Je crains que vous n’ayez mal compris et tout aussi mal interprété la citation de Bernard Lazare.
Premièrement, le résumé que l’auteur fait du sort fait à ses coreligionnaires n’a rien de caricatural.
Deuxièmement, je ne vois pas ce que viennent faire Jésus et le Bas Moyen Age dans un essai dont le deuxième chapitre est intitulé : L’antisémitisme dans l’Antiquité
Partant des Hyksos, ce chapitre s’achève avec la mention de persécutions en Libye pentapolitaine à l’instigation de Lucius Valerius Catullus Messallinus, proconsul d’Afrique sous Vespasien.
« En particulier en nationalisant le pétrole, ce qui est reste en travers du gosier des compagnies pétrolières... »
Je perçois mal la responsabilité des compagnies pétrolières dans le (coupable) sous-équipement du Venezuela en matière de production d’électricité. En revanche, je distingue très clairement l’impéritie d’un gouvernement au mode de fonctionnement folkloriquement clientéliste.
« la condition des Juifs, le plus souvent considérés comme tels nonobstant leur nationalité, même si cette dernière remonte à plusieurs générations... »
Comme si la nationalité induisait l’appartenance identitaire correspondante !!! Le passeport fait des concitoyens, pas des compatriotes.
A la fin du XIXe siècle, Bernard Lazare, juif lui-même, n’hésitait pas à écrire, au début de « L’antisémitisme - Son histoire et ses causes » :
« Je n’approuve
pas l’antisémitisme, c’est une conception étroite, médiocre et incomplète, mais
j’ai tenté de l’expliquer. Il n’était pas né sans causes, j’ai cherché ces
causes (…) Si cette hostilité, cette
répugnance même, ne s’étaient exercées vis-à-vis des juifs qu’en un temps et en
un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ces colères ;
mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au
milieu desquels elle s’est établie. Il faut donc, puisque les ennemis des Juifs
appartenaient aux races les plus diverses, qu’ils vivaient dans des contrées
fort éloignées les unes des autres, qu’ils étaient régis par des lois
différentes, gouvernés par des principes opposés, qu’ils n’avaient ni les mêmes
moeurs, ni les mêmes coutumes, qu’ils étaient animés d’esprits dissemblables ne
leur permettant pas de juger également de toutes choses, il faut donc que les
causes générales de l’antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non
chez ceux qui le combattirent. »
« Leurs dirigeants font ce que décident les citoyens. »
Peut-être, mais au Venezuela, c’est bel et bien le président Maduro qui a décidé d’introduire la semaine de quatre jours, pour faire face à une pénurie d’énergie électrique « digne » d’un pays sous-développé et pauvre...