dans l’affligeante cérémonie d’auto flagornerie du petit monde artistique engagé de Cannes, ce film ne doit sa palme d’or que parce que la présidente du jury a décidé d’un renvoi d’ascenseur. Avec un peu de chance, la palme fera, plus que le film en lui même, fuir le public potentiel qui sait se méfier de ce genre de thèse pénible assénée des heures durant et il pourra donc rejoindre le merveilleux monde des flops cinématographiques grotesques.
le constat est simple : les oeuvres d’art ont été sauvegardées par des équipes européennes, avec des moyens européens. Elles sont accessibles à plus de monde parce que la France est la première destination touristique mondiale. A l’époque où les fouilles ont été faites, c’est uniquement l’intérêt pour l’art de certains européens qui a permis aux autochtones de s’intéresser à leur passé et de sauver des oeuvres(les egyptiens, devenus musulmans n’en avaient plus rien à foutre de leurs pyramides et n’ont pas attendu les européens pour les piller). C’est le regard de l’homme occidental qui donne de la valeur à ces choses là. Il va donc de soit que ces oeuvres doivent rester là où elles seront protégées, admirées et où elles pourront instruire l’humanité. Elles n’appartiennent plus à un vague territoire cadastrale d’une époque mais au monde entier.
Personnellement leurs totems en bois à la con, ils peuvent se les récupérer mais on sait très bien qu’aucun de ces pays prompt à gueuler sur le néocolonialisme n’a les moyens, les compétences ou même le public pour faire des collections nationales dignes de ce nom !
C’est plutôt un honneur pour tous ces biens pillés d’être exposés au Louvre plutot que dans une cahute dans la brousse, qu’on échangera contre trois kilos de tapioca ou un coupe coupe en prévision de la prochaine guerre inter ethnique.