« ...les USA se sont refusés à mener une réelle dénazification du pays, et se sont au contraire – à l’image de l’organisation Gehlen et de cette armée secrète – appuyé sur les structures nazies. »
Serait-ce l’explication de l’état de délabrement dans lequel l’Allemagne de l’Est était encore en 1989 ?
« Toujours les choix sous forme de bâton merdeux... »
Ce n’était pas du tout mon intention. Ma question tendait à attirer l’attention de ceux - et ils sont très nombreux, je le sais d’expérience - qui oublient que la victime d’une erreur judiciaire condamné à de la détention passerait tout de même, des dizaines d’années derrière les barreaux, si elle n’était pas exécutée.
« ...tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »
J’y ai pensé, évidemment. Mais après quinze ou vingt ans de placard, sans personne pour s’occuper encore sérieusement de votre cas, l’espoir confine à l’illusion, pour ne pas dire au fantasme. Et là, c’est le caractère de la personne, sa capacité à supporter plus longtemps l’enfermement, qui détermine son option.
« est il possible d’accorder à cet homme et à son fils la liberté qui leur reste de vivre comme ils le pourront et sans la haine de tout et de tous qui semble habiter certains des commentateurs ? »
Absolument, et j’imagine ce qu’il endure. Mais en même temps, je ne me cache pas que c’est un symbole de démission. Son caractère, sa nature, son tempérament, l’ont conduit à s’enfermer avec son fils dans une illusoire bulle d’angélisme éploré. Je ne le lui reproche pas, mais il est à souhaiter qu’il ne serve d’exemple qu’à un tout petit nombre.
Car, ce sont ceux qui ont identifié l’ennemi, et qui le combattent - fut-ce avec la goutte d’eau du colibri - qui empêcheront, peut-être, d’autres 13 novembre et d’autres 14 juillet. En commençant par refuser l’accueil de milliers parmi ces milliers de clandestins débarquant chaque semaine, en toute discrétion médiatique, dans le sud de l’Italie.
Italie où vient d’être arrêté Mohamed Kamel Eddine Khemiri, dit « Bin Laden », un Tunisien de 41 ans, fiché comme djihadiste, et parallèlement chef d’une organisation de trafiquants de migrants, et organisateur d’un trafic de faux papiers et de faux contrats de travail, révèle « La Stampa » de ce matin.
« Toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre ».
Je les vois d’ici, les daèches, écrasés par le remord en même temps que par l’amertume de la reddition et l’insupportable poids de l’Affront, faisant la queue devant tous les commissariats de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Autriche, de Suède, de Belgique, de Norvège, et autres points de chute à « migrants », pour y déposer les armes, munitions et explosifs, avec lesquels ils étaient censés passer à l’action dans les semaines, les mois et les années à venir...
Le dossier est sur le web,
en pdf et en anglais. Je ne maîtrise pas assez pour pouvoir garantir l’exactitude
de la traduction des termes et des expressions juridiques. Je ne m’y risque donc pas.
« Même en admettant cet argument, une fois
la « période » passée, les affaires, si j’ose m’exprimer ainsi,
reprennent comme avant. »
Mais, dans l’intervalle, il
y en a sans doute quelques-uns qui, le summum de la colère passée, qui ont
définitivement renoncé. Je ne suis pas comme Camus qui, lui, s’asseyait sur les
victimes que la perspective de l’exécution aurait sauvées : « Elle ne saurait en un mot intimider l’homme
jeté dans le crime comme on l’est dans le malheur. Autant dire alors qu’elle
est impuissante dans la majorité des cas. » Qu’on me permette à
moi, de me soucier en priorité obsolue et exclusive de
la minorité des cas.
« Au risque de me répéter, la peine de mort
n’a jamais été dissuasive. »
Même un abolitionniste comme
Camus reconnaissait qu’elle pouvait dissuader. Et puis, vous devriez vous
pencher sur l’époque où le meurtre d’un policier envoyait irrémédiablement à la
bascule.
« Et vous ne répondez pas sur la
problématique de l’erreur judiciaire… »
A propos de cette tarte à la
crème des abolitionnistes, Mme Marie-Laure Rassat, qui était professeur de
droit pénal à l’Université de Paris XII, a écrit : « « …s’il est vrai (des faits récents le
prouvent, hélas) qu’on ne peut jamais
être à l’abri d’une exécution injustifiée, il n’en reste pas moins qu’on ne
peut abolir une institution au nom de la seule éventualité du mauvais usage qui
pourrait en être fait, car bien peu de mécanismes humains résisteraient au tri
comme insusceptibles d’abus. »
Pour ma part, je réitérerai
la question que j’ai posée dans ce même débat :
« C’est quoi le mieux, l’erreur
judiciaire qui envoie un innocent à l’échafaud ou celle qui le maintient
pendant quarante ans au trou ?
« P.S, - Pour mémoire, 40
ans, ce sont 14’600 matins à se réveiller en se disant qu’on n’a rien à foutre
ici... »