Le Sharon Français irait massacrer une ville de banlieue... »
Vous ne pouviez pas le savoir, mais moi, les caricaturistes verbaux... D’autant plus qu’ils n’ont, généralement, pas plus de talent pour l’écriture que pour le dessin.
« je m’en voudrais d’entamer ici avec vous, un débat qui interpelle directement Philippe Vergnes, »
Je ne sais pas si votre intervention s^’inscrivait dans le cadre d’un concours de dégonflage, mais si c’est le cas. vous l’avez emporté de plusieirs longueurs.
« Rendez-vous dans trois ans pour savoir si cette stratégie a marché. »
On s’en apercevra bien plus vite, parce que le coup du racisme est peut-être émoussé, et on le constatera à différents indices.
De plus en plus de gens se rendent compte que le but de l’antiracisme n’est pas de prévenir les discriminations, la stigmatisation et les agressions de toute nature, mais de les empêcher de faire valoir leur « territorialité » contre ceux qu’ils considèrent, de plus en plus également, comme des intrus.
A cet égard, le mouvement de la double courbe de ceux qui estiment qu’il y a trop d’étrangers en France et de ceux qui jugent que ce n’est pas le cas, est particulièrement révélatrice :
2009 - 47 / 42 %
2010 - 56 / 35 %
2011 - 59 / 31 %
2012 - 69 / 27 %, soit + 47 % / - 36 % par rapport à 2009
Ces chiffres sont ceux que fournissent les rapports annuels de la Commission nationale consultative des droits de l’homme.
« A travers son travail, Dieudonné poursuivait un idéal d’humanisme, d’universalisme et de justice. Son souhait le plus cher, c’était de voir les hommes faire tomber les frontières communautaires, cause de tous les conflits terrestres, et tenter de vivre ensemble dans la paix et le respect de l’Autre. Je trouvais qu’il pointait les absurdités de notre monde avec talent, douceur, et dérision. »
En fait, la seule véritable absurdité, c’était son « souhait le plus cher » et c’est elle qui conduit à qualifier d’absurdités des comportements inhérents à la nature humaine. A mon avis, c’est quand il a compris cela, qu’il a basculé.
« Je pensais que l’antisémitisme, c’était la haine d’un individu ou d’un groupe d’individus animé par un motif unique : l’appartenance à la communauté juive. »
Par certains aspects, Dieudonné rejoint l’antisémitisme tel que le « Petit Larousse illustré » le définissait dans les années 20 « Doctrine de ceux qui sont opposés à l’influence des juifs » (page 46, de l’édition de 1922).