« Comme vous semblez le suggérer, les règlements de comptes ne se traduisent pas forcément par une rafale de kalachnikov à la terrasse d’un café !... »
Il y en a qui font plus mal qu’un projectile même mortel. Seulement ici, l’envergure de l’affaire peut donner à penser qu’on est peut-être au-delà du simple règlement de comptes...
Mais cela ne doit nous faire oublier qu’un événement en soi, quel qu’il soit, n’a pas grande importance, et que ce qui en donne la pleine mesure, ce sont ses conséquences. Alors, assoyons-nous au bord de l’oued pour voir quels cadavres il charrie...
Ah ben
ouais.. Les miens, ce sont juste ceux des recensements officiels. De
l’approximatif de chez approximatif, comme qui dirait…
« ...quoi
qu’il en soit, qui aujourd’hui pourrait contester la réussite, portée par
l’humanité de son maire, et des habitants, de cette reconversion. »
(…) C’est
ici que je rencontre Gaëtan et Félix, 25 et 30 ans, deux Camerounais arrivés à
Riace début 2015. (…) …quand on
allait à la mer, la patronne de l’hôtel nous demandait de nous mettre sur la
plage un peu plus loin : quand vous êtes là, ça dérange les touristes. »
(…) « J’étais habitué à gagner ma vie,
me dit l’un d’eux. Dormir, prendre du poids, ce n’est pas ça que je
cherche. » Tous deux me font part de l’impossibilité ici de se faire
une place : « Ce qui m’a surpris c’est la mauvaise mentalité. »
(…) Le maire est sympathique, concèdent-ils,
même s’ils ne l’ont vu qu’une seule fois. Mais les trois quarts des gens ici
sont racistes, estiment-ils après six mois de vie locale. Et de raconter cette
anecdote d’une dame qui les a poursuivis avec son vaporisateur dans le
supermarché. Ce rejet-là, ils ne l’imaginaient pas lorsqu’ils ont quitté leur
pays : « Jamais je ne conseillerais à quelqu’un de ma famille de
faire ce que j’ai fait. »
(…) À l’arrêt de bus, je converse un
temps avec un père de famille originaire de Gambie. Il est ici depuis près d’un
an, avec femme et enfants. « Ici les gens sont gentils. Ici personne ne
te frappe, personne ne te vole », répète-t-il avec un air d’une
infinie tristesse. Il n’a pas de travail, lui non plus.
(…) Les hommes seuls sont confinés dans la
ville basse et ils n’ont pas plus de tendresse pour le lieu que les deux jeunes
rencontrés à mon arrivée. « Pour faire du stop, tu as la peau assez
claire. Mais nous, personne ne nous prend. Sauf les femmes. Les hommes ici sont
racistes, mais pas avec les femmes, étrangement. » Tous se plaignent
de l’absence de perspectives. Même les rares travaux saisonniers ne
s’obtiennent que par le bouche à oreille.
(…) Avant de quitter le village, je rencontre
devant l’antenne municipale de Riace Marina deux employées de mairie qui
militent pour l’opposition. Elles accusent le maire de faire du clientélisme,
et de donner du travail aux amis, à la famille. Je leur fais remarquer qu’elles
n’ont pas l’air d’avoir perdu le leur. « Regardez-les, ces Africains,
ils passent leur journée ici, ils ne font rien. Ils font leurs affaires, nous
les nôtres, on ne vit pas ensemble. » Leur candidat, me disent-elles,
arrêtera toute aide aux migrants dès qu’il sera élu. »
Complément : lors des élections de 2014, la
liste du maire a obtenu 613 voix, contre 512 à l’opposition municipale, ce qui
ne mettait les racistes qu’à 45.5 %, et non 75 %,.. Prochain rendez-vous en 2019.
« …que pensez vous de ces
mafias calabraises qui sont allé jusqu’à tuer le chien du maire, en
l’empoisonnant, »
Que la ‘Ndrangheta - c’est le nom de la « mafia calabraise » - a sacrément baissé et que
ses concurrentes – mafia, camorra et Sacra Corona Unità – doivent drôlement se
poiler. A moins que, derrière l’hostilité de façade, la criminalité organisée
ne trouve son compte dans la présence de cette exotique invasion…
« vous confirmez ce que j’ai écris dans l’article... »
Pas pour les chiffres, en tout cas. Selon le site de l’Istat (Istituto nazionale di statistica), la population de Riace n’a jamais atteint 2’500 habitants, et elle n’a jamais été inférieure à 1’600 habitants.
Proclamer la France terre d’asile, sans avoir
consulté tou/te)s ses citoyen(ne)s par référendum, ressortit à la scandaleuse appropriation
d’un pays entier, par une tapageuse minorité de copropriétaires lambda
qui, étrangers déduits, ne peuvent, symboliquement, prétendre, chacun, qu’à la
disposition d’un cinquante-cinq millionième de la superficie du territoire
national.
Alors, voilà, Cabanel, au maximum, t’en
prends autant que tu peux dans ta cagna, sous-sol, combles et jardin inclus, ensuite
de quoi, tu fous la paix au reste de la copropriété sur lequel tu n’as pas le
moindre droit, la moindre priorité et la moindre autorité.
Je t’en foutrai de la terre d’asile, moi !
D’asile psychiatrique !
"S’il faut remercier les
journalistes pour ce travail d’investigation qui fait honneur à leur
métier."
On se souviendra de la méthode des
« héros » du Watergate. Elle consistait à passer son temps, le cul dans
un fauteuil Chesterfield, un Romeo y Julieta entre l’index
et le majeur de la main gauche, et un verre de Highland Park 25 years dans la main droite, à attendre qu’un certain William Mark Felt leur
téléphone, pour se venger d’un refus de promotion ...
Il n’y a pas besoin d’être un adepte du conspirationnisme pour comprendre
que derrière tous les scandales de quelque importance reposant sur la
dénonciation, de l’affaire Festina au Panama Papers, en passant par Cahuzac et
cent autres de moindre retentissement, il y a un fournisseur d’informations travaillant pour son propre compte ou pour celui d’un commanditaire.
Alors, le journaliste d’investigation, virtuose du rossignol, du passe partout
et du chalumeau oxhydrique, captain Kidd du web, champion de l’escalade
urbaine, forçant tiroirs et dépucelant coffios, sur la base des informations
recueillies par des micros directionnels braqués sur la table à dessous, à part
quelques jobards, plus personne n’y croit.