Et bien justement, je compare une relation tendancieuse des faits et une relation honnête et objective. Si la condamnation à deux mois de prison pour le vol de cinq kilos de pâtes « dans un supermarché » - tellement ça paraît évident, à défaut de toute précision -, ne m’avait pas parue incroyable - et pas du tout dégueulasse contrairement au lecteur lambda -, je ne me serais jamais intéressé au pedigree de cet individu.
Quand on sait que le coupable est un délinquant d’habitude, qui passera certainement en catégorie supérieure un jour ou l’autre, peut-être après avoir trouvé un soufflant caché derrière des boîtes de Purée Mousline Saveur à l’ancienne, on se dit que deux mois, est un tarif très raisonnable. D’autant plus que son mode d’existence démontre que la peur d’aller au chtar, ne le terrifie pas.
« Il aurait pu voler autre chose, il ne l’a pas fait. »
Resterait à savoir pourquoi... Retour inopiné du propriétaire, bruits suspects à proximité de la maison, sirène de police dans la rue, déclenchement d’une alarme... Ce n’est pas une circonstance atténuante..
« Est-ce un meurtrier en série, un violeur de petites filles ? »
Même Taubira au mieux de sa forme déprédatrice, n’aurait jamais osé suggérer deux mois pour un tueur en série ou pour un violeur pédophile. Compliments !
« ...la justice qui se doit d’être au service du plus faible et là l’instrument infaillible du plus fort. »
C’est une autre curieuse idée que de transformer le délinquant en plus faible à protéger.
Maintenant, je suis prêt à admettre qu’on fasse preuve de mansuétude à l’égard de ce genre de voyou, mais à la condition qu’en assouplisse considérablement la notion de proportionnalité de la riposte dans les cas de légitime défense entre les murs de son domicile.
« Or il semblerait plutôt que le chef d’accusation soit : condamné pour s’est introduit par effraction chez un particulier pour voler.. »
Et comme je l’ai rapporté dix minutes avant vous, la pitoyable victime de ce fait divers a comparu en visioconférence, parce qu’il est au placard à Lyon, pour d’autres délits.