emile Combes qui a formé le nouveau gouvernement ne fait pas avancer la séparation des églises et de l’Etat, il garde le concordat, pour conserver son pouvoir sur les évêques. Ainsi, il veut bien que l’Etat soit chez lui, mais il ne veut pas que l’Eglise soit chez elle, pour reprendre la formule de Victor Hugo

     Revenons aux évolutions passées en matière d’Etat laïque.

    La première constitution de la France du 3 septembre 1791 expose dans son préambule :

    «  Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, (j’en passe), ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ».

     La déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui suit le préambule donne les mêmes droits à chacun. C’est l’égalité qui fait partie de la laïcité, celle-ci ne reconnaissant aucune supériorité d’un prétendu noble ou d’un chef religieux.

     

    Peu après Olympe de Gouges proclame la  « Déclaration des droits de la Femme » considérée inférieure à l’homme dans les trois religions du Livre. Sa destinée était  de faire des enfants et de rester à la maison. Cela va changer.

     La séparation du droit civil, la loi des hommes, de la loi des religions entraînera le droit encadré à l’avortement, la gratuité de la contraceptionEn 1792, les registres des mariages et des naissances sont remis aux communes et ne dépendent donc plus des curés. C’est la création de l’tat civil. On introduit le divorce, que l’Eglise catholique interdisait.

     La République est proclamée le 22 septembre 1792.

     C’est la première séparation déclarée de l’Eglise et de l’Etat.

     

    Et un grand pas vers l’égalité constitutionnelle, laïcité et égalité sont inséparables, et ensemble permettent la fraternité entre individus égaux.

     

     L’égalité est individuelle, seuls les individus sont titulaires de droits, pas les groupes quels qu’ils soient. Personne n’est ainsi laissé au bord du chemin.

     

    Accorder des droits particuliers à des groupes comme au Royaume Uni, romprait l’égalité entre les citoyens, qui, en France ne sont nullement obligés de s’inscrire dans des groupes. Pas de communautarisme en France.

     

    La République  laïque et sociale chère à Jean Jaurès fait du social un droit. Ce n’est pas la charité religieuse, rarement désintéressée. L’Etat, les départements, les communes, les services publics, assurent le « social »

     

    On en arrive en 1795 à un texte qui sera repris dans la loi de 1905. La constitution de l’an III dit en effet que « Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. La République n’en salarie aucun.

     

    C’était trop beau, la loi Guizot de 1833 qui institue les écoles publiques, y maintient l’instruction religieuse obligatoire.

     

    Les Français vont vivre une marche à reculons, avec des lois réactionnaires

     

    Il y a bien eu la Révolution de 1848 et la proclamation de la seconde République., Mais l’assemblée nationale élue, donne finalement une majorité pro cléricale avec Thiers.

     

     La loi Falloux de 1850 organise le monopole des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire, malgré la forte intervention de Victor Hugo à l’Assemblée nationale contre le parti clérical. Je cite Victor Hugo qui demande

     

    « l’Eglise chez elle, l’Etat chez lui »

     

    La loi de 1905 si longuement élaborée peut être abimée, trahie par d’autres messieurs Thiers, d’où notre vigilance.

     

    Qu’expose cette loi ?

     

    La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : "La République assure la liberté de conscience". Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

    Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Il est mis fin au Concordat instauré en 1801 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres de ces cultes et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

    L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus du tout de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont traités de manière égale.

    Le régime de séparation a plusieurs conséquences, prévues par la loi :

    • le budget des cultes est supprimé, à l’exception du budget relatif aux aumôneries des lycées, des hospices, des prisons, etc.
    • Les aumôneries sont ainsi autorisées pour permettre le libre exercice des cultes dans les lieux publics fermés.

    a suivre

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 20:57

    @Jean J. MOUROT
    Exact merci Jean

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