Ils l’oublient tous ! Parce qu’ils se proclament « citoyens du monde », ils croient que le monde entier va les recevoir à bras ouverts.Mais ceux qui ne les virent pas avec pertes et fracas, se paient tout simplement leurs tronches.
Il faudra que notre ami bibou1324 choisissent soigneusement le pays où il ira tenter de faire le « globalisé », parce qu’il y a bien des endroits de la planète ou on lui dira :
« Je n’ai pas parlé d’Assemblée populaire au singulier mais d’Assemblées populaires au pluriel... »
Ca, j’avais compris, mais il y a bien une taille idéale, au sein de laquelle l’individu sans envergure, n’est plus qu’un automate à lever le bras, quand il voit les autres lever le bras,
"Robert Michels qui stigmatisait la tendance lourde au sein de toute
organisation à la création d’une oligarchie dirigeante devenant
exploiteuse à terme..."
Ce n’est pas une tendance, c’est une simple manifestation du clivage dominants/dominés, que l’on retrouve dès l’instant que deux personnes sont ensembles.
On l’observe au sein du couple, et quand le couple est formé de deux dominés incapables de s’imposer l’un à l’autre, c’est alors le gosse qui, subconsciemment, comprend le profit qu’il peut tirer du rôle de dominant. Il devient un enfant tyran.
Et comme ce clivage est inhérent à la nature humaine, rien ni personne ne pourra jamais en venir à bout, si ce n’est la chimie dans un meilleur des mondes quelconque.
« Vous êtes bien incapable d’analyser cet enrayement définitif du processus révolutionnaire... »
Il a sa logique propre et il ne peut pas en dévier. Il doit poursuivre un double objectif, tout en restant extrêmement vigilant face aux menées, réelles ou imaginaires, des contre-révolutionnaires : il doit, théoriquement, satisfaire les besoins essentiels de tous les habitants et, en même temps, éviter tous les gaspillages - une sorte de crime contre le peuple et le travail - ce qui contraint logiquement à ne couvrir, arithmétiquement, que 90 % des besoins de tous les habitants.
Dans le même temps, les révolutionnaires vivent dans la hantise de la contre-révolution. Donc ils sont obligés de mettre sur pied un système de surveillance généralisé, capable de détecter les velléités réactionnaires dans l’oeuf, afin de les étouffer immédiatement.
Comme il n’est pas possible de mettre un argousin derrière chaque citoyen, on va faire ce qu’il faut, pour que chaque citoyen soit à l’affût de ce que disent et font les autres citoyens, de telle que les bons puissent signaler les mauvais, réels ou présumés, aux autorités.
En très peu de temps, la police politique constitue des dossiers sur tout le monde, y compris sur les théoriquement « insoupçonnables » sphères dirigeantes, puisque l’ennemi de classe est suffisamment vicieux pour tenter de s’infiltrer partout, avec une volonté sabotage.
Au bout de quelques années, le ministère de l’Intérieur détient tellement de dossiers sur tellement de gens que plus personne n’ose remettre en cause son fonctionnement et ses méthodes. Et c’est ainsi que la police politique perdure jusqu’à l’effondrement du régime, et parfois au-delà comme on l’a vu en Russie, où il faut bien reconnaître que les structures du KGB ont permis une certaine pérennité de l’Etat pendant les désordres de la période Eltsine.