« j’ai juste du mal à comprendre, si vous vous
référez au nationalisme…+
Je ne me réfère pas plus au nationalisme ampoulé de
Renan, qu’au nationalisme autoritaire des Allemands, mais uniquement ausentiment d’appartenance des individus.
C’est ce sentiment, je le répète, qui fonde la Nation, et ça n’a rien à voir
avec le nationalisme. A la limite, on peut se sentir *NOUS* viscéralement
Français et héberger une demi-douzaine de *EUX* clandestins dans son galetas.
« ...sur l’incompatibilité
essentielle entre les « nous » et les « eux »... »
S’il y a des incompatibilités, elles n’ont rien d’essentielles,
elles se situent uniquement entre les dogmes de l’Islam et la République d’une
part, entre l’observance des préceptes de l’Islam et un authentique vivre
ensemble, d’autre part.
« Les problèmes de confiance en soi n’ont pas à être invoquées ni traités par une mairie. »
Il pouvait quand même pas dire d’emblée, qu’en tant que musulman, il a le devoir de désérotiser le domaine public. De surcroît à quelques jours du vote sur le Brexit.
C’est un peu bébête, ce que vous écrivez. En parlant de fantasmes (2 x), d’homogénéité totale, de contradiction et de manque de cohérence, vous montrez juste que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Ni de qui, au demeurant, mais cela, c’est tout à fait secondaire.
Je commencerai par observer que la plupart des nations sont des conglomérats plus ou moins importants de peuples plus ou moins différents.
Ce qui fait une nation, selon Renan, dont la définition me convient, c’est le partage d’une histoire commune et le désir d’avoir un avenir ensemble. A partir de là, l’homogénéité résulte du sentiment spontané d’appartenance à une même entité (la France pour les Alsaciens, les Chtis, les Bretons, les Béarnais, les Berrichons, les Savoyards, les Provençaux...). Et je ne vois rien dans la Russie actuelle qui soit de nature à me faire frémir.
« L’homme peut certes faire ce qu’il veut, mais il ne peut pas vouloir ce qu’il veut. »
Henri Laborit écrit la même chose, en ayant suivi un tout autre chemin, celui du neurobiologiste dans le chapitre « Liberté » de son « Eloge de la fuite ».
« ...parce que toi tu trouves qu’ils sont normaux ces gens la ? »
Dans le sens où ils savent ce qu’ils font et pourquoi ils le font, ils sont sinon normaux - ce qui ne veut pas dire grand-chose -, à tout le moins conscients, donc responsables, de leurs actes, ce que des fous ne sont pas.