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César Castique

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  • César Castique César Castique 22 mars 2016 10:03

    « On peut se demander pourquoi l’Algérie n’a pas connu un destin semblable à celui de l’Afrique du Sud, un pays de structure coloniale où une minorité blanche dominait une majorité noire dont elle voulait vivre séparée et qui a fini par évoluer vers un état démocratique ou blancs et noirs ont enfin réussi à cohabiter tant bien que mal mais sans s’affronter violemment. »


    D’abord, c’est loin d’être terminé dans la mesure où l’immense majorité des Noirs n’a obtenu, de la fin de l’apartheid, qu’un illusoire bulletin de vote et le droit de se mêler aux Blancs dans les lieux et transports publics, et ensuite Mandela a eu l’intelligence d’admettre, in petto, que sans les Blancs pour faire tourner la boutique industriellement et économiquement, la gabegie précéderait la débâcle. 

    C’est ainsi que l’Afrique du Sud a échappé au destin de la Rhodésie, rebaptisé Zimbabwé.


  • César Castique César Castique 22 mars 2016 00:26

    @Pere Plexe

    « ... en creux la peur du désordre... »


    Pas du tout*. La question est, une fois l’« égalité absolue » établie, qui se chargera de protéger les chanceux contre les tentatives de mutilations, par lesquelles les poissards, les ratés, les avortons, les paumés, les cocus, s’efforceront de rétablir une forme d’équilibre ? 


    Moi, j’ai ce qu’il faut : une carabine à lunette cal. 7.62 NATO pour ceux qu’on voit venir de loin, et un pistolet cal. 9 mm parabellum pour le bout portant, mais tout le monde n’est pas équipé pour affronter le Paradis futur.


    * C’est souvent que tu comprends de travers... smiley 


  • César Castique César Castique 21 mars 2016 12:58

    « Dans un monde où les femmes sont aussi instruites que les hommes et ont les mêmes droits civiques, où tous les humains peu à peu gagnent accès à l’instruction et aux droits civiques, où les droits des enfants sont revendiqués, l’Église n’a plus lieu d’être, perd chaque jour un peu plus son lieu d’être. »


    C’est sans doute vrai, mais on se demande qui mettra de l’ordre dans le bordel qui résultera de cette frénésie d’égalité, dont le principal effet sera de multiplier les frustrés ayant des raisons, réelles ou imaginaires, de se sentir moins égaux que les autres...


  • César Castique César Castique 21 mars 2016 11:01

    @M de Sourcessure

    « ...on est conservateur ou réactionnaire ? »


    Ni l’un ni l’autre, on est lucide ! Le progressisme est un chimère singulièrement aggravée par son mélanome scientisme, et le progressiste est un chimérique qui, non content de se vautrer dans des coquecigrues principalement développées par les « Lumières », se permet, par surcroît, de prendre de haut ceux qui ne marchent pas dans ses fumisteries. 

    Tout repose, à la base, sur l’invention d’un homme, aspirant par-dessus tout à la liberté, qu’il faut émanciper en le soustrayant à l’obscurantisme et qui, dès le lendemain, mettra toute sa raison, et rien que sa raison, au service de l’édification d’un monde de paix, de beauté, de fraternité et de solidarité, qui n’a jamais existé et qui n’existera jamais.

    Si la société idéale avait vocation à exister, la tripartition indo-européenne l’aurait atteinte, dans la complémentarité des trois ordres : ceux qui prient, ceux qui font la guerre et ceux qui travaillent. Aujourd’hui, le monde, loin de se rapprocher de ce modèle théoriquement idéal, s’en éloigne de plus en plus, au profit d’un quatrième « ordre » parasite des trois autres : ceux qui font du fric avec le fric.


  • César Castique César Castique 18 mars 2016 12:00

    « Si, à l’occasion de ses 70 ans (le 18 mars 2006), Nelson Mandela lui rendit un vibrant hommage, reconnaissant que son action visant à négocier un nouveau pacte constitutionnel avec toute la population a évité la guerre civile en Afrique du Sud... »


    Jusqu’à présent. Parce que mise à part l’émergence d’une bourgeoisie de couleur aussi corrompue et accapareuse que dans le reste de l’Afrique, les Noirs d’Afrique du Sud croupissent dans la même gadoue qu’au temps de l’apartheid qui, abstraction faite du bulletin de vote, n’a débouché sur aucune des promesses que recelait, croyaient-ils, le changement de régime.

    Le mécontentement gronde et, attendant des actions plus radicales, les townshipés se font la main - au sens propre de l’expression - sur les immigrés qui, ici comme partout dans le monde, sont globalement mal vus.
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