« Et si c’était un espoir pour la vieille Europe ? »
Non merci, sans façon.
Isarël Abreu (n. 1932) a combattu les dictatures de Batista et de Castro. Il a passé 14 ans dans les geôles cubaines, et il écrit :
« Beaucoup écrivent que toute l’Amérique latine est triste après la mort de Màrquez, mais ce n’est pas vrai. L’écrivain colombien a fait passer pour gouvernement humanitaire, une tyrannie qui a emprisonné des centaines de milliers de dissidents et trucidé des milliers de personnes. Je ne peux pas accepter qu’on efface de but en blanc sa complaisance à l’égard d’une tyrannie impitoyable. » Cité par Il Foglio, 22.04.2014
Ce n’est pas le mien non plus, et je pense même qu’un capitalisme ultra-libéral bien compris multiplierait la mortalité infantile, en éliminant les sujets dont on peut prévoir qu’ils coûteront très cher à la société, tout en étant d’un rapport extrêmement faible.
« ...de plus en plus invivable, vous ne trouvez pas cela un peu surréaliste. »
Au contraire, Plus la planète est peuplée, plus l’instinct territorial de l’homme se réveille et réagit avec vigueur
Il ne faut pas croire que ses manifestations sont réservées aux petits peuples qui en affrontent militairement de grands, comme les Finlandais, les Algériens, les Vietnamiens, les Afghans, les Irakiens...
« ... ; sinon je pense que n’importe qui arriverait à faire tourner un état ! »
Vous pensez, mais vous vous trompez ! Par rapport aux Italiens du Nord, même les Italiens du Sud n’arrivent pas à faire tourner leurs régions.
Il y a des chiffres, et ils sont accablants. Un exemple rigolo ? Par tranches de 100’000 habitants, le Sud dépose 20 brevets, le Nord, 100. Un exemple pas rigolo, la mortalité infantile est de 2,3/1000 naissances au Nord, et de 3,9/1000 au Sud.
Alors pour ce qui est de la capacité de n’importe qui à faire tourner un Etat, vous me permettrez de douter. Et je me suis gardé de la facilité qui consistait à aller chercher des exemples dans le tiers monde.