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 C BARRATIER

C BARRATIER

Je travaille depuis l’âge de 18 ans auprès des enfants, successivement instituteur, professeur, permanent des Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi responsable de rencontres internationales de jeunes en Avignon et dans des chantiers bénévoles, conseiller municipal avec un suivi de crèches municipales, d’un Conseil municipal des Enfants, de chantiers internationaux dans ma commune. Je suis aussi Délégué Départemental de l’Education nationale appelé à suivre régulièrement le fonctionnement d’écoles publiques ou privées.

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  • Premier article le 28/03/2009
  • Modérateur depuis le 15/02/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 21:14

    loi de 1905 suite

    Cette résistance fut la brèche dans laquelle s’engouffrèrent les révolutionnaires de 1789. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789, donne aux protestants et aux juifs la liberté de leur culte, les catholiques gardant bien sûr la leur.

     

    En mars 1795 la Convention proclame par décret que « la République ne salarie aucun culte. »

     

    Napoléon Bonaparte renverse la situation, en 1801 après son coup d’Etat. Par un concordat la religion catholique redevient religion d’Etat, les prêtres sont des fonctionnaires salariés de l’Etat qui n’est plus la République. Et surtout, les évêques, également salariés de l’Etat, sont choisis en fonction de leurs opinions politiques, de leur allégeance, au lieu d’être choisis par l’église catholique à partir de ses propres exigences. La religion catholique est instrumentalisée par Napoléon.

     

    Cependant, le code civil, dit code Napoléon (1804) ne contient aucune référence religieuse.

     

    Lorsqu’en 1902, les radicaux soutenus par les socialistes menés par Jean Jaurès obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale, le concordat est toujours en vigueur. Emile Combes qui a formé le nouveau gouvernement ne fait pas avancer la séparation des églises et de l’Etat, il garde le concordat, pour conserver son pouvoir sur les évêques. Ainsi, il veut bien que l’Etat soit chez lui, mais il ne veut pas que l’Eglise soit chez elle, pour reprendre la formule de Victor Hugo

     

    Revenons aux évolutions passées en matière d’Etat laïque.

    La première constitution de la France du 3 septembre 1791 expose dans son préambule :

    «  Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, (j’en passe), ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ».

     

    La déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui suit le préambule donne les mêmes droits à chacun. C’est l’égalité qui fait partie de la laïcité, celle-ci ne reconnaissant aucune supériorité d’un prétendu noble ou d’un chef religieux.

     

    Peu après Olympe de Gouges proclame la  « Déclaration des droits de la Femme » considérée inférieure à l’homme dans les trois religions du Livre. Sa destinée était  de faire des enfants et de rester à la maison. Cela va changer.

     

    La séparation du droit civil, la loi des hommes, de la loi des religions entraînera le droit encadré à l’avortement, la gratuité de la contraception

     

    En 1792, les registres des mariages et des naissances sont remis aux communes et ne dépendent donc plus des curés. C’est la création de l’tat civil. On introduit le divorce, que l’Eglise catholique interdisait.

     

    La République est proclamée le 22 septembre 1792.

     

    C’est la première séparation déclarée de l’Eglise et de l’Etat.

     

    Et un grand pas vers l’égalité constitutionnelle, laïcité et égalité sont inséparables, et ensemble permettent la fraternité entre individus égaux.

     

     L’égalité est individuelle, seuls les individus sont titulaires de droits, pas les groupes quels qu’ils soient. Personne n’est ainsi laissé au bord du chemin.

     

    Accorder des droits particuliers à des groupes comme au Royaume Uni, romprait l’égalité entre les citoyens, qui, en France ne sont nullement obligés de s’inscrire dans des groupes. Pas de communautarisme en France.

     

    La République  laïque et sociale chère à Jean Jaurès fait du social un droit. Ce n’est pas la charité religieuse, rarement désintéressée. L’Etat, les départements, les communes, les services publics, assurent le « social »

     

    On en arrive en 1795 à un texte qui sera repris dans la loi de 1905. La constitution de l’an III dit en effet que « Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. La République n’en salarie aucun.

     

    C’était trop beau, la loi Guizot de 1833 qui institue les écoles publiques, y maintient l’instruction religieuse obligatoire.

     

    Les Français vont vivre une marche à reculons, avec des lois réactionnaires

     

    Il y a bien eu la Révolution de 1848 et la proclamation de la seconde République., Mais l’assemblée nationale élue, donne finalement une majorité pro cléricale avec Thiers.

     

     La loi Falloux de 1850 organise le monopole des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire, malgré la forte intervention de Victor Hugo à l’Assemblée nationale contre le parti clérical. Je cite Victor Hugo qui demande

     

    « l’Eglise chez elle, l’Etat chez lui »

     

    La loi de 1905 si longuement élaborée peut être abimée, trahie par d’autres messieurs Thiers, d’où notre vigilance.

     

    Qu’expose cette loi ?

     

    La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : "La République assure la liberté de conscience". Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

    Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Il est mis fin au Concordat instauré en 1801 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres de ces cultes et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

    L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus du tout de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont traités de manière égale.

    Le régime de séparation a plusieurs conséquences, prévues par la loi :

    • le budget des cultes est supprimé, à l’exception du budget relatif aux aumôneries des lycées, des hospices, des prisons, etc.
    • Les aumôneries sont ainsi autorisées pour permettre le libre exercice des cultes dans les lieux publics fermés.

    Les établissements publics du culte, jusque-là chargés de la gestion des cultes, sont remplacés par des associations cultuelles.

     Ces associations doivent avoir pour unique objet l’exercice d’un culte. Elles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques. Leurs ressources doivent provenir de l’argent des cotisations d’adhésion, des quêtes et des collectes pour l’exercice du culte.

    L’Église catholique refuse de constituer ces associations, qui ne reconnaissent pas l’autorité de l’évêque.

    A suivre

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 21:05

    L’histoire de la loi de 1905 mérite d’être racontée

    Voila

    La loi de 1905

     

    La loi de 1905 fut ressentie par les catholiques comme anti religieuse, alors qu’elle n’est qu’anticléricale, le cléricalisme étant l’exigence catholique de donner tous les pouvoirs dans notre pays à des clercs, des prêtres, des évêques et de bloquer  ceux des « non clercs » laïques. Les non clercs sont parfois appelés laïcs, il y a des laïcs non laïques et même antilaïques, nous le verrons plus loin.

     Le clergé perd en 1905 son pouvoir hégémonique, sans que la République le freine dans ses actions religieuses.

     La première résistance à l’hégémonie catholique liée à la Royauté, fut le fait des protestants revendiquant leur liberté de conscience, et Louis XIII dut faire le siège de Privas, tenu par les protestants. Quand ils se rendirent, ils furent massacrés.

     Mais les rois ne vinrent jamais à bout de cette résistance, malgré les dragonnades de Louis XIV, partout dans notre Vivarais, les camisards (huguenots) vaincus continuèrent leur résistance dans leur famille, et dans des assemblées dites du désert (dans la nature, dans des grottes),

     

    Cette résistance fut la brèche dans laquelle s’engouffrèrent les révolutionnaires de 1789. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789, donne aux protestants et aux juifs la liberté de leur culte, les catholiques gardant bien sûr la leur.

     En mars 1795 la Convention proclame par décret que « la République ne salarie aucun culte. »

     Napoléon Bonaparte renverse la situation, en 1801 après son coup d’Etat. Par un concordat la religion catholique redevient religion d’Etat, les prêtres sont des fonctionnaires salariés de l’Etat qui n’est plus la République. Et surtout, les évêques, également salariés de l’Etat, sont choisis en fonction de leurs opinions politiques, de leur allégeance, au lieu d’être choisis par l’église catholique à partir de ses propres exigences. La religion catholique est instrumentalisée par Napoléon.

     Cependant, le code civil, dit code Napoléon (1804) ne contient aucune référence religieuse.

     Lorsqu’en 1902, les radicaux soutenus par les socialistes menés par Jean Jaurès obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale, le concordat est toujours en vigueur. Emile Combes qui a formé le nouveau gouvernement ne fait pas avancer la séparation des églises et de l’Etat, il garde le concordat, pour conserver son pouvoir sur les évêques. Ainsi, il veut bien que l’Etat soit chez lui, mais il ne veut pas que l’Eglise soit chez elle, pour reprendre la formule de Victor Hugo

     Revenons aux évolutions passées en matière d’Etat laïque.

    La première constitution de la France du 3 septembre 1791 expose dans son préambule :

    «  Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, (j’en passe), ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ».

     La déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui suit le préambule donne les mêmes droits à chacun. C’est l’égalité qui fait partie de la laïcité, celle-ci ne reconnaissant aucune supériorité d’un prétendu noble ou d’un chef religieux.

     

    Peu après Olympe de Gouges proclame la  « Déclaration des droits de la Femme » considérée inférieure à l’homme dans les trois religions du Livre. Sa destinée était  de faire des enfants et de rester à la maison. Cela va changer.

     La séparation du droit civil, la loi des hommes, de la loi des religions entraînera le droit encadré à l’avortement, la gratuité de la contraceptionEn 1792, les registres des mariages et des naissances sont remis aux communes et ne dépendent donc plus des curés. C’est la création de l’tat civil. On introduit le divorce, que l’Eglise catholique interdisait.

     La République est proclamée le 22 septembre 1792.

     C’est la première séparation déclarée de l’Eglise et de l’Etat.

     

    Et un grand pas vers l’égalité constitutionnelle, laïcité et égalité sont inséparables, et ensemble permettent la fraternité entre individus égaux.

     

     L’égalité est individuelle, seuls les individus sont titulaires de droits, pas les groupes quels qu’ils soient. Personne n’est ainsi laissé au bord du chemin.

     

    Accorder des droits particuliers à des groupes comme au Royaume Uni, romprait l’égalité entre les citoyens, qui, en France ne sont nullement obligés de s’inscrire dans des groupes. Pas de communautarisme en France.

     

    La République  laïque et sociale chère à Jean Jaurès fait du social un droit. Ce n’est pas la charité religieuse, rarement désintéressée. L’Etat, les départements, les communes, les services publics, assurent le « social »

     

    On en arrive en 1795 à un texte qui sera repris dans la loi de 1905. La constitution de l’an III dit en effet que « Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. La République n’en salarie aucun.

     

    C’était trop beau, la loi Guizot de 1833 qui institue les écoles publiques, y maintient l’instruction religieuse obligatoire.

     

    Les Français vont vivre une marche à reculons, avec des lois réactionnaires

     

    Il y a bien eu la Révolution de 1848 et la proclamation de la seconde République., Mais l’assemblée nationale élue, donne finalement une majorité pro cléricale avec Thiers.

     

     La loi Falloux de 1850 organise le monopole des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire, malgré la forte intervention de Victor Hugo à l’Assemblée nationale contre le parti clérical. Je cite Victor Hugo qui demande

     

    « l’Eglise chez elle, l’Etat chez lui »

     

    La loi de 1905 si longuement élaborée peut être abimée, trahie par d’autres messieurs Thiers, d’où notre vigilance.

     

    Qu’expose cette loi ?

     

    La loi de 1905 proclame en premier lieu la liberté de conscience : "La République assure la liberté de conscience". Elle a pour corollaire la liberté religieuse, la liberté d’exercice du culte et la non-discrimination entre les religions.

    Elle pose en second lieu le principe de la séparation des Églises et de l’État : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Il est mis fin au Concordat instauré en 1801 qui régissait les relations entre l’État et les cultes. Jusqu’alors, l’État reconnaissait quatre cultes (catholique, réformé, luthérien, israélite) qui étaient organisés en service public du culte. L’État payait les ministres de ces cultes et participait à leur désignation ainsi qu’à la détermination des circonscriptions religieuses. Les autres cultes n’étaient pas reconnus.

    L’État se veut désormais neutre. Il n’y a plus du tout de religion légalement consacrée. Tous les cultes sont traités de manière égale.

    Le régime de séparation a plusieurs conséquences, prévues par la loi :

    • le budget des cultes est supprimé, à l’exception du budget relatif aux aumôneries des lycées, des hospices, des prisons, etc.
    • Les aumôneries sont ainsi autorisées pour permettre le libre exercice des cultes dans les lieux publics fermés.

    a suivre

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 20:57

    @Jean J. MOUROT
    Exact merci Jean



  •  C BARRATIER C BARRATIER 29 février 2024 17:53

    Tres bon article. Merci

    Les laïques et tous les contribuables doivent rester vigilants

    On ne sort pas facilement d’un concordat ; voir l’Alsace et la Meuse

    Une fois de plus, des élus ministres prétendant nous représenter oublient que la majorité des citoyens français est athée ou agnostique. Pourquoi encore une fois les religions sont mises en avant, et les autres philosophies oubliées ?

    Le ministre de l’intérieur agit il sous une directive du Premier ministre ? j’espère que non

    Pardonnez le mot mais Macron et notre Ministre de l’intérieur accumulent les « conneries »



  •  C BARRATIER C BARRATIER 28 février 2024 17:24

    Chez nous, ça fonctionne à l’envers. Il faut donner encore plus pour agrandir le patrimoine des gros agriculteurs par exemple. Et la population française qui paye est plutôt d’accord.

    Des masques sont tombés au salon de l’agriculture

    Les responsables de la FNSEA qui avaient accepté un débat avec le président de la République ont annulé ce débat en reprochant au président d’avoir invité « les amis de la terre » ce qui était mensonger. Capables de mentir ouvertement, cyniquement. C’est totalitaire.

    Scandale, il faut que leur épouse travaille à l’extérieur. N’est ce pas le cas pour tous les salariés ? Elles seraient mieux à la maison ne serait ce que pour faciliter les manifs affectionnées par leur mari. Moins de divorces chez les agriculteurs que dans le reste de la population. Peut- être n’est on pas si mal dans l’exploitation même en travaillant aussi à l’extérieur.

    Je plains ceux qui se suicident, c’est en général du fait de leur faillite due à une mauvaise gestion, et le fait de vouloir toujours plus d’animaux, de terres… « Avoir les yeux plus gros que le ventre » est toujours dangereux.

    Il y a aussi des suicides nombreux ailleurs, suite à un surendettement impossible à surmonter, ayant pour conséquence la fuite de l’épouse qui n’a plus sa sécurité.

    Les agriculteurs vivraient au dessous du seuil de pauvreté, gagneraient moins que le SMIC…c’est ce qu’ils disent.

    Connaissez - vous des smicards propriétaires d’une vaste maison pour leur résidence principale avec en plus des appartements voisins, en pleine propriété pour loger leurs domestiques ou leur famille ?

    Connaissez - vous des smicards qui n’aient pas besoin d’acheter du lait ou du beurre, ni des poulets, ni des lapins, ni des œufs, ni même des cabris ? Les agriculteurs ont tout cela bien à eux. Au dessus du seuil de richesse donc.

    Leur potager leur fournit légumes et fruits

    Connaissez - vous des smicards qui soient propriétaires d’hectares de terre ?

    Connaissez - vous des smicards bloquant des autoroutes, faisant des dégats que l’usager paiera avec des péages en augmentation ? Empêchant tout un chacun d’aller à son travail et lui faisant dépenser son argent en essence dans les bouchons provoqués ?

    L’action de nombreux agriculteurs est une violence. On a vu Marine Le Pen défiler dans leurs tracteurs et participer à cette violence. On a vu la confédération paysanne combattre les policiers et renverser  des clôtures, retarder l‘ouverture au public de presque 2 h, empêchant les familles de visiteurs venues de loin pour la journée, de visiter la totalité du salon dont ils avaient payé le billet d’entrée.

    Supporterons
    - nous un fascisme de droite ou de gauche ? Laisserons - nous sombrer  le bateau France ?

    Comment accepter la politisation d’un salon, avec un Bardela ovationné par les agriculteurs ? Conséquence , les autres partis politiques font de même et se font filmer avec des propos politiques. Salon foutu !

    Si nous ne résistons pas, demain les agriculteurs demanderont à la société de leur payer des heures supplémentaires. Ne serait- il pas plus simple pour ceux qui ont du mal à gérer, de devenir ouvriers agricoles, désormais salariés au dessus du SMIC ?

     

     

     

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