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Cédric

32 ans. Militant socialiste. Titulaire d’une maîtrise d’Histoire contemporaine et diplômé de l’IEP-Lyon. Aujourd’hui, je suis clerc de notaire mais depuis le décret du 20 août 2007, il faut dire « collaborateur des offices de notaire ». Où va donc se nicher la rupture ?

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2007
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Derniers commentaires



  • Cédric 8 septembre 2007 18:11

    C’est toujours le problème des pseudo-intellectuels qui pensent que wikipedia est suffisant pour pouvoir s’instruire.

    Est-ce que le procureur n’a pas respecté la politique mise en place ? Nous savons qu’il l’a fait puisque la loi qui en est la traduction prévoit de manière explicite qu’il n’est pas obligé de requérir des peines plancher, sans quoi nous pourrions aboutir à des aberrations comme les USA et notamment la Californie ont pu connaître. La seule obligation que lui fait la loi est de motiver spécialement sa décision, chose que le ministère de la Justice n’a jamais remis en question.

    Est-ce que le procureur pouvait être sanctionné sur la base des déclarations faites à l’audience, déclarations rapportées uniquement par un journal et dont le caractère fallacieux a été reconnu par Rachida Dati elle-même ? La réponse est non pour le simple fait que tout procureur qu’il soit, il a l’entière liberté de ses réquisitions orales ce qui n’est pas le cas pour les réquisitions écrites.

    En conséquence de quoi, la convocation de ce magistrat ne reposait donc sur rien, que ce soit quant à la politique menée puisqu’il n’a fait qu’appliquer la loi ou dans les déclarations qu’on lui a prêté. De plus, quel est l’intérêt de faire un procès verbal d’une entrevue si ce n’est dans un but disciplinaire ? Or, ces procédures sont codifiées ne serait-ce que par respect du principe général des droits de la défense.

    Alors un peu moins de wikipedia, mon cher, et un peu plus de droit ne vous ferait pas de mal. Mais c’est vrai que cela demande un peu plus qu’un simple clic.



  • Cédric 7 septembre 2007 17:14

    Je rejoins la majorité des commentaires précédents en disant qu’il y a une distinction à faire entre ce qui relève des actes que vous dénoncez et la majorité des bizutages. Bien souvent, la chose est bien innocente et elle permet aux nouveaux arrivants de se connaître un peu mieux d’autant plus quand il y a de fortes disparités d’âge, d’origine sociale ou ethnique. C’était notamment le cas dans l’école de notariat dans laquelle j’étais. Cela permettait notamment aux étudiantes africaines de sortir de leur relatif isolement par rapport aux autres étudiants de la même promotion (je ne saurais vous dire pourquoi mais mon école avait vraisemblablement d’excellentes relations avec l’Afrique centrale). Il était assez drôle d’organiser un atelier « saut à la corde » avec 10 étudiants en même temps devant le Palais de Justice et de voir quelques avocats et autres auxiliaires de justice venir participer à une ambiance bon enfant (ce qui relativise sans doute la volonté de faire appliquer les lois et règlements contre le bizutage j’en conviens).

    Cependant, là où je vous rejoins complètement c’est dans les dérapages auxquels peuvent conduire ce genre de manifestation. Il est essentiel que la chose soit encadrée par des personnes responsables, que le libre arbitre des personnes soient respectés. La tentation est grande de vouloir contraindre la personne qui ne souhaite pas participer. Bien souvent, ce refus ne porte que sur les activités proprement dites. Nous avions trouvé un moyen de préserver à la fois cette attente bien légitime avec ce qui fait l’esprit du bizutage en demandant à ces personnes d’aider à l’organisation (il y a toujours à faire ne serait-ce que déplacer des tables, découper des pizzas pour la bouffe de midi, etc...). Dans ce cadre, la loi retrouve une utilité intéressante, un bref rappel à celle-ci permet de calmer les esprits.



  • Cédric 7 septembre 2007 13:30

    Une analyse partielle de l’ascension de S. Royal qui se limite au côté médiatique mais qui ne saurait expliquer pourquoi elle a pu emporter aussi facilement la désignation comme candidate du PS. Elle a gagné avec 60% des voix, certes, mais plus que cela elle a gagné dans tous les départements sauf 4. Une telle performance ne saurait s’expliquer par le côté médiatique et des sondages favorables ou bien des personnalités comme Lang ou Kouchner auraient été 1er secrétaire du PS depuis bien longtemps.

    Il y a eu un travail de terrain de la dame qui n’a toujours pas été compris, notamment par ses anciens concurrents et leurs soutiens. Comment comprendre qu’elle ait pu enlever des fédérations importantes mais quelque peu « orphelines » comme celle des Bouches-du-Rhône ou de l’Hérault en réduisant la problématique à des militants « téléspectateurs » ou « anti-sarko » ? En vérité, on ne le peut pas et ce fut d’ailleurs l’erreur fondamentale des DSK et autre Fabius. Il fallait voir cette incompréhension de leurs soutiens quand ils se sont aperçus, en particulier durant les fameux débats, qu’elle avait du monde derrière elle. Incompréhension et dénie car aujourd’hui encore les mêmes s’entêtent à ne pas comprendre que l’on ne pouvait pas prendre le PS depuis Paris, que ce soit uniquement depuis la rue Solférino ou le siège d’un quelconque média.

    Aujourd’hui, les plus avancés de ces aveugles volontaires ne veulent voir dans cette réussite interne de Royal que l’action de François Hollande. Ils y ont bien évidemment un intérêt politique mais là encore il ne s’agit que d’un leurre.



  • Cédric 7 septembre 2007 12:37

    Remonter les bretelles des magistrats pour quelle raison ? Il faut quand même qu’il y en ait une qui aille au-delà de la simple satisfaction qu’elle vous apporte dans votre détestation de cette catégorie de personnes. Or ce magistrat a pleinement respecté la loi. De plus,il me semble que dans un pays démocratique le principe d’indépendance de la justice est une chose si ce n’est au minimum essentiel au pire souhaitable. Or par cette volonté d’intimidation, Rachida Dati la remet en cause. On est très loin du cas d’Outreau et ce dernier n’a pas vocation à servir de prétexte à n’importe. Mme Dati n’a donc par conséquent aucun mérite à se comporte en petit chef irascible, elle est aujourd’hui ministre en charge d’une fonction régalienne qui demande un minimum de sérénité. Sa capacité à se mettre tout le monde à dos, y compris ses propres collaborateurs, ne montre pas son mérite mais qu’elle a dépassé simplement son niveau de compétence.



  • Cédric 7 septembre 2007 11:57

    Requérir des peines inférieures aux peines plancher est parfaitement légal puisque c’est prévu par la loi. Le texte de Rachida Dati le prévoit, ce n’est pas ce qui est en question mais les commentaires qu’un journal a prêté à un magistrat pendant l’audience. Or le principe juridique veut que l’écrit est serve mais la parole est libre, ce que la ministre a du reconnaître. Il y a donc des magistrats qui appliquent la loi et des personnalités politiques qui ne font que réagir à ce qu’écrit la presse.

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