On n’a pas d’exemple, dans l’histoire, de deux civilisations occupant un même territoire, sur un pied d’égalité. Il faut que l’une domine l’autre, et que l’autre accepte la domination.
Lorsque ce n’est plus le cas, c’est la rupture, c’est-à-dire le renversement du clivage dominants/dominés. Les mécréants espagnols ont viré les musulmans - et les Juifs par la même occasion - après sept cents ans de cohabitation ; les musulmans algériens ont viré les mécréants, cent trente et un an après la conquête.
Actuellement, en France, les musulmans, qui avaient toujours fait profil bas, prétendent à l’égalité républicaine - un comble ! - et ils ne s’en tiendront pas là.
Votre analyse tient la route, mais seulement à condition que la politique française et européenne poursuive sur la trajectoire qui est la sienne actuellement. Or, rien n’est moins sûr. La question migratoire est en train de rebattre les cartes, et bien malin qui pourrait dire ce que sera la nouvelle donne.
Pour l’heure, on constate que les Français, confrontés à un problème concret - le cas de l’Aquarius - se prononcent à 2 sur 3 contre l’accueil tant en France qu’en Italie. Donc il n’y a peut-être plus très loin, d’ici à ce qu’ils comprennent que le clivage majeur qui domine notre temps, est entre les globalistes (plus ou moins No Borders) et les nationaux-souverainistes.
C’est-à-dire entre Orbàn et Soros, ou entre Salvini et Macron, qui vient encore d’insulter les Italiens, mais aussi des millions d’électeurs de tous les pays, en parlant de « lèpre populiste » dans Le Figaro d’hier
« Mais je n’en fais pas la même lecture que vous dans la mesure où les élèves prétendument rebelles sont eux-mêmes issus de familles communistes. Ce qu’ils ne supportent plus, ce n’est pas la doctrine politique dominante... »
Vous omettez un détail, à savoir que, cinq ans plus tard, il faudra construire un mur pour empêcher ces mêmes jeunes devenus adultes de passer à l’Ouest, et que près de cent Allemands de l’Est furent abattus alors qu’ils tentaient de franchir le dispositif.
« ...vous faite un amalgame (que vous rejetez par ailleurs) entre « réfugiés » et « migrants ». »
Et l’auteur en fait un autre, entre « gouvernants » et « peuples », parce que c’est à ces derniers de décider si leur Europe doit être une forteresse ou une terre d’accueil. Et à personne d’autre.
"L’auteur a raison de préconiser un renforcement du budget communautaire
de défense et une plus grande intégration continentale sur ce plan."
Avec création d’un impôt européen, sans consultation des peuples, comme d’habitude. Parce que, sans dizaines de milliards, au minimum, on ne va nulle part, militairement parlant.
Ce pourrait être la goutte qui ferait déborder le vase bruxellois.