« ...jamais les chrétiens et les musulmans n’ont su partager un territoire... »
Pas seulement les chrétiens. A l’heure actuelle, si je n’en oublie, le seul problème de primauté civilisationnelle sur un territoire donné, se pose au Cachemire.
« Si la balance financière au début des année 60... »
L’uchronie est quelque chose que je ne pratique pas. Je constate simplement qu’en 1962, le clivage dominants/dominés s’est inversé. Le reste sort du cadre de ma remarque sur la cohabitation de civilisations différentes.
Marine Le Pen n’est pas l’élément indépassable du souverainisme français et la situation italienne est le produit d’une conjoncture très particulière. La Ligue et le M5S n’avaient jamais été prévus pour gouverner ensemble et la manoeuvre menée par Salvini est un chef d’oeuvre de stratégie politique.
Alors que bien des analystes annonçaient que la Ligue allait se faire supplanter par le M5S, c’est le contraire qui se produit. Dans les sondages plus récents, les deux mouvements sont au coude à coude, lorsque ce n’est pas la Ligue qui en tête, ce qui revient à dire que la Ligue a gagné 12 pts depuis les élections du 4 mars, tandis que le M5S en a perdu 4.
Faire sauter la coalition par désaccord avec Salvini, serait suicidaire pour le M5S, puisque d’autres sondages font apparaître que, selon les sujets, le ministre de l’Intérieur est approuvé par 60-70 % des sondés. C’est donc bien lui, le vrai leader du gouvernement et, mercredi ou jeudi, il a bousculé tous les protocoles, en rappelant que son pays est le troisième contributeur net de l’U.E.sous-entendant que ce n’est pas gravé dans le marbre, alors que Bruxelles va perdre la contribution britannique (si tout va bien) et que cette année doit être discuté le « cadre financier pluriannuel » pour la période 2021-2027. Qui, soit dit en passant, prévoit de grosses coupes dans les aides à l’agriculture, qui passeront moins facilement en Italie, que dans la France macronienne.
« ...et il n’y a pas de difficultés à voir qui sont les souverainistes et les mondialistes. »
Certes, certes, mais la difficulté n’est pas là. Elle est dans la reconnaissance, par l’opinion publique, du clivage souverainistes/mondialistes comme élément central de la réalité politique actuelle.
« le clivage n’est plus droite ou gauche, mais mondialiste et souverainiste. »
Et les événements en cours peuvent contribuer, comme aucun autre auparavant, à le faire comprendre aux peuples, puisqu’ils peuvent observer, en direct, au fur et à mesure des diverses interventions, qui est avec eux et qui est contre eux.