« Il n’y a pas d’autorité religieuse dans l’islamsunnite, dans lequel n’importe quel crétin peut s’auto-proclamer imam. Il existe
un clergé hiérarchisé dans l’islam chiite, mais ce n’est pas cet islam-là qui
nous pose problème. »
Pour cette double raison qu’il
est très minoritaire (10 à 15 % de l’ensemble des musulmans, selon Wikipedia),
et géographiquement circonscrit, pour ce qui est de ses communautés « significatives »,
à une demi-douzaine de pays.
« …je ne pense pas que l’islam soit
réformable, en tout cas pas l’islam sunnite. »
Elevé dans la religion
catholique, j’ai passé à l’agnosticisme quand j’ai découvert à quel point il
était banal de tripatouiller la « parole de Dieu », pour qu’elle dise
ce qu’on avait envie de l’entendre dire. Je suis donc à même de comprendre l’intransigeance
des sunnites sur l’intangibilité de leurs textes sacrés, et du même coup, le danger qu’ils représentent.
« La
preuve : ils n’exercent pas leurs droits citoyens et négligent de
s’inscrire sur les listes électorales (…), je n’ai pas le souvenir d’avoir vu
dans la rue à Paris beaucoup d’immigrés accoutrés de la manière que vous
décrivez dans la fameuse manifestation du million d’opposants au mariage pour
tous. »
On ne saurait mieux confirmer ce que j’écrivais hier soir : « Ils ne se sentent pas trop concernés par ce qu’il se passe
chez les « Français », chez les « indigènes », comme ils
disent quand ils sont entre eux, chez les « fils de
Vercingétorix »… »
« Quant aux exécutions à caractère
religieux, ma foi ! la Sainte Inquisition catholique n’était pas avare
d’atrocités... »
Cet argument-là, si je l’ai pas lu ou
entendu vingt fois...
Mais il y a un détail que ses
utilisateurs omettent systématiquement. C’est que dans l’intervalle, les
religions se sont séparées en deux catégories : celles qui ne commettent
plus d’atrocités et celles qui continuent…
« car cela pour le moment lui profite bien et seulement à lui.... »
Eh non, à une partie seulement, mais comme il ne faut jamais désespérer, on peut tenir pour possible que les conditions se réunissent lentement, qui permettront de se débarrasser de tous les parasites en même temps, puisque la présence des uns est, dans la plupart des cas, sinon dans la totalité, la conséquence de la présence des autres.
En revanche, certains disaient déjà il y a quarante ans, qu’il fallait arrêter avec l’immigration musulmane, parce que cela finirait mal. Ceux-là n’ont donc pas besoin de chercher des boucs émissaires aujourd’hui, les boucs assassins suffisent amplement à démontrer qu’ils ont vu clair, longtemps avant tout le monde.
" Les autorités religieuses musulmanes doivent refonder leur
théologie..."
Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’autorités religieuses musulmanes.
Toute personne disposant de quelque influence ne peut engager que son entourage,
et encore sans disposer de moyens de coercition pour ramener dans le troupeau,
ses propres brebis égarées.
Par ailleurs, les variantes de l’Islam sont si nombreuses qu’elles ne
parviendraient à réaliser une unanimité que dans la rédaction d’un cahier de
revendications tendant à adapter les rythmes et moeurs du pays aux exigences de
la pratique de l’Islam, et à ses interdits. Sans avoir, bien entendu, rien à
offrir en contrepartie, puisque la parole de Dieu cesserait de l’être si elle
devenait négociable.
Je comprends la démarche préconisée par M. Ghaleb Bencheikh, et si je ne
doute pas qu’il trouve des oreilles attentives parmi les musulmans instruits qu’il
fréquente au quotidien, je me demande comment il entend s’y prendre pour faire
passer le message à ces millions de musulmans qui vivent déjà dans des enclaves
islamisées, depuis plus longtemps qu’on ne croit.
C’est-à-dire dans ces territoires où le revenu net par ménage est
inférieur de 40 à 50 % par rapport à la moyenne nationale, dont on apprend
incidemment, au détour de l’interview d’une enseignante, que la population y
était déjà à forte majorité musulmane il y a une vingtaine d’années, comme ce
Saint-Etienne-du-Rouvray ,bien loin
d’être aussi « France profonde » que ne le suggéraient les champêtres
photographies diffusées par les médias.