« Vous êtes un grand naïf avec votre concept de « des dominants vers les dominés. » Il serait bien que vous expliquez ce que vous appelez dominant et en quoi ils sont dominants ? »
Ce concept a été emprunté, peut-être sans plus de réflexion, à Albert Memmi, essayiste franco-tunisien juif, auteur de « L’homme dominé ».
« On leur reproche de vouloir islamiser le pays quand ils veulent simplement obtenir quelques aménagements des habitudes sociales... »
La tactique du salami, c’est une expression qui vous parle ? Moi, je connais.
Pour illustrer d’un exemple, c’est elle qui m’a fait dire NON au PACS, pour n’avoir jamais à dire NON à l’homoparentalité, à la PMA et la GPA. On a déjà la première, je vous garantis qu’on aura les deux autres. A l’usure, comme tant de choses
A nulle part, dans votre texte, vous ne parlez de la dimension territoriale de la nature humaine, mais on ne peut pas la trouver louable quant elle conduit :
— les Finlandais à résister victorieusement à l’URSS,
— les Afghans à ne plier ni devant les Russes ni devant les Américains,
— les Nord-Vietnamiens à tenir tête aux mêmes Américains,
— les Irakiens à combattre une coalition occidentale,
...et la déclarer blâmable lorsqu’elle conduit des Français à proclamer qu’ils (sont) les propriétaires légitimes de la France et qu’ils (ont), à ce titre, droit à des privilèges.
« ...après un démarrage foudroyant et plein de promesses... »
Je ne sais pas à quel moment vous placez le démarrage foudroyant, parce que la participation à la désignation des constituants a avoisiné les 36 %, à peine plus d’un électeur sur trois, et la participation à la rédaction elle-même, par le biais des réseaux sociaux, a été franchement médiocre.
Maintenant, si on considère le mouvement de protestation contre le remboursement de la dette des banques comme le démarrage, alors, il faut bien constater que les gens se mobilisent massivement pour les sous, mais qu’ils se désintéressent presque aussi massivement des grands principes.
Cela ne consternera que les chimériques qui rechignent à accepter la nature humaine telle qu’elle est.
Je suis allé lire le texte traduit et publié par « No Comment ». Vers la fin, Baldur Bjarnason pose des questions auxquelles il avoue n’avoir pas de réponse : « Pourquoi les gens pensent-ils que l’Islande est un paradis progressiste alors qu’en réalité c’est un rêve humide thatchérien ? Pourquoi l’Islande est-elle exhibée par le mouvement Occupy comme un exemple de la façon dont les choses devraient se faire ? »
C’est tout simplement parce que l’humain tend systématiquement, en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances, à prendre ses désirs pour des réalités. Jusque chez les plus circonspects, la crédulité est sans bornes du moment qu’on dit ce qu’ils ont envie d’entendre.
Bossuet déplorait cette propension à son époque (XVIIe siècle) - « Le plus grand dérèglement de l’esprit, c’est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, et non parce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » et on doit certainement trouver une observation identique chez quelque philosophe, dramaturge, poète ou fabuliste grec de l’Antiquité.
« ...le retour à une démocratie directe, à l’instar de ce que l’Islande a mis en place... »
L’Islande n’a rien mis en place du tout !!! Il faudrait arrêter avec ça.
Le projet de constitution concocté par le « peuple », prétendument, a été enterré sans tambours ni trompettes, dans la même indifférence citoyenne que celle qui avait caractérisé sa rédaction.
Mais on peut d’ores et déjà prévoir que la légende de la révolution islandaise aura la vie aussi dure que le sous-entendent les règles du genre.
Et le crétin de commentateur du spot devrait se réjouir du silence médiatique qui a entouré cette pantalonnade, parce que sa réclame s’adresse aux mêmes ignares que l’information « mainstream »