« ...aux Musulmans qui sont pour leur immense majorité indignés et désarçonnés... »
Il ne faut rien exagérer. Ils ne se sentent pas trop concernés par ce qu’il se passe chez les « Français », chez les « indigènes », comme ils disent quand ils sont entre eux, chez les « fils de Vercingétorix », pour ceux qui ont fait quelques études...
Ils vivent entre eux, au sein de leur communauté, où ils perpétuent leurs mode de vie, leurs habitudes, leurs us et coutumes. Les événements de France, ils n’en connaissent guère que superficiellement les expressions les plus spectaculaires que traitent brièvement les télévisions de chez eux, qu’ils captent avec leurs paraboles.
On peut les comprendre : ce qui les désarçonne complètement, totalement, intégralement, pour de bon, c’est le fait qu’on trouve des pays où l’on marie des hommes entre eux. Cela, c’est très au-delà des limites de leur entendement... Les égorgements, les décapitations à connotation religieuse, ils connaissent depuis les débuts des prédications du Prophète.
Et je vous indique le « truc », pour une autre fois.
Dans les citations fournies par l’auteur, vous copiez un corps de phrase de quelques mots - j’ai pris au pif « puis la gestion chaotique de la crise syrienne » - et vous le collez entre guillemets dans Google, qui vous fournit alors les occurrences correspondantes, dont un lien donnant accès au texte intégral (manifestement) du communiqué. Ressemblant plus à une gaminerie d’extrême-gauche qu’à une mise en garde de vestiges du FLNC...
Vue sous la forme de votre question, la haine m’apparaît comme
l’expression d’un sentiment d’impuissance, conscient ou non, face à l’objet d’une aversion.
Les assassins de Saint-Etienne-du-Rouvray ressentent forcément, au fond
d’eux-mêmes qu’ils s’attaquent à une société et à une civilisation qui les
rejettent massivement et pour longtemps, d’où leur choix, au stade actuel de
leur expansion, de châtier ce qu’ils ne peuvent abattre.
A l’opposé, je pense que le Front national remplit un rôle essentiel
d’exutoire puisque les mécréants qui sont de plus en plus excédés, à la fois
par les crimes des islamistes et par les prêches et homélies des révérends
Hollande, Valls et Cazeneuve, ont encore une option électorale pour palier les
carences de l’Etat, avant de passer à la ratonnade.
« Cependant, il existe aussi de la haine entre les gens de
même condition. »
Ce n’est pas, ici, un problème de condition, mais
de circonstances. Entre gens de même condition, il y a des rivalités, des luttes,
des coups tordus, donc des gagnants, qui censés mépriser, des perdants, qui sont censés haïr.
Et cela fait que le mépris et la haine peuvent changer de camp en "cours
de partie".
"Cela
n’est sans doute pas valable dans tous les cas, mais dans l’esprit des
antisémite des années 30 en Allemagne, les Juifs sont une communauté puissante
: ils sont partout et veulent dominer le monde. Donc, ce serait une haine
ascendante en ce cas."
Qui va du bas vers le haut, c’est toujours le
même schéma. Et lorsque les nazis auront assis leur pouvoir, le schéma s’inversera,
puisque les Juifs seront alors complètement désarmés face à ceux qui les
persécutent.
Pour illustrer très schématiquement le propos en d’autres termes, on
pourrait dire que le clivage sépare ceux qui rient (les méprisants) et ceux qui
sont humiliés (ou qui s’estiment humiliés), les haineux potentiels.