C’est aussi stupide que de dire que c’est l’U.E. qui a assuré la paix (en minuscules) en Europe. Ce qui a assuré la paix en Europe, c’est l’équilibre de la terreur, et il n’a rien pu faire, l’équilibre de la terreur, pour la Pologne et la Hongrie en 1956, ni pour la Tchécoslovaquie en 1968.
« ... et permis la DÉCOLONISATION... »
... avant de laisser les décolonisés croupir dans l’indépendance (Sékou Touré, Mengistu, Ratsiraka, Samora Machel et Dos Santos inclus) .Admirable bilan, il n’y a pas à dire.
P.S. - Vous ne croyez pas que le mieux serait d’arrêter de vous enfoncer ?
« L’ URSS n’ a jamais traité les pays de sa sphère d’ influence comme colonies, d’ un point de vue économique. mais tout le contraire. »
Ça me rappelle une blague qui circulait à Prague, à l^époque de Krouchtchev... Ou de Brejnev, ce n’est pas très important.
Le Premier secrétaire du CC du PCUS .- les initiés comprendront -, visite un pays africain. Il rencontre naturellement le président de là-bas, et lui demande ce qu’il souhaiterait obtenir :
- Vous savez, Monsieur le Premier secrétaire, que notre pays n’est pas bien riche, et si nous pouvions avoir 1’000 tracteurs agricoles...
L’autre, jovial, ne le laisse même pas terminer :
- Mais, il n’y a aucun problème, aucun...
Encouragé par cette réaction, l’Africain pousse le bouchon un peu plus loin :
- Maintenant, c’est sûr que si nous pouvions en recevoir 10’000...
- Il n’y a qu’à demander, les liens d’indéfectible amitié unissant nos deux peuples valent bien ça...
- Dans ce cas..., si j’osais, Monsieur le secrétaire général...
- Allez-y, allez-y, mon ami. Pas de chichis entre nous ! Lâchez-vous !
- Et bien voilà avec 100’000 tracteurs agricoles, mon pays sortirait définitivement du sous-développement.
- Topez-là, camarade, c’est comme si vous les aviez déjà...
Et se tournant vers le plus proche des gens de sa suite, le secrétaire général murmure dans un sourire :
Vous avez oublié un élément capital, Sourcessure, à savoir la « démoralisation », voire l’« agnosticisme » d’une nouvelle génération de dirigeants qui ne croyaient plus assez au régime et à ses « dogmes » pour estimer qu’il valait la peine de tirer dans le tas pour tenter de le sauver.
« Ton post est
défaitiste et même amusant car si « Une
campagne, fut-elle d’information, c’est fait pour gagner, donc pas
forcément pour dire la vérité… »
Mon post n’est pas défaitiste, il n’est pas amusant non plus : il
est intégralement lucide.
« …ça s’applique donc aussi
aux campagnes de ton idole du FN. »
A ceci près que je n’ai pas d’idole. Mais du point de vue de la
nécessité de gagner, le Front national est à la même enseigne que tous les
partis politiques, du Front national au plus à gauche des groupuscules
d’extrême gauche. Ça fait partie de la cuisine ordinaire.
Ce qui détermine mes préférences pour un parti, c’est sa ligne politique
générale, et rien d’autre.
Pour moi, un parti qui, dans n’importe quel pays, se bat,
notamment :
— pour la récupération de la
souveraineté nationale,
— contre la transformation de l’Europe occidentale en crapoteuse
succursale du tiers monde,
— pour la primauté des natifs sur le territoire qu’ils ont reçu en
héritage de leurs ancêtres,
— contre la mondialisation sous hégémonie américaine,
— pour l’instauration d’une démocratie directe, sans restriction pour
tout ce qui touche aux institutions et aux choix de société,
…incarne un tout non négociable, que ce soit en bloc ou en détail,
auquel j’adhère intégralement.
En France, un seul parti, le Front national, remplit l’ensemble de ces
conditions, plus quelques autres qu’il superflu d’énumérer, puisque chacun déjà
des points cités suffit déjà à éliminer l’un ou l’autre de ses adversaires.
Le reste ressortit à l’intendance et, sur ce plan, les seuls qui
pourraient faire pire que l’UMPS, ce sont les adeptes de la fumisterie
collectiviste.
« Ce qui veut
dire pour toi qu’adopter les d’idées de ses campagnes c’est se faire
rouler dans la farine. et ça a l’air de te plaire. »
Ca, c’est le lot de tous ceux qui lient leur destin politique à celui
d’un parti. C’est pas que ça me plaise, mais je n’en souffre pas plus que les
électeurs de l’UMPS, des centristes, de Mélenchon, du NPA, de Lutte ouvrière ou
du parti de la France (Carl Lang).
« Un peuple
adulte et responsable écoute aussi les spécialistes… »
Avec d’autant plus d’attention et de déférence que, chacun le sait, ils
sont innombrables les thèmes et domaines sur lesquels les
« spécialistes » font preuve d’une unanimité sans faille, tant sur
les causes des problèmes que sur les remèdes à leur appliquer J)
« …analyses les
éléments incontestables, trie les informations qui sont pléthore et se forge
son opinion. »
Oui, mais pour forger son opinion, il faut obligatoirement hiérarchiser
les éléments incontestables et les pléthoriques informations, ce qui fait qu’à
partir des mêmes bases, on peut aboutir à des prises de position diamétralement
opposées.
« J’ai aussi confiance dans
l’intelligence du peuple qui peut se passer des injonctions des sachants pour
décider de son sort… »
Pour ma part, si j’estime que le peuple a toujours
raison, puisque telle est la loi de la démocratie, je ne crois pas une seule
seconde à son intelligence. C’est facile de le trouver intelligent quand il
vote contre le Traité constitutionnel européen, mais à condition de le trouver
également intelligent quand, comme en Suisse, il interdit la construction de
minarets. Autrement, c’est de l’opportunisme à deux balles.
En réalité, il n’y a pas d’intelligence du
peuple. Mais, pour rétablir un équilibre, il n’y a pas davantage d’intelligence
des « sachants », des spécialistes et des experts. Une assemblée de
crétins congénitaux peut prendre des décisions plus pertinentes qu’une
assemblée d’énarques, de polytechniciens et de normaliens.
Et pourquoi cela ? Parce que les deux
assemblées « parient » sur un avenir dont elles ne savent rien et
parce que c’est aux conséquences proches ou lointaines, qu’on peut juger de la
pertinence ou de la non-pertinence de la décision. Et encore pas toujours,
puisqu’on ne peut que spéculer sur les conséquences que la décision a évitées.
C’est ainsi que vu de 2016, on a le droit d’éprouver du soulagement en se disant qu’avec la victoire de l’Algérie
française, on en serait à une France de 100’000’000 millions d’habitants, dont
40’000’000 d’Arabes et de Berbères, et que, de ce fait, il est possible qu’on
revienne de loin, de très loin. Ce qui, évidemment, n’exonère pas De Gaulle de
la façon abjecte avec laquelle il a traité les Pieds-Noirs et les
Franco-Algériens fidèles à la France.
« ...en fait les représentants des Lumières auraient du demander à Césarcastique ce qu’il y avait lieu de faire comme çà aujourdhui on est sûr que tout irait mieux !!!! »
C’est pas comme ça que ça fonctionne, mon pote. A l’époque des « Lumières », on jugeait de leurs théories dans l’optique de leurs intentions ; aujourd’hui, on dissèque ces mêmes théories sous l’éclairage de leurs résultats.
Les Lumières pensaient sincèrement oeuvrer à l’édification d’un monde meilleur, dans lequel l’homme serait plus libre et plus heureux. Tout au plus aurait-on pu leur direqu’ils baignaient en pleine utopie et que les choses ne se dérouleraient jamais comme ils les avaient imaginées.
Ils ne l’auraient pas cru, ils auraient persévérer comme devant, et les choses se seraient passées exactement de la manière dont elles ne pouvaient pas ne pas se passer pour nous amener au point où nous en sommes aujourd’hui.
Dire que « les représentants des Lumières auraient dû demander à Césarcastique ce qu’il y avait lieu de faire... » est à peu près aussi stupide que d’observer qu’il aurait fallu tuer le père de Hitler en juillet 1888...