" ..d’être
au 18 et 19ème siècle administrateur d’un état créé en 1929 !!!! "
L’anachronisme, parce que
c’en est un, vient du fait de nommer « Vatican », les Etats pontificaux (752-1870), dont le pape était le souverain temporel, qui comprenaient, en gros, le Latium, la Romagne, l’Ombrie, les Marches, et une
partie de la Campanie.
Par la suite, il fallut
attendre 1929 pour que Mussolini, en signant les Accords du Latran, reconnaisse
l’existence d’un Etat du Vatican. Pour la petite histoire, on notera que la
Villa Torlonia fut la résidence d’Etat du même Mussolini, après qu’en 1925, Giovanni
Torlonia junior lui en ait proposé la location pour la somme symbolique d’une
lire.
"On comprend alors très vite
pourquoi il a fallu faire de Staline un monstre, et de l’URSS une horreur : le grand capital a eu
la pire frousse de toute son histoire."
Cette explication ne
tient aucun compte d’une réalité bien antérieure à Staline, au stalinisme et à
ses atrocités : du moment qu’Henry Ford a pensé, dans les années 1910, que les
ouvriers devaient pouvoir se payer une bagnole, il fallait bien verser des salaires
en conséquence.
C’est à
rapprocher de ce qu’écrivait Elysée Reclus, une quinzaine d’années plus tôt, à
propos de la condition d’un prolétaire, qui consacrait la moitié de ses revenus
à l’alimentation :
« Les
conditions mêmes de la vie nous dictent le voeu capital. Les cris, les lamentations
qui sortent des huttes de la campagne, des caves,
des soupentes, desmansardes de la ville, nous le répètent
incessamment : « Il faut du pain ! »Toute autre considération
est primée par cette collective expression du besoin primordial de tous les
êtres vivants. L’existence même étant impossiblesi
l’instinct de la nourriture n’est pas assouvi, il faut le satisfaire à tout prix et le satisfaire pour tous, car la
société ne se divise point en deux parts, dont l’une resterait sans droits à la
vie. « Il faut du pain ! »… » Elysée Reclus,« L’évolution,
la révolution et l’idéal anarchique » (1897)
« Nourrir les nécessiteux à coups de foie gras et de viennoiseries frise l’indécence. »
Le choix est entre « nourrir » et « jeter ».
Pour ce qui est des responsables des magasins, je doute qu’ils fassent exprès de se surapprovisionner dans les limites de la péremption Comme je peux voir les choses, ils tentent d’anticiper le comportement des consommateurs pour éviter la rupture de stock momentanée, qui incite le client à aller voir ailleurs...
Et si le consommateur modifie par trop son comportement d’achats par rapport à la précédente période de référence, et bien les invendus s’accumulent... Ce qui, s’ils sont à la fois trop fréquents et trop importants, ne doit pas être très apprécié par la direction générale de la chaîne.
Il me semble que le problème - aggravé aussi par les gaspillages des consommateurs, ne les oublions pas - est suffisamment complexe pour éviter de nous énerver à son propos.