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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 11 août 2017 12:25

    @lisca

    Merci pour votre réaction à mon commentaire. Elle vient enrichir le contenu de votre article, ce qui est à mon sens, dans l’esprit de débat positif qui devrait l’emporter sur certaines querelles ou digressions stériles.Un petit bémol concernant la distribution des rôles de cette comédie-marketing qui tient lieu de gouvernance. 

    Vous dites : Brigitte est poussée artificiellement vers un statut dépensier, sans même qu’elle ait eu son mot à dire, apparemment, puisque c’est monsieur qui le veut. 

    D’après ce qu’il est dit de plusieurs sources, Brigitte aurait eu un rôle de démiurge à l’égard de son « chéri ». Je ne connais aucun détail de leur parcours de couple, mais il est peut-être à comparer avec celui des Clinton. 
    L’on sait qu’Hillary a très tôt compris qu’elle tenait le bellâtre rêvé dont elle pourrait faire un Président, avec comme véritable objectif de lui succéder. 
    Bien sûr, Brigitte n’est pas Hillary. Cependant, dès l’accès de Macron à son poste ministériel, elle a eu son bureau à Bercy et s’y est beaucoup employée pour l’étape d’après. On dit qu’elle a en particulier multiplié les invitations de gens du show bizz et de la sphère intello-bobo. 
    Ensuite, quand En Marche s’est lancé, elle était en 1ere ligne au QG supérieur, celui qui compte vraiment. J’ai l’intuition que son aspect modèle de couverture pour Gala and Co, est une sorte de couverture destinée à rendre son vrai rôle moins visible.

    Mais tout cela ne change rien quant au sujet qui nous occupe : une « Première Dame » au pays des coupeurs de têtes couronnées.

    J’apprécie votre remarque sur les rois qui risquaient leurs vies. Le Roi était de chair, tirant son pouvoir de la chair et non d’une supposée volonté générale. Signe extérieur certes, mais comment ne pas comparer un Saint Louis haut d’1m90 ou un François 1er de 2m, chevaliers qui maniaient l’épée au combat avec ces caricatures de monarque aux physiques disgracieux, petits gros, nabots, grenouilles voulant égaler un boeuf...Et que dire de la Cour républicaine qui a troqué la noblesse d’extraction chevaleresque par de pitoyables ambitieux, hommes sans coeur ni estomac...



  • Cazeaux Cazeaux 10 août 2017 13:02

    Ce qui est affligeant est qu’une fois encore, les médias se mettent à l’unisson pour parler de la conjointe du pdt sous une appellation qui nous vient droit des USA, sans le moindre commentaire critique, et mentant par omission ou amalgame. 


    1. L’on évoque cette « Première Dame » comme si depuis le début de la Ve République, le terme et la notion qu’il recouvre avaient existé. En réalité, il a fallu attendre notre Bling bling assumé de Sarko, une fois remarié avec sa Carlita, pour que cette dernière soit désignée comme First Lady version France. Il n’en a jamais été question auparavant. Oui, nous dira l’Homme en Marche, mais de fait, la femme du Pdt disposait d’un cabinet personnel et d’importants moyens. Suffit l’hypocrisie et créons un statut officiel et transparent. Dans ce cas, pourquoi ne pas créer aussi, celui de Première Escort Girl de France pour désigner parmi les professionnelles en cheville avec l’Elysée, la préférée du maître des lieux ? En réalité, passer de l’ombre à la lumière avec un coup de tampon officiel change tout.

    2. En la République française, qui a aboli les privilèges et coupé la tête de la Reine, l’on se met à glousser, comme des gens de Cour, des faits et gestes d’une soi disant Première Dame. Mais quel fondement juridique autorise que du statut d’épouse, ordinaire, de droit commun, celle qui partage la vie privée du Pdt se retrouve avec un statut dérogatoire qui fasse d’elle une personnalité au-dessus du commun ? 
    Le Pdt bénéficie de pouvoirs en sa qualité d’élu du peuple. Ces pouvoirs seraient donc extensibles selon le bon vouloir du Prince ? Comment passer à côté de ce scandale, de ce mépris de la loi et des principes généraux de la République ? 
    De surcroît, ce scandale en contient un autre : ainsi l’égalité devant la loi, principe inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme, aurait une limite. Une femme, du fait de partager la couche du Pdt, serait la première, en dignité et pouvoirs, de toutes les femmes de France ! 
    Selon quelle logique compatible avec la loi, une telle supériorité peut-elle se justifier ? 

    Personne ne s’en émeut et tout le monde, ou presque, se réjouit de parler de Première Dame, parfum de Cour, nostalgie des temps anciens, tout comme l’on se réjouit qu’un bonhomme se soit balladé dans l’espace au prix de 100 milliards qu’à coûté le projet. Et comme l’on se réjouit qu’un footballeur brésilien cousu d’or ait été acheté 220 millions pour le bénéfice d’image du Qatar ! Cela fait plaisir aux enfants et donne de quoi lire en attendant son tour chez son dentiste...



  • Cazeaux Cazeaux 30 juillet 2017 16:59

    @oncle archibald


    Moi aussi, ai connu l’univers prépa et le reste, retrouvant tout ce beau monde dans les grands groupes.
    Former une élite en sélectionnant des boutonneux sur leur capacité à résoudre des équations ou apprendre par coeur des centaines de pages de toutes sortes, cela est proprement une des marques de la folie dans laquelle les idéologues des Lumières ont embarqué notre pauvre France.

    J’envisage d’en faire un article, mais je puis affirmer dès à présent, que oui, il y a une grande incompétence chez les têtes d’oeuf qui squattent les plus hauts postes dans le public et le privé.

    Dans le sport, que je pratique depuis longtemps à forte dose, on ne peut pas tricher, parce que fondamentalement on se bat avant tout contre soi, pour se dépasser et non dépasser les autres.
    La comparaison avec Manaudou et cie n’est ici pas pertinente.


  • Cazeaux Cazeaux 17 juillet 2017 00:13

    @Le Panda
    bs n’ai pas répondu parce que n’ai rien trouvé à redire à vote commentaire au bémol près que j’expose dans mon article, qu’à Constitution égale, je crains que Macron ne persiste dans un hyper présidentialisme qui n’est pas de bon augure.



  • Cazeaux Cazeaux 16 juillet 2017 13:40

    @JL

    Assemblée constituante, non, mais révision, oui ; d’après l’une de ses annonces, ayant à cette occasion en quelque sorte menacé le parlement au cas où il rejetterait le projet : Macron s’en remettrait alors au suffrage populaire, par voie référendaire. Cette « sortie » passée quasi inaperçue, est en réalité une double menée anticonstitutionnelle :
    • en menaçant le Parlement, il exerce une pression sur le pouvoir législatif, ce qui est contraire aux principes fondamentaux de la République, atteinte d’autant plus grave qu’elle émane de celui dont le rôle est de garantir les institutions ;
    • en se prévalant d’un moyen contraire à la Constitution : le référendum valide le vote du parlement (sauf en cas d’adoption du projet par les assemblées réunies en congrès) - article 89. Il y a certes le précédent de nov. 1962, De Gaulle faisant adopter par référendum l’élection du Pdt au suffrage universel. Mais ce fut une violation manifeste sur laquelle, par servilité, le Cons. Constit. n’a pas voulu se prononcer.

    Il faut donc s’attendre à une évolution du corpus légal des institutions anticipé par une pratique outrancièrement présidentialiste (à ceci près que le régime présidentiel équilibre les pouvoirs, le président ne pouvant dissoudre le parlement).
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