« ... sur les effets mais pas sur les causes, non ? »
Je répète, mais c’est la dernière fois, c’est une question de décennies, pendant lesquelles l’invasion se poursuivra si rien n’est fait pour la juguler.
Or, l’Afrique, ce sont chaque année 40 millions de jeunes qui arrivent sur un marché du travail qui n’existe pas. Et on ne voit pas bien comment créer des dizaines de millions d’emplois dans un continent dont la production globale d’électricité est équivalente à celle de l’Allemagne...
Je ne sais pas d’où
tu tiens tes informations, mais pour moi, les Australiens arraisonnaient les bateaux
de clandestins, qui étaient déportés dans des pays tiers – j’ai entendu parler
du Cambodge, de Nauru et de la Papouasie-Nouvelle Guinée.
A noter les informations
figurant sur une affiche gouvernementale de 2013.
« Au cameron si je ne me gourre pas de
pays ils onts ien reussi à les embastiller (les passeurs) »
Ceux qui viennent de
Libye accompagnent les clandestins jusqu’à la limite des eaux territoriales,
téléphonent aux autorités portuaires de Syracuse, sauf erreur, et rebroussent chemin
en abandonnant leur cargaison humaine.
@Ouam « Et en privant de subventions quelques assocs qui elles vivent grassement... »
Privées de « clients », elle pourrait difficilement prétendre à des aides publiques...
« Et juger les passeurs en crime contre l’humanité... »
Le problème, c’est de les attraper. Maintenant si tu penses à des types comme Herrou, c’est vraiment du menu fretin. Ce serait très dur de faire passer, auprès de l’opinion, les « trente ans incompressibles », infligés à un zozo qui n’agit pas pour le pognon. « Bref on peut s’inspirer de l’Australie qui à vécu cela avant nous. »
L’Australie, c ’est une île et les bateaux d’envahisseurs, elle les voit venir de loin. La France a près de 3000 km de frontières terrestres avec des pays faisant partie de la passoire Schengen, dont la Suisse. C’est tout simplement incontrôlable.
« J’ai regardé ta vidéo, c’est effectivement scandaleux... »
Grâce à Cadoudal, on sait maintenant, que des ouvriers n’ont pas été payés et que c’est leur manière à eux, ou à leurs proches, de protester.
Or, pour ma part. c’est moins scandaleux que stupide. Et, à priori, ça l’est d’autant plus qu’on ne sait même pas si le fonctionnement de la centrale elle-même en est affecté. A la réflexion, ce n’est pas sûr du tout.
"Je pense que c’est parce que on cherche à brusquer ces gens sur le pojnt
de vue culturel ET technologique, on dois les laisser avancer à leu
rhytme. C’est la très grande erreur de l’ocident qui ne comprends pas cela."
J’ai trouvé, une fois, sur AgoraVox TV, une métaphore qui m’a paru d’une justesse aveuglante : le train de l’Afrique roulait sur des voies étroites et les Occidentaux ont cru pouvoir le faire rouler sur un réseau à écartement normal.
@pemile « ...quelle seraient d’après vous les mesures à prendre pendant ces quelques décennies ? »
Je pense qu’en instaurant le délit de clandestinité et en interdisant d’employer et de loger des clandestins, sous peine d’amendes ruineuses au sens propre pour les esclavagistes et les marchands de sommeil, on obtiendrait très vite de bons résultats.
Comme l’a dit Guterres du temps où il était encore Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, les migrants sont à la recherche d’une vie meilleure et un avenir, le fait de savoir, sur le lieu de départ, qu’ils ne trouveront ni l’un ni l’autre en Europe, devrait dissuader assez rapidement d’investir sur le voyage.
On pourrait aussi, dans les débuts, récompenser, de l’équivalent de plusieurs années de salaire local, les clandestins qui dénonceraient leurs exploiteurs.
D’autres mesures pourraient être prises pour rendre compliqués les transferts d’argent à destination des pays du tiers monde.
Ce sont quelques pistes de réflexion... Mais frapper les logeurs et les employeurs, qui sont les maillons les plus vulnérables de la chaîne, parce que localisables, me paraît essentiel.